Palestine : Fatah et Hamas apprécient le discours d'Obama

samedi 6 juin 2009 à 11:12
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MECCA, SAUDI ARABIA - FEBRUARY 8:  Hamas leader Khaled Meshaal (c), Palestinain President Mahmoud Abbas (L) and Palestinian Prime Minister Ismail Haniyeh (r) meet on February 8, 2007  in Mecca, Saudi Arabia. Rival Palestinian factions tried to agree a joint platform on peace accords with Israel in Thursday's second day of crisis talks in Saudi Arabia aimed at forming a unity government.  (Photo by Suhaib Salem-Pool/Getty Images)           *** Local Caption *** Mahmoud Abbas;Khaled Meshaal;Ismail Haniyeh

«Un bon début» selon l’Autorité palestienne. Le président américain a montré dans son discours qu’il y a une «politique américaine nouvelle et différente concernant la question palestinienne», a commenté jeudi un porte-parole du président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas.

«C’est un discours clair et franc. Il constitue un pas politique innovateur et un bon début sur lequel il faudra bâtir».

Pour le Hamas, «un changement» mais «des contradictions». Le Hamas, le mouvement islamiste qui contrôle la bande de Gaza, a relevé jeudi «un changement tangible» dans le discours du président américain Barack Obama à l’adresse du monde musulman, mais également «des contradictions».

«Une des contradictions réside dans le fait qu’il a dit que le Hamas était soutenu par le peuple palestinien mais il n’a pas appelé au respect de la légitimité du Hamas qui a été démocratiquement élu», a ainsi expliqué le porte-parole du mouvement islamiste, Fawzi Barhoum.

«Aussi, il a parlé d’une nouvelle politique américaine mais il ne s’est pas excusé pour les politiques erronées qui ont détruit l’Irak et l’Afghanistan», a ajouté le porte-parole.

La Syrie attend des actes. «Nous attendons des Etats-Unis des pressions concrètes sur Israël pour réaliser la paix conformément aux résolutions de l’ONU», a déclaré Elias Mrad, rédacteur en chef du quotidien officiel al-Baas, tout en soulignant que le discours de Barack Obama ne comportait «rien de nouveau».

«Le problème réside dans les moyens de mettre en oeuvre ces suggestions», a pour sa part estimé Waddah Abed Rabbo, propriétaire du quotidien indépendant al-Watan. Le président «n’a pas mentionné les mécanismes à travers lesquels il compte faire pression sur Israël».

Nétanyahou juge «déraisonnable» l’une des propositions d’Obama. Le premier ministre israélien a refusé de prendre position pour un Etat palestinien indépendant et jugé «déraisonnable» la demande américaine d’un gel total de la colonisation juive en Cisjordanie.

Les Israéliens modérés satisfaits. «Israël doit dire ‘oui’ à Obama, stopper la construction dans les implantations et faire progresser la vision de deux Etats», Israël et la Palestine, a indiqué dans un communiqué le mouvement israélien anticolonisation «La Paix maintenant».

«Obama est capable d’être un médiateur honnête dans la région et de promouvoir une solution mettant fin au conflit qui oppose Israël au monde arabe», a-t-il ajouté.

Le député travailliste Ophir Pinès, membre de la majorité, a de son côté qualifié le discours de M. Obama d’«impressionnant», et estimé qu’Israël pouvait «être le grand bénéficiaire du changement d’approche des Américains».

L’ONU espère une nouvelle ère. Le secrétaire général Ban Ki-moon a salué le discours du président américain, espérant qu’il permettra l’ouverture d’un «nouveau chapitre» dans les relations entre les Etats-Unis et le monde islamique.

L’UE salue le «courage» d’Obama. Le président du Parlement européen a salué le «courage et la détermination» du président américain pour sa volonté affichée de rechercher la paix au Proche-Orient. Hans-Gert Pöttering a précisé qu’il soutenait également une solution à deux Etats et a appelé Israël à coopérer.

De son côté, le diplomate en chef de l’UE Javier Solana a estimé que ce discours au Caire allait «ouvrir une nouvelle page dans les relations avec le monde arabo-musulman» et pour le règlement des conflits au Proche-Orient.

Un discours historique pour la France. La France a de son côté salué le discours du président américain, y voyant une déclaration «majeure» tant du point de vue «symbolique» que «politique», selon le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Eric Chevallier.

«Ce discours indique clairement et sans détour l’engagement des Etats-Unis en faveur de la paix – en Afghanistan, au Pakistan, en Irak, dans le Moyen-Orient, … – du droit et de la justice, avec notamment la réaffirmation de la fermeture de Guantanamo, et de la démocratie», a-t-il ajouté.

«Ce sont les Etats-Unis d’Amérique avec lesquels nous sommes heureux de travailler», a conclu le porte-parole.

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