Etats-Unis: Un chercheur algérien révolutionne l’oncologie et l’exploration spatiale.

samedi 11 février 2017 à 19:55
Source de l'article : Algerie360.com

Doyen du Kennedy College of Sciences de l’Université de Massachussetts Lowell, Noureddine Melikchi chercheur d’origine Algérienne, a mis au point une nouvelle technique d’analyse par laser qui «révolutionne»  la cancérologie mais aussi l’exploration spatiale.

Ces travaux lui ont valu  une place à la très prestigieuse Optical Society of America (OSA). Long chemin parcouru depuis l’Université Houari Boumediene des Sciences et Technologies à Alger où il a obtenu son diplôme d’études supérieures en physiques.

Une technique révolutionnaire contre le cancer de l’ovaire

Noureddine Melikchi a mis au point une technique de détection rapide (à un stade précoce) du cancer de l’ovaire « C’est un moyen relativement facile et peu coûteux de conduire des tests pour le cancer ovarien », indique le chercheur algérien, dans une déclaration sur le site internet de l’Université du Massachusetts Lowell, Une maladie habituellement difficilement repérable et qui coûte la vie à 14 000 personnes chaque année (aux États-Unis seulement).

Pour ce, il suffit d’une seule goutte de sang du sujet étudié. Ainsi, grâce à d’intenses impulsions laser, il est désormais possible de décomposer la structure sanguine et de rechercher des bio-marqueurs. Les chercheurs peuvent ensuite déceler les bio-marqueurs – des substances mesurables dans le sang du patient – produits par les tumeurs cancéreuses ou les tissus environnants, indiquant la présence de la maladie

« Cette approche est sensible, précise et peu invasive, contrairement à la biopsie », précise Noureddine Melikchi. « Si nous pouvons détecter ces bio-marqueurs assez tôt, avant que le cancer ne s’étende au-delà des ovaires, les chances de survie du patient passent à 90%, voire 95% », contre 45% à l’heure actuelle, détaille-t-il, selon la même source.

Application à l’exploration de la planète Mars

Cette même technique permet d’étudier la composition de la surface de Mars. Le robot « Curiosity » qui arpente actuellement la planète rouge est équipé d’un dispositif baptisé « ChemCam ». Cet instrument diffuse également d‘intenses impulsions laser sur des roches ou sur le sol martiens, avant qu’un télescope intégré au ChemCam ne collecte les flashes lumineux qui en reviennent.

Un spectromètre (qui décompose les éléments lumineux en différentes couleurs) permet alors à l’ordinateur de bord d’identifier les différents éléments chimiques présents sur la cible (roche, sol…). Les données sont ensuite transmises aux chercheurs sur Terre. L’on entrevoit ainsi toute l’étendue des possibilités qu’offre cette technique du Tag-LIBS, développée par le chercheur algérien.

Ce dernier, déjà impliqué dans l’analyse des données, a été sélectionné pour faire partie de l’équipe scientifique pour la prochaine mission d’exploration de la planète Mars, prévue en 2020.

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