Iran : Ahmadinedjad veut juger les meurtriers de Neda

lundi 29 juin 2009 à 15:56
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716853.jpgComme « vous le savez, une citoyenne iranienne, Neda Agha-Soltan, a été tuée par balle de manière suspecte par des inconnus dans les rues de Téhéran », a écrit le président iranien Mahmoud Ahmadinejad au chef du pouvoir judiciaire, l’ayatollah Mahmoud Hachémi Shahroudi.

Selon l’agence Isna, qui rapporte lundi 29 juin ces propos, le président demande à ce dernier une enquête.

Les images, prises par un téléphone portable au cours d’une manifestation de l’opposition et présentées comme montrant l’agonie de Neda Agha-Soltan, ont été mises sur internet, sucitant une vague d’émotion et d’indignation contre les autorités iraniennes dans le monde entier.

Une mort utilisée « politiquement »

« En tenant compte de tout ce qui a été dit autour de cet incident douloureux, du chantage des médias étrangers et d’autres nombreux signes, l’intervention des opposants et des ennemis pour utiliser politiquement (cette affaire, ndlr) et ternir l’image de la République islamique apparaît évidente », ajoute Mahmoud Ahmadinejad.

Il a donc demandé à Mahmoud Hachémi Shahroudi de donner l’ordre d' »examiner ce meurtre, identifier et juger les responsables de ce crime et d’en informer l’opinion publique ».

Les bassidjis en cause

Arash Hejazi, un médecin qui a affirmé avoir tenter de sauver la jeune femme, a récemment déclaré à la BBC que peu après qu’elle eut été touchée par balle, les manifestants avaient identifié le tireur, qui serait un membre de la milice islamique du bassidj.

Les bassidjis ont joué un rôle clé dans la répression des manifestations qui se sont succédé notamment à Téhéran depuis la présidentielle du 12 juin.

Les médias officiels et des responsables ont rejeté cette version en affirmant que l’incident avait été monté de toutes pièces par les « ennemis » de la République islamique pour tenir l’image du pouvoir.

Le quotidien ultraconservateur Vatan Emrouz, fidèle soutien de Mahmoud Ahmadinejad, est même allé jusqu’à affirmer que le correspondant de la BBC Jon Leyne, expulsé du pays la semaine dernière, avait « payé un voyou pour tuer quelqu’un pour son documentaire ».

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