Algerie360.com | Information et Actualité sur l'Algérie » Flux Atom 0.3 à la une Information et Actualité sur l'Algérie 2012-05-17T12:26:05Z WordPress http://www.algerie360.com/feed/atom/ WordPress nawel.d <![CDATA[Le dernier tronçon de l’autoroute ne sera pas livré avant 2014 !]]> http://www.algerie360.com/?p=124182 2012-05-17T12:16:43Z 2012-05-17T12:16:13Z L’entreprise japonaise Cojaal est au bord de l’asphyxie financière et réclame plus de 8 800 milliards de centimes pour achever le tronçon qui reste de l’autoroute Est-Ouest dans sa partie orientale, entre la wilaya de Constantine et El-Tarf. Selon nos informations, Cojaal n’a non seulement plus les moyens d’accélérer la cadence des travaux, surtout du [...]
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Le dernier tronçon de l’autoroute ne sera pas livré avant 2014 ! L’entreprise japonaise Cojaal est au bord de l’asphyxie financière et réclame plus de 8 800 milliards de centimes pour achever le tronçon qui reste de l’autoroute Est-Ouest dans sa partie orientale, entre la wilaya de Constantine et El-Tarf.

Selon nos informations, Cojaal n’a non seulement plus les moyens d’accélérer la cadence des travaux, surtout du côté des deux tunnels, Djebel El-Ouahch (Constantine) et El-Kentour (entre Constantine et Skikda), mais en plus, elle doit beaucoup d’argent à des sociétés de sous-traitance, de location d’engins notamment.

Ces entreprises privées ont d’ailleurs menacé à plusieurs reprises de retirer leurs engins des chantiers, tant que Cojaal ne les paye pas. Idem pour une partie des travailleurs, dont les anciens ouvriers arrivés en fin de contrat qui, pour réclamer leurs droits sociaux, bloquent trois ou quatre fois par semaine la route au niveau du camp 5 de la base de vie des Japonais, Saïd-Bousbaâ, dans la commune de Harrouch, à Skikda. Pour palier à son déficit budgétaire, Cojaal a procédé à une compression de son personnel : chauffeurs, ouvriers et même architectes et topographes sont concernés. Rien que pour le mois d’avril, ce sont pas moins de 100 ouvriers du portail sud et nord du tunnel El-Kentour qui ont été congédiés, selon nos sources. Cette restriction du budget serait à l’origine du sérieux retard enregistré au niveau des deux tunnels de Djebel El-Ouahch et El-Kentour. Un ingénieur travaillant pour le compte de Cojaal nous a ainsi confié que depuis environ trois mois, les travaux sont de faible cadence au niveau du tunnel T4 d’El-Kentour : “Les chantiers ne sont pas complètement à l’arrêt, le bétonnage des voûtes, par exemple, se fait normalement. Le tube gauche sera opérationnel prochainement, il ne reste que les travaux de terrassement. Quant au tube droit, les travaux ont été suspendus depuis trois mois alors qu’il reste encore 300 mètres à creuser. Faute d’argent, Cojaal ne peut plus assurer le percement du tunnel.” Du côté du tunnel T1 de Djebel El-Ouahch, la situation n’est guère meilleure, en ce sens que depuis le mois d’avril, les travaux sont entièrement à l’arrêt. “Les travaux d’injection et de consolidation du sol n’ont pas encore été entamés parce que Cojaal réclame son dû. Ce sont des travaux lourds qui demandent de l’argent et, donc, Cojaal préfère suspendre ses chantiers parce qu’elle n’a plus les moyens. Mais, c’est aussi une manière de faire pression sur les autorités”, nous indique notre source. Interrogé sur une éventuelle inauguration des tunnels pour le mois de juillet, notre interlocuteur, tout en jugeant que seuls deux tubes (l’un au tunnel El-Kentour et l’autre à Djebel El-Ouahch) seront peut être réceptionnés. “Même si les quatre tunnels seront finis d’ici là, ce qui ne sera pas le cas, cette partie de l’autoroute ne sera pas réceptionnée car les travaux de terrassement n’ont même pas débuté sur certains tronçons. C’est vers l’horizon 2014, au moins, que toute cette partie sera livrée”, conclut-il. Une déclaration qui contredit les promesses de Amar Ghoul et la Société algérienne des ponts et des travaux autoroutiers (Sapta) qui s’entêtent à annoncer que les tunnels seront réceptionnés au mois de juillet et que, par conséquent, le tronçon Constantine-Skikda sera aussitôt opérationnel. Rappelons, enfin, que vers le début du mois de décembre 2011, une grève des travailleurs a paralysé durant des semaines les chantiers au niveau des tunnels de la wilaya de Constantine et Skikda.

