Vol AF 447 : L'hypotèse de désintégration avancée

jeudi 4 juin 2009 à 14:33
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In this photo released by Brazil's Defense Ministry, an aerial view of an oil slick on the sea near Brazil, Wednesday, June 3, 2009.  A 23-foot (seven-meter) chunk of plane and a 12-mile-long (20-kilometer-long) oil slick supposedly from  Air France flight 447 were found early Wednesday, Brazilian air force spokesman Col. Jorge Amaral said.  Rescuers have still found no signs of life. The new debris was discovered about 90 kilometers (55 miles) south where searchers a day earlier found an airplane seat, a fuel slick, an orange life-vest and pieces of white debris aldgedly . (AP Photo/Brazil Defense Ministry)Deux jours après la disparition de l’Airbus A 330 d’Air France au milieu de l’Atlantique, les experts disposent d’un premier indice matériel tendant à démontrer que l’appareil s’est désintégré en haute altitude.

De premières observations ont en effet permis de constater que la zone de dispersion des débris en mer est très étendue. «On peut observer des fragments à plus de 300 km les uns des autres, confie ainsi une source proche de l’enquête technique.

Sous réserve de plus amples informations, ce premier élément plaide en faveur d’une explosion qui aurait touché l’aéronef en plein vol.»

Si elle devait être confirmée, une telle désintégration à une altitude d’environ 10 000 mètres pourrait s’expliquer aussi bien par l’action d’un phénomène météorologique exceptionnellement violent, plausible dans la zone de convergence intertropicale empruntée par le vol, que par une brusque dépressurisation ou par un attentat terroriste.

Quatre groupes de travail

Chargés d’enquêter sur cette catastrophe, les experts du Bureau d’enquête et d’analyse (BEA) affirment pour l’heure ne privilégier aucun scénario malgré les nombreux indices déjà recueillis.

Mercredi, de nouveaux débris, dont une pièce métallique de 7 mètres de diamètre et une trace de kérosène de 20 km, qui s’ajoutent au siège et à une bouée orange déjà trouvés mardi, ont été détectés par la marine brésilienne.

Dès lundi soir, deux enquêteurs assistés de deux représentants d’Air France et d’Airbus se sont envolés pour le Brésil.

Par ailleurs, quatre groupes de travail ont été constitués pour se concentrer respectivement sur les recherches en mer, la maintenance de l’appareil, son exploitation et ses équipements.

«Nous avons déjà beaucoup d’informations et nous travaillons maintenant pour analyser leur pertinence dans la compréhension de l’événement», résume le directeur du BEA, Paul-Louis Arslanian, qui ajoute : «Mon objectif est de remettre un premier rapport d’ici la fin du mois de juin.»

Refusant à ce stade d’interpréter la cascade de messages d’alerte Acars transmis par l’appareil peu avant le crash, M. Arslanian a simplement précisé mercredi que le pilote du vol AF 447 a évoqué «de fortes turbulences» lors de son ultime contact avec les contrôleurs du ciel brésiliens.

Abordant l’historique de l’avion, il relève : «Rien ne permet de penser que l’avion a connu un problème avant le départ.»

Sans cacher qu’il sera sans doute très difficile de retrouver les deux boîtes noires de l’avion par les grands fonds qui s’étendent sous la zone du crash, M. Arslanian a enfin concédé : «L’enquête risque fort d’être longue et je ne peux exclure qu’on ne soit finalement pas en mesure d’aboutir à une certitude totale.»

De son côté, le parquet de Paris s’est saisi hier de l’enquête avant d’annoncer l’ouverture prochaine d’une information judiciaire.

INFO LE FIGARO – Pour avancer cette hypothèse, les experts notent que les débris sont très dispersés, parfois distants de plus de 300 km.

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