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10 cargaisons par an : Découvrez le nouveau client asiatique du GNL algérien

10 cargaisons par an : Découvrez le nouveau client asiatique du GNL algérien
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Le Bangladesh ambitionne de conclure un accord avec l’Algérie pour l’importation de 10 cargaisons de gaz naturel liquéfié (GNL) par an. Cette démarche s’inscrit dans le cadre des efforts de Dacca pour diversifier ses sources d’approvisionnement énergétique, a rapporté la plateforme spécialisée Attaqa.

Selon des sources informées citées par le média, la partie bangladaise a exprimé un intérêt marqué pour l’obtention de ces cargaisons annuelles de GNL algérien dans le cadre d’un contrat à court terme. Les négociations se poursuivent concernant les prix, les calendriers de livraison et les conditions d’approvisionnement.

En contrepartie, l’Algérie évalue la faisabilité d’acheminer du GNL hors de ses marchés européens traditionnels, au vu des tarifs proposés par le Bangladesh. Les discussions doivent se poursuivre afin d’arrêter les modalités commerciales et logistiques d’un éventuel accord.

Pourquoi le Bangladesh se tourne vers Sonatrach ?

Cette initiative intervient alors que le Bangladesh cherche des alternatives à ses fournisseurs traditionnels de GNL, après l’interruption de ses importations en provenance du Qatar en raison du conflit iranien. Cette situation a contraint le gouvernement bangladais à intensifier ses contacts avec d’autres producteurs pour sécuriser les besoins de son marché intérieur.

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Pour l’Algérie, ce projet constitue une opportunité d’explorer un nouveau marché asiatique, alors que ses exportations de GNL restent massivement concentrées vers l’Europe.

Selon les mêmes sources, cette transaction potentielle offrirait à la compagnie nationale Sonatrach une ouverture vers des clients situés en dehors de son périmètre habituel.

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Aucun dénouement n’est toutefois attendu avant la fin de l’année 2026. Les parties doivent finaliser l’évaluation de la rentabilité économique, des coûts de transport maritime et des marges tarifaires, en plus de fixer les volumes définitifs et les mécanismes de livraison.

Les discussions entre Alger et Dacca remontent au 10 septembre 2026, date à laquelle le ministre algérien des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, s’est entretenu par visioconférence avec le ministre bangladais de l’Énergie et des Ressources minérales, Iqbal Hasan Mahmud.

Cap sur l’Asie : Une opportunité stratégique pour diversifier les exportations algériennes de GNL

Cette réunion s’est déroulée en présence du PDG du groupe Sonatrach, Noureddine Daoudi, de l’ambassadeur du Bangladesh en Algérie, ainsi que des dirigeants des sociétés Petrobangla et Bangladesh Petroleum Corporation.

Outre le GNL, les deux parties ont examiné les opportunités de partenariat entre Sonatrach et les entreprises bangladaises pour répondre à la demande énergétique croissante, sécuriser l’approvisionnement en gaz, et développer la coopération dans le gaz de pétrole liquéfié (GPL) ainsi que les infrastructures associées.

À travers ces démarches, Dacca vise à renforcer sa sécurité énergétique. De son côté, l’Algérie cherche à élargir ses débouchés à l’exportation.

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L’Europe demeure néanmoins le principal marché du GNL algérien : cinq pays européens ont absorbé plus de 90 % des cargaisons au cours du premier semestre 2026, tandis que les exportations algériennes vers d’autres régions ont atteint environ 0,44 million de tonnes.

AA

Amina Aouadi

Journaliste – Analyse, économie et société

Amina Aouadi est journaliste au sein de la rédaction d'Algerie360, spécialisée dans les analyses de l'actualité économique et les grands sujets de société.

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