Rallye / Challenge «Sahari» 2016 : Les dunes de tous les défis et une solidarité à toute épreuve

dimanche 6 novembre 2016 à 23:51
Source de l'article : Reporters.dz

es dunes à perte de vue et des chemins caillouteux comme terrain de jeu… C’est ce qu’ont vécu les concurrents du Challenge Sahari International lors des deuxième et troisième étapes.

Pour sa 2e étape, la course s’est effectuée en boucle à travers Hassi Messaoud sur une distance totale de 245 km. 25 véhicules, 34 motos et 2 camions ont pris le départ de la course. La mer de sable et les routes rocailleuses étaient le point de rendez-vous pour ces derniers, venus des quatre coins d’Algérie et même au-delà des frontières.

Mercredi matin, après avoir passé les vérifications techniques pointues, pris un petit casse-croûte sur le pouce entre deux poses d’autocollants, voilà que commence le défilé d’engins. Il est à peine 8h du matin lorsque les premiers pilotes prennent la route des «dunes». Comme à l’accoutumé, les « bikers » étaient les premiers à s’élancer dans ce raid. Au menu de cette journée, des dunes, des dunes et encore des dunes.

La course s’est déroulée, en effet, dans un décor dominé par un jaune doré. Les compétiteurs, notamment étrangers, étaient impressionnés par le tableau féerique de Hassi Messaoud et sa proche région. Pour le duo Bedin Gianpaolo et Richierdi Fabrizio, conduisant un Buggy de marque Audi, soulignent que c’est « un rallye extraordinaire» et le qualifient comme « le plus convivial des rallyes qu’ils ont eu à assister ».

Premières dunes… Premiers «tankées»

Il faut dire que les compétiteurs se sont lancés sur un parcours relativement difficile. Il n’aura fallu que quelques minutes à de nombreux pilotes pour s’enliser dans le sable des dunes de Hassi Messaoud. Certains, voulant faire une coupe risquée pour gagner des kilomètres, se font prendre au piège du sable. Ou, tentant de gravir une dune, la majorité des « drivers » de l’extrême se sont retrouvés bloqués sur un massif. Dans le meilleur des cas, une pelle et un râteau suffisent à l’en sortir.

Mais, pour certains, pour ne pas dire la majorité, ils ont dû faire appel à d’autres concurrents, pour se faire remorquer. Même le staff « presse » a été sollicité par les pilotes. Mais, il faut dire que dans les dunes, la solidarité était de mise. Même si on est en compétition, dans les dunes, il y a beaucoup d’entraide, confie Ahmed, un pilote algérien, indiquant qu’« on s’est arrêté à plusieurs reprises pour donner un coup de main». Pour la totalité des conducteurs rompus, le parcours n’était pas facile.

« Gravir sans prendre une certaine précaution risque de provoquer des incidents », indique un participant français. Poursuivant, il indique qu’«en plus du sablage, la plupart des pilotes ne savaient pas prendre ces dunes, vu qu’on ne voit pas ce qu’il y a derrière. On ne sait jamais, s’il y a un petit plateau ou si ça redescend à pic». Cependant, pour certains, ce petit désagrément était une expérience sensationnelle comme ironise Mutti Marino, un conducteur d’un tout-terrain de marque Mercedes, en soulignant que «j’ai adoré marcher dans les dunes, même si je me suis enlisé et j’ai pris la pelle !».

Mais, pour lui, ce fut «le grand huit en voiture» malgré sa dureté. Il faut dire que ce rallye n’avait rien d’un parcours de santé, surtout dans ce bac à sable géant, mais les pilotes le savaient bien. La réussite de cette étape dépendait en grande partie de l’endurance, de la persévérance et de la patience des équipages. «On a tellement galéré que j’ai eu envie de pleurer de joie !», s’est extasié un motard algérien.
Une domination algéro-italienne
Une chose de bien aussi, on ne compte aucun blessé lors de cette deuxième étape en boucle dans les dunes de Hassi Messaoud. Pour ce qui est des résultats réalisés, lors de cette étape, dans la catégorie moto, l’Italien Marco Iob, de l’équipe RS Moto, s’est emparé de la première place (4h13 :41), suivi en deuxième et troisième positions, respectivement par ses compatriotes de l’équipe d’Energia El Sorrisi. Pour ce qui est de la course automobile, c’est encore un Italien qui accapare la première place, avec son copilote espagnol, Roman Aguilera Fina avec un temps de 3h33:55.

En deuxième position, l’équipage algérien composé du pilote Mehdi Ouazen, avec à ses côtés le copilote Abdelhamid Ouezene (4h31 :17). On constate l’important écart entre le duo italo-espagnol et nos compatriotes qui est de plus 52 minutes. En 3e position, arrive un autre équipage algérien, avec Brahim Djabouraabi et Badreddine Khider (4h45 :33). Malgré l’écart avec le duo vainqueur de l’étape, les Algériens ont réussi à remporter les deux autres places au podium. Dans la catégorie camion, les deux premières places sont revenues à deux équipages italiens. Au 3e rang, ce sont les Algériens Ahmed Benbekhti et Samir Benbekhti
En route pour la troisième étape…
Pas de répit pour les compétiteurs. A peine la course terminée, voilà qu’ils ont déjà le nez sur leur carte pour la troisième étape qui relie Hassi Messaoud – El-Ménia sur une distance
307,14 km. Ils étudient, en effet, le trajet du lendemain. Et pour cause : ils savent déjà que l’épreuve qui les attend est l’une des plus difficiles. Ils doivent traverser dunes et chemins rocailleux. Un terrain de jeu digne d’une carte postale. Au petit matin de la journée du jeudi, une petite lecture du Road Book est de mise et la remise à zéro du terratrip s’impose.

Et c’est bon, les compétiteurs sont sur le point de départ. Le feu vert est donné un peu plus tard que d’habitude. Pour cette étape, les participants n’ont pas lésiné sur la formule «joindre l’utile à l’agréable». En effet, ce parcours «hors piste» a été encore fois une occasion propice pour les centaines de participants de découvrir encore plus la beauté du paysage et les potentialités touristiques et culturelles du pays.

Cependant, l’étape en question n’était nullement une partie de plaisir. Vu qu’elle était la plus longue des deux dernières et semée d’embûches. En effet, cette étape très sélective n’épargnera pas les pilotes et les mécaniques. Une étape très rythmée où les hommes et les mécaniques sont mis à rude épreuve. Lors de cette épreuve, certains pilotes rejoindront le bivouac bien après la nuit tombée. Selon le président de la Fédération des sports mécaniques, lors d’un point de presse, «4 pilotes se sont égarés sur le tracé, dont Allahoum, un grand habitué des rallyes». Il assurera, cependant, qu’ils ont été « retrouvés».

Côté résultat, les première et troisième places du podium de la catégorie « moto » ont été raflées par des Algériens. Il s’agit de Mebarki Abdelkder dans un chrono de 3:41:49 et Mhammedi Sid Ali avec un intervalle de 5 minutes. En deuxième position arrive l’Italien Iob Marco. Concernant le «run car», c’est encore le «couple» italo-espagnol Roman Aguilera Fina avec un temps de 3h51:32. Suivi de son compatriote avec un temps de 4:25:16. Pour la troisième place, elle est revenue à un Algérien : Mammir Tahar avec son copilote avec un temps de 4:34 :33. Au final, l’épilogue de ces épreuves furent un grand moment de plaisir. Que ce soit pour les nationaux ou étrangers, le rallye «Sahari» était un grand moment de rencontre et de convivialité. A suivre…

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