Vol AF447: Les capteurs de vitesse à l'origine deu crash

samedi 6 juin 2009 à 10:52
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h_9_ill_1201120_57db_airbus.jpgL’Airbus A330-200 d’Air France, disparu dans la nuit du 31 mai au 1er juin entre Rio de Janeiro et Paris, a connu des incidents techniques.

Jeudi 4 juin, le Bureau d’enquêtes et d’analyses (BEA) avait indiqué, à partir des messages automatiques envoyés par l’avion, les Acars, qu’il y avait « incohérence des différentes vitesses mesurées ».

Selon les informations du Monde, Air France a envoyé, vendredi 5 juin, à l’ensemble de ses pilotes Airbus une note d’information.

Dans ce document, que nous avons pu consulter, la compagnie reconnaît que « l’analyse de certains messages Acars transmis durant les dernières minutes du vol AF 447 à nos applications de maintenance fait état d’anomalie dans la chaîne anémométrique [qui permet d’établir la vitesse de l’appareil] ».

En conséquence, Air France préconise, « sans attendre les premières recommandations du BEA et/ou du constructeur et sans préjuger de leur contribution à la séance des événements », une série de procédures techniques à appliquer en « cas de doute sur les indications anémométriques ».

Au-delà du légitime principe de précaution, Air France insiste sur le « risque de perte d’informations anémométriques ». Ces informations sont recueillies par un pitot, un tube fixé sur le long de la carlingue, à l’avant de l’appareil.

L’A330 en compte trois, complètement indépendants. Il semble que la compagnie ait décidé, avant l’accident, d’améliorer ces sondes, installées sur l’ensemble des flottes Airbus moyen et long courrier.

Air France précise même à la fin de sa note qu’une « campagne de remplacement des pitots par de nouveaux modèles est en cours. Elle doit s’achever dans les prochaines semaines ».

Interrogée sur cette note, Air France a répondu qu’elle ne commentait pas « les documents d’informations internes destinés aux pilotes » ajoutant qu' »elle réservait les informations dont elle diposait pour le BEA ».

La rédaction de cette note, qui fait référence à l’accident du vol AF 447, laisse supposer que le problème posé par les « pitots » était déjà connu avant la catastrophe.

Le fait que les pilotes du vol Rio-Paris aient reçu des informations fausses sur la vitesse de l’avion pourrait expliquer qu’ils n’aient pas pu faire face aux fortes turbulences que l’appareil traversait.

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