Afghanistan : Des ex-prisonniers de Bagram affirment avoir été torturés

mercredi 24 juin 2009 à 15:43
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h_4_ill_1205468_f73f_kabul.jpgD’anciens détenus de la prison de Bagram, la plus importante base militaire américaine en Afghanistan, affirment y avoir subi de nombreux sévices.

Emprisonnés à Bagram entre 2002 et 2008, ces ex-détenus racontent à la BBC avoir été battus, privés de sommeil ou menacés avec des chiens.

La BBC a interrogé 27 anciens prisonniers vivant en Afghanistan sur une période de deux mois.

Ces anciens prisonniers étaient soupçonnés d’appartenir à Al-Qaida ou d’être des talibans, ou de les soutenir.

Aucun n’a jamais été inculpé, ni jugé, et certains ont même reçu des excuses après leur libération, selon la BBC.

Seuls deux d’entre eux assurent avoir été bien traités pendant leur séjour en prison. Les autres reprennent les mêmes accusations de mauvais traitements : sévices physiques, recours à des positions de stress, tortures psychologiques, humiliations publiques.

Quatre disent avoir été menacés de mort avec une arme à feu.

Confronté par la BBC à ces accusations, un porte-parole du Pentagone, le lieutenant-colonel Mark Wright, assure que les conditions de détention à Bagram respectaient les « critères internationaux » et que les détenus étaient traités humainement.

« Il y a eu des cas bien documentés où cette politique n’a pas été suivie » et les militaires impliqués « ont été tenus responsables dans ces cas », a-t-il ajouté.

La prison de Bagram, située sur la plus grande base militaire étrangère du pays, à une soixantaine de kilomètres au nord de Kaboul, renferme encore quelque 600 prisonniers selon le Pentagone.

Après son entrée à la Maison Blanche en janvier, le président américain, Barack Obama, a ordonné l’interdiction de la torture et signé un décret prévoyant la fermeture du camp de détention de Guantanamo, à Cuba, d’ici à janvier 2010.

Mais il a refusé de revenir sur la politique de l’administration Bush concernant les détenus de Bagram.

Contrairement à ceux de Guantanamo, ils n’ont pas droit à un avocat ni ne sont autorisés à contester leur détention, car la prison se trouve sur le champ de bataille.

Un juge fédéral américain a reconnu début avril leur droit à contester leur détention, mais l’administration Obama a fait appel de cette décision.

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