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Lundi 20 janvier à 8:19
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ESS : Le rôle de Saâdane intrigue

ESS : Le rôle de Saâdane intrigue

La question qui se pose avec acuité du côté de Sétif est le rôle qui est dévolu avec exactitude à Rabah Saâdane, le directeur technique et l’entraineur Kheireddine Madoui. Pour le moment, le flou est total. L’ex-entraîneur national est en train de mettre en place un projet qui vise le long terme, laissant Madoui se dépêtrer avec le quotidien et tout ce que cela entraîne comme contrainte, pression et tension inhérentes à l’obligation de résultat.
Il n’a pas assisté au match contre le CRBAF
Il est vrai que la direction du club a autorisé Rabah Saâdane à ne pas assister au match joué samedi passé contre le CRBAF, mais est ce que tout cela est raisonnable ? Le directeur technique de l’Entente avait mis les choses aux clair dès le lendemain de son installation : «C’est moi le patron, et personne d’autre», a-t-il déclaré dans ces mêmes colonnes. Un patron se doit d’être aux côtés de ses joueurs surtout quand ces derniers ont été voués aux gémonies d’un certain nombre de supporters, ce qui a tôt fait de leur faire avoir le moral dans les chaussettes. En plus de cela, Saâdane s’est contenté de quelques rares apparitions au stade lors des séances d’entraînement qui ont précédé le match contre le CRBAF… Bizarre autant qu’étrange !

Il s’en est pris à une partie du public après le but de Tiaïba
Hammar s’explique
Juste après le but inscrit par Tiaïba à la 80’, Hammar s’est dirigé vers une partie de la tribune pour haranguer un groupe de supporters. Il a tenu à préciser qu’il ne faisait aucun amalgame. Il dira que les vrais supporters du club ont droit à son respect le plus total, ce qui n’est pas le cas de ceux qui n’ont qu’un seul but qui est de voir l’Entente connaître l’échec. Il faut dire que depuis le début de la seconde mi-temps et alors que ses joueurs ne réussissaient pas à ouvrir le score, le président sétifien a été la cible d’insultes et de quolibets.

Elle a battu difficilement la lanterne rouge…
L’ESS peut-elle prétendre au titre ?

En ce tout début de phase retour, il est légitime de poser la question : l’ESS est-elle en mesure de conserver son titre de champion ? Avant de proposer une réponse, il est utile de se rappeler que ce n’est pas le genre de question que l’on se serait posé en novembre, soit avant la formidable ascension au classement, du club des hauts plateaux. Donc, nous en sommes là. A un peu plus de la moitié de la saison, l’ESS est en seconde position. L’équipe de Sétif a certes battu laborieusement le CRBAF, mais c’est quand même une victoire.

Une équipe new-look
Mieux, cette équipe new-look donne le sentiment de ne pas être encore parvenue au sommet de son potentiel, bien au contraire. Ferrahi, Ziti et Gourmi, pour ne citer que ceux-là, donnent l’impression à ceux qui les observent d’une lente et progressive montée en puissance. Qui niera que ce sont là les champions de demain, l’avenir de l’ESS et du football national. Madoui a fait de tout ce petit monde un ensemble cohérent et surtout conquérant avec une précision et une minutie sans pareille.

Que ce fut laborieux !
Ce n’est pas que l’équipe de Sétif ne mérite pas la place qu’elle occupe actuellement, mais au regard de son début de semaine difficile et de tous les problèmes qu’elle a eu à gérer, ce n’était pas du tout évident. Pourtant, la formation d’Aïn Fouara est bien campée à sa deuxième place, et en plus, elle a les ressources pour réussir une phase retour fulgurante.
C’est compliqué, sans le nerf de la guerre
Les dirigeants n’ont pas manqué de rappeler l’importance de rester sur cette dynamique. «Les joueurs doivent maintenir cet état d’esprit. Il ne faut pas verser dans l’euphorie, sous peine de se fixer des objectifs qu’on ne pourra pas atteindre. Il est très important d’éviter toute pression inutile. L’équipe est sur une courbe ascendante et c’est important de rester sur cette dynamique», a dit un dirigeant de l’ESS qui ne cache pas certaines appréhensions, en raison de la persistance de la crise. «Il n’est pas facile de gérer le club dans ces conditions. L’Entente a besoin de fonds. Sans le nerf de la guerre, il nous sera difficile de maintenir le cap», ajoutera-t-il.
Le comportement des joueurs est exemplaire
Par souci d’honnêteté, il faut reconnaître que les joueurs sétifiens ont eu un comportement exemplaire. Ils continuent à se donner à fond et cela malgré le fait qu’ils n’ont pas perçu de salaires depuis plusieurs mois. C’est vraiment une marque d’engagement que l’on doit saluer.Certains supporters l’ont compris en applaudissant longuement les joueurs après le coup de sifflet final samedi passé.
Cela va-t-il durer ?
Seulement, la direction du club se doit de faire bouger les choses. Les dirigeants ont fait la promesse solennelle de régulariser les joueurs d’ici peu. Si cela ne se fait pas, très bientôt les premiers signes d’impatience commenceront à apparaître. Il faudra donc réagir dans les meilleurs délais, si l’on veut préserver cette dynamique des bons résultats.
Il faut dire que l’état d’esprit n’est pas du tout le même que celui des années précédentes. Cela réjouit Hammar et les membres du staff tous heureux de pouvoir compter sur des joueurs dont l’état d’esprit est irréprochable et avec une excellente moralité.