 

 

DB

 

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nawel.d <![CDATA[Ils sont moins payés que les Libyens et les Libanais,Les Algériens lésés]]> http://www.algerie360.com/?p=124144 2012-05-17T12:10:55Z 2012-05-17T12:00:46Z ]]> Ils sont moins payés que les Libyens et les Libanais,Les Algériens lésés  Comment remplir le couffin, telle est la question

Avec l’équivalent de 18 000 dinars/mois, les smicards algériens touchent plus que les Marocains, mais beaucoup moins que les Libyens et les Libanais.

Malgré tous les sacrifices consentis ces dernières années par l’Etat pour relancer la machine économique et réduire le taux d’inflation, l’érosion du dinar et la cherté de la vie ont poussé les travailleurs à réclamer toujours plus. En effet, il ne se pase pas un jour sans que l’on assiste à des sit-in, observés ici et là, par les travailleurs pour demander, sans cesse, une révision de leurs salaires. Un mal devenu récurrent, qui s’est propagé à la vitesse grand V, n’épargnant aucun secteur, aucune entreprise qu’il soit public ou privé.

Tour à tour, les travailleurs de l’enseignement, ceux de la santé et des transports, les greffiers et les communaux, les PTT, les fonctionnaires et les retraités et certains activant dans le secteur privé, ont organisé des mouvements de protestation pour exiger un meilleur salaire et des conditions de travail plus saines, qui garantissent, notamment le libre exercice du mandat syndical. Certes, la majoration du Snmg qui est passé depuis le premier janvier de cette année à 18.000 dinars, constitue une bouffée d’oxygène pour les smicards, mais force est de reconnaitre que le dérèglement continuel du marché, dont celui des fruits et légumes et surtout la hausse vertigineuse de certaines denrées telles que la pomme de terre et la tomate qui avaient atteint respectivement 130 et 180 DA au cours du mois d’avril, ont rogné le pouvoir d’achat des citoyens. Même les travailleurs qui ont vu leurs salaires doubler, voire parfois tripler, ont subi les contrecoups de cette flambée des prix sans précédent. Pour les experts en économie, les augmentations de salaires octroyées aux travailleurs sont dues à la dépréciation du dinar et au taux d’inflation qui est largement supérieur à celui déclaré officiellement. N’empêche, avec l’équivalent de 243 dollars, l’Algérien touche moins que le Libanais avec ses 333 dollars et beaucoup moins que son voisin libyen qui, lui, dépasse les 400 dollars/ mois. Un écart qui tranche avec les capacités et surtout les ressources importantes que recèle le pays et qui ne demandent qu’à être bien exploitées. Car tout le monde s’accorde à dire que l’Algérie est un pays riche, mais que ses richesses sont, malheureusement, inexploitées et mal réparties. En prenant une décision historique en faveur des retraités qui n’ont plus de souci à se faire, grâce à cette caisse alimentée par le Fonds de régulation des recettes pétrolières, le président de la République a redonné le sourire à cette frange de la société et aux personnes du troisième âge qui ne se considèrent plus comme des laissés-pour-compte abandonnés à leur sort après de longs et loyaux services. La promulgation de nouveaux textes de lois et de nouveaux statuts qui corrigent toutes les anomalies et inégalités relevées jusque-là, et qui encouragent l’esprit d’initiative et la recherche dans tous les domaines de la vie active, sont les seules voies pour mettre un terme à toute cette agitation et à tous ces conflits qui secouent sans relâche la société et l’empêche d’aspirer à un monde meilleur. Les Algériens attendent, en tout cas, beaucoup du nouveau Parlement qui ne doit plus être une caisse de résonance comme par le passé, mais un forum, voire une