Nucléaire : Selon L'AIEA, l'Iran et la Syrie ne font aucun effort

samedi 6 juin 2009 à 10:41
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h_9_ill_1195697_96e6_iran.jpgL’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), qui doit rendre un nouveau rapport sur ses enquête en Iran et en Syrie, n’a noté aucun progrès concernant les activités nucléaires illicites dans ces deux pays, selon un haut responsable de l’agence citée par plusieurs agences de presse.

« Pour l’Iran, il y a eu très peu de progrès. Et pour la Syrie, c’est la même chose », a confié cette source anonyme à l’AFP, se basant sur le document qui doit être rendu public à la mi-juin.

Dans le cas de Téhéran, l’AIEA a calculé que le régime était en possession de 1 339 kilos d’uranium faiblement enrichi.

« L’Iran a estimé qu’entre le 18 novembre 2008 et le 31 mai 2009 (…), un total de 500 kilos d’uranium faiblement enrichi (UF6) a été produit » dans son centre d’enrichissement de Natanz. Avant cela l’Iran avait, selon l’agence, déjà annoncé disposé de 839 kilos d’hexafluorure d’uranium faiblement enrichi.

Selon les dernières estimations, il faudrait 1 000 à 1 700 kilos d’uranium faiblement enrichi pour le convertir en uranium hautement enrichi et être en mesure de fabriquer une bombe atomique.

Quelque 7 000 centrifugeuses seraient désormais installées à Natanz d’après l’AIEA, contre un peu plus de 5 000 lors du dernier rapport de l’AIEA en février.

« Nous sommes dans une impasse »

En Syrie, l’AIEA affirme avoir découvert des traces d’uranium d’origine humaine dans deux sites, dont un est présenté comme un réacteur de recherche.

Or l’agence onusienne a relevé en 2008 la présence de « particules d’uranium naturel anthropogène », un type d’uranium que l’on ne trouve pas dans ce genre de site, selon le haut responsable de l’ONU.

L’AIEA enquête sur des informations en provenance du renseignement américain faisant état de la construction, quasi achevée, d’un réacteur nucléaire de conception nord-coréenne susceptible de produire du plutonium enrichi.

« Nous sommes dans une impasse », a reconnu le même haut responsable de l’AIEA, regrettant une communication « au point mort » entre Téhéran et l’agence sur ce sujet depuis plusieurs mois.

Ali-Asghar Soltanieh, représentant iranien auprès de l’AIEA, a répondu qu’il n’y aura « ni suspension de nos activités nucléaires et d’enrichissement ni suspension de notre coopération avec l’Agence ».

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