Iran : Neda symbole de la contestation iranienne

mardi 23 juin 2009 à 13:21
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556976_int.JPGNeda Agha Soltani est morte samedi à Téhéran, atteinte d’une balle en pleine poitrine, tirée d’un toit voisin.

Un bassidji (membre des milices islamistes) l’a visée et fait feu. « Il ne pouvait pas la rater », ont rapporté des témoins. La mort de Neda , âgée d’une vingtaine d’années, a été filmée par deux, voire trois téléphones portables.

Une vidéo de moins d’une minute, à la limite du supportable. La jeune fille était venue à la manifestation avec son père.

Sur les images, on voit un homme qui serait, selon les versions, son père ou un des ses professeurs, tenter de la ranimer et la supplier « de ne pas mourir ».

Un médecin qui a assisté à ses derniers instants rapporte sur le Web qu’elle est morte en moins de deux minutes, le cœur étant touché.

La vidéo, depuis quarante-huit heures, a fait le tour du monde, entraînant des millions de connexions sur le Web. Les commentaires vont du chagrin à la rage.

La photo du visage ensanglanté de la martyre a été brandie dimanche dans de nombreuses manifestations, le jour où la jeune femme a été enterrée.

Des fleurs blanches ont été déposées sur sa tombe. On ne sait pas grand-chose d’elle, sinon qu’elle était étudiante, très belle, et qu’elle était fiancée.

Depuis quelques heures, d’autres images de celle qui est devenue l’icône de la résistance iranienne ont été diffusées : celle d’une jeune femme dont le visage grave est cerné d’un foulard sombre. D’autres montrent Neda radieuse, cheveux nus. Elle sourit à la vie.

Lundi, un millier de personnes ont tenté de se rassembler près de la place Haft-é Tir, dans le centre de Téhéran, pour rendre un dernier hommage à celle dont le nom veut dire « message divin ».

Les manifestants répondaient à un appel à se recueillir, diffusé par Twitter, un réseau de dialogue sur Internet.

Dans un premier temps, la police a tenté d’empêcher tout rassemblement sur cette place qui est l’une des plus vastes de Téhéran.

Elle a invité les manifestants à se disperser avant de les pousser brutalement et d’en frapper certains à coups de matraque.

Un petit groupe s’est obstiné en criant « Allah akbar » (« Dieu est grand »), signe de ralliement des opposants. Des jets de gaz lacrymogènes les ont dispersés.

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