Boukria : «Une victoire qui a fait le plus grand bien à tout le monde»
C’est après avoir hésité un bon moment que Boukria a accepté de répondre à nos questions. Il nous dira que la victoire acquise samedi passé a fait le plus grand bien à tout le monde. D’un autre côté, il a qualifié la période traversée dernièrement par son équipe de harassante. Pour ce qui est de la place occupée au classement, l’enfant de Boufarik précisera que son équipe a les moyens de réussir un parcours exceptionnel lors de la fin de la phase retour.
Avant toute chose, quelles sont les nouvelles ?
Elles sont excellentes car la victoire acquise samedi passé contre une bonne équipe du CRBAF nous a fait le plus grand bien et elle nous a permis de reprendre confiance. Les choses vont très bien pour moi car je ne suis pas loin du top sur le plan physique.
Avec du recul, comment expliquez-vous le fait que vous n’avez trouvé la faille qu’à une dizaine de minutes de la fin du match?
Nous savions que la tâche allait être très compliquée contre une équipe qui joue sa survie. Nous ne nous sommes pas découragés et nous avons fourni des efforts. Personnellement, j’étais persuadé que la victoire ne pouvait pas nous échapper.
Peut-on dire que ce succès va permettre au club de sortir de la crise dans laquelle il se trouve depuis le match perdu contre l’USMA?
Je ne suis pas d’accord avec vous. Il n’y a aucune crise. Il est vrai qu’il y a eu des remous après la défaite dont vous parlez et cela est une situation normale dans un club de football.
Votre prochain adversaire en Coupe d’Algérie n’est autre que le CSC. Un match difficile, n’est-ce pas ?
Avant toute chose, c’est un match qui donne droit à une place aux quarts de finale de la Coupe d’Algérie. Ce sera compliqué face à une équipe qui ne lâche rien de la première à la dernière minute. Pour nous, il y a obligation de résultat car la coupe est une épreuve particulièrement appréciée par nos supporters. J’espère que cela va bien se passer pour nous. Un bon résultat nous permettra d’attaquer ce qui reste de la phase retour avec sérénité.
Etes-vous satisfait de votre prestation?
Ecoutez, j’ai un devoir à remplir avec mon club et je ne pense qu’à cela. Il y a des challenges formidables à relever et c’est ce qui occupe mes pensées. Maintenant, une fois sur le terrain, je m’efforce de faire mon travail comme il se doit. C’est aux autres de me juger.
Qu’avez-vous à ajouter ?
Je veux seulement dire à nos supporters que l’ESS effectuera une fin de championnat de grande qualité. Il est nécessaire pour cela qu’il y ait une symbiose entre nous et notre public.

Ce sont des semaines très belles… quand on gagne
Le titre de champion n’est qu’un lointain souvenir pour certains, un doux rêve pour d’autres. En cette fin de semaine pourtant, l’ESS retrouve l’ambiance des grands rendez-vous. Ce samedi au stade du 8-Mai, l’équipe des Hauts-Plateaux reçoit son homologue du CSC pour le compte de la Coupe d’Algérie.

Les supporters en salivent déjà et l’un d’eux nous dira : «Ce sont des semaines très belles… quand on gagne.»
Le plus important est de faire le plein de confiance Pour le moment, l’ESS joue sur tous les fronts et cela lui va bien. «On ne choisit pas, répète le coach adjoint Madoui. L’objectif est d’avoir les meilleurs résultats dans toutes les compétitions et on verra où ça nous mène. Le plus important est de faire le plein de confiance.» Balayant les inquiétudes sur la fraîcheur de son groupe, l’entraîneur sétifien assure que ses joueurs sont en pleine forme : «Physiquement, on est costauds, mentalement on est très bien. Maintenant, il faut réussir à gagner les matchs quelle que soit la compétition.»

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