Sidi Bel Abbes: Internement prolongé pour l’homme qui a brûlé son épouse

lundi 14 novembre 2016 à 15:09
Source de l'article : Lesoirdalgerie.com

La cour criminelle de Sidi-Bel-Abbès a tenté, dans la matinée du dimanche 13 novembre, de juger le nommé K. A., âgé de 54 ans, résidant à Sidi-Bel-Abbès, accusé d’avoir volontairement aspergé d’essence son épouse et mère de ses enfants et de l’avoir brûlée. Ce qui a entraîné son décès au niveau du CHU quelques jours après son admission en juin 2008.

C’est un accusé hagard qui a comparu devant cette cour, balbutiant une litanie de mots. Après la lecture de l’arrêt de renvoi, il en est ressorti que ce dernier, bien que lucide et conscient au moment des faits, a perdu la raison en apprenant la nouvelle de la mort de sa femme et depuis, son état psychique s’est fortement dégradé, au point d’être diagnostiqué atteint de schizophrénie incurable par le médecin.

Pour rappel des faits relatés par l’arrêt de renvoi, l’accusé a reconnu finalement avoir acheté, pour 40 DA d’essence ce jour-là et une fois rentré chez lui, il trouva sa femme en train de prier, il l’aspergea avec ce produit avant d’actionner un briquet la transformant en torche vivante.

Évacuée vers les UMC du CHU, elle rendra l’âme quelques jours plus tard, car elle a été brûlée au 3e degré. Sa fille qui avait assisté aux précédents procès, car il a comparu devant la cour criminelle en 2008 puis en 2010 et, enfin, en 2013 sans que les jurés n’arrivent à se prononcer sur sa culpabilité vu son état de démence, a dit : «Mon père a déversé de l’essence sur ma mère alors qu’elle priait et a allumé son briquet la brûlant vive. Je me suis mise à hurler. Il m’a fait taire et m’a demandé de dire que ce n’est qu’un accident alors qu’il vidait le réservoir d’essence de sa moto et le feu a pris.»

L’accusé abandonnera cette demande de témoignage devant le juge d’instruction pour reconnaître les faits : «Je me disputais souvent avec elle. Je n’en pouvais plus. Il fallait que l’un de nous disparaisse. Soit elle meurt, soit je me suicide».

Placé en détention préventive, l’accusé finira par sombrer dans une démence qui a nécessité son internement au niveau de l’hôpital de psychiatrie de Sidi-Chahmi (Oran). Jugé de schizophrénie incurable, il a comparu mardi passé devant la cour qui a demandé le prolongement de son internement.

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