17 anciens ambassadeurs de France appellent le président Sarkozy « à prendre une initiative » pour une paix au Proche-Orient

17 anciens ambassadeurs de France appellent le président Sarkozy « à prendre une initiative » pour une paix au Proche-Orient

photo_1264580216687-3-0.jpgDix sept anciens ambassadeurs de France ont appelé le président français Nicolas Sarkozy à « prendre une initiative » pour trouver une solution au conflit israélo-palestinien et « revenir au droit international, qui seul peut fonder la paix et un ordre durable ».

« Le recours à une résolution contraignante du Conseil de sécurité de l’ONU paraît nécessaire. Cette résolution tracerait le cadre et les objectifs de l’ultime négociation à mener entre les parties sous le contrôle d’une conférence internationale qui veillerait à la mise en œuvre dans des délais déterminés de l’accord à intervenir et des garanties nécessaires.

Le Quartette devrait jouer un rôle majeur dans le suivi de cette prescription internationale », ont estimé ces diplomates, dans une lettre ouverte au président Sarkozy, publiée par le journal Le Monde dans son édition datée du mardi.

Les diplomates ont considéré que « la France, membre du Conseil de sécurité serait la mieux placée pour présenter une telle résolution d’inspiration européenne » car,  » sa politique au Proche-Orient a toujours visé à assurer la sécurité d’Israël et la reconnaissance des droits du peuple palestinien », tout en considérant qu’ « une telle initiative serait conforme à la ligne suivie par les présidents successifs de la Ve République ».

Les signataires de la lettre ouverte, tout en soulignant l’impasse politique du conflit, ont estimé que « les chances de paix sont réelles » en dépit « des graves conséquences d’une situation qui perdure depuis plus de quarante années d’occupation (le mur, les colonies, les spoliations, l’occupation de (el Qods) Jérusalem) », Ces diplomates ont également indiqué qu’ » il est particulièrement urgent de mettre un terme à l’enfermement dans la bande de Gaza d’une population d’un million et demi de personnes en violation du droit humanitaire international, situation à laquelle il serait possible de remédier par l’envoi de casques bleus aux accès à ce territoire ».