Les Américains suspendent les visas aux Russes: La confrontation Moscou-Washington s’exacerbe

mardi 22 août 2017 à 12:03
Source de l'article : Letempsdz.com

Le président américain, accusé d’être un pro-russe, fait tout pour prouver le contraire, quitte à créer une crise diplomatique avec Moscou.

Confronté à la presse et aux démocrates, le président américain, accusé d’être un pro-russe, tente de démontrer qu’il est loin d’être un sympathisant de la Russie.
Craignant les représailles du Congrès américain, il improvise en matière de sanctions contre le Kremlin.
Il a initié des sanctions dénoncées par beaucoup de pays occidentaux, parce que ne respectant pas le droit mondial. L’essentiel pour le président américain est de plaire au clan anti-Russie à Washington et espérer que l’accusation d’être un pro-russe soit abandonnée.
Washington a décidé hier de suspendre à partir de mercredi, l’attribution de visas aux Russes non immigrants.
Moscou a annoncé prendre le temps d’étudier la décision de l’ambassade américaine en Russie, qui a temporairement suspendu l’octroi de visas en Russie, avant d’y répondre, précisant qu’aucune mesure ne serait prise contre les citoyens américains.
«En ce qui concerne notre réponse, comme je l’ai déjà dit, il est nécessaire d’étudier en détail la décision annoncée par les Américains. Je peux simplement dire une chose, nous ne nous en prendrons pas aux citoyens américains», a noté le ministre des Affaires étrangères russe Sergueï Lavrov, hier.
Dans un communiqué, l’ambassade des Etats-Unis a expliqué que les opérations reprendraient le 1er septembre à Moscou, mais que les opérations dans les consulats américains dans les autres villes russes resteraient suspendues «jusqu’à nouvel ordre».
Une décision qu’elle justifie en raison de la limite imposée par le gouvernement russe des effectifs diplomatiques autorisés à se trouver en Russie. Washington a d’ailleurs précisé que ces mesures resteraient en vigueur aussi longtemps que les mesures imposées en juillet par Moscou.
Les consulats américains concernés se trouvent à Saint-Pétersbourg, Ekatérinbourg et Vladivostok, en plus de Moscou. «La première impression est que les auteurs de cette décision ont fait un nouvel effort pour créer du mécontentement de la part des citoyens russes envers les autorités russes», a analysé Sergueï Lavrov. Pour le diplomate, cette mesure entre dans la logique des organisateurs des «révolutions colorées», et suit «la forme la plus pure de l’inertie de l’administration Obama».
La menace de sanctionner les citoyens russes avait d’ailleurs déjà été brandie de façon voilée dès le 30 juillet par Michael McFaul, l’ex-ambassadeur des Etats-Unis en Russie. Sur son compte Twitter, il avait en effet suggéré que la réduction des effectifs diplomatiques américains retarderait considérablement l’octroi de visas pour les citoyens russes, en raison, selon lui, du manque de personnel, écrit le média russe Sputnik.
Une assertion contre laquelle la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères Maria Zakharova s’était élevée : «L’idée de lier la réduction du personnel à la durée de traitement des visas ne tient pas debout parce que personne n’expulse les Américains, personne ne leur impose aucune liste d’employés à renvoyer ou à garder.
Si Washington décide de réduire le nombre des personnes chargées du traitement des visas, ce sera sa décision souveraine, réfléchie et libre». Le 28 juillet dernier, le ministère des Affaires étrangères russe avait décidé de réduire de 755 personnes le personnel diplomatique américain sur son sol pour le ramener à 455, au niveau des effectifs des représentations russes aux Etats-Unis.
Une mesure prise en réponse aux nouvelles sanctions économiques votées par le Congrès américain contre Moscou.
Les Américains reprochent aux Russes l’aide apportée à Damas dans sa guerre contre les terroristes de Daech, Front El Nosra, Ahrar El Cham, et Djeich El Islam. Washington dirige une coalition mondiale contre Daech en Syrie et en Irak.
La coalition a très souvent ciblé des civils.
L’ONU a exigé à la coalition d’éviter de cibler la population, mais le massacre continue. Hier, d’autres civils ont été tués par la coalition. L’aviation de la coalition anti-Daech dirigée par les États-Unis a frappé de nombreux bâtiments résidentiels dans le village de Jazaa, dans la province syrienne d’Hassaké, relate l’agence de presse SANA.

Un combattant kurde des Forces d’autodéfense kurdes (YPG) regarde une fumée montante suite à une frappe aérienne de la coalition anti-Daech à Raqqa, en Syrie, le 16 juin 2017.
Selon la chaîne Al Mayadeen citant des témoins présents sur place, quelque 40 civils ont trouvé la mort lors de frappes effectuées par les avions de la coalition antiterroriste.
En outre, d’après le même média, l’aviation aurait ciblé un quartier dans la ville de Raqqa. Quelque 40 habitants locaux ont été tués lors de cette attaque.
D’après l’armée américaine, près de 400 civils ont trouvé la mort dans les frappes aériennes de la coalition anti-Daech en Irak et en Syrie.
Or, le député Muhammed al Husein a noté à un média russe qu’il avait évalué le nombre de civils tués par la coalition dans ces pays à 20.000 personnes.

Poutine nomme le nouvel ambassadeur russe à Washington

L’ex-vice-chef de la diplomatie russe Anatoli Antonov a été nommé ambassadeur de la Fédération de Russie à Washington.
Vladimir Poutine a nommé Anatoli Antonov au poste d’ambassadeur à Washington, lit-on lundi sur le site officiel du Kremlin. «Anatoli Ivanovitch Antonov a été nommé par décret présidentiel ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la Fédération de Russie aux États-Unis», est-il écrit dans le texte.

Anatoli Antonov, 62 ans, va ainsi remplacer à ce poste Sergueï Kisliak, accusé par les médias américains d’avoir conspiré en vue de faciliter l’arrivée du candidat américain Donald Trump à Washington.

Anatoli Antonov, qui parle couramment l’anglais et le birman, occupait le poste de vice-ministre russe des Affaires étrangères depuis décembre 2016.
Entre 2011 et 2016, M. Antonov avait été vice-ministre russe de la Défense, après avoir dirigé, pendant sept ans, le département chargé des questions de sécurité et de désarmement au ministère des Affaires étrangères.

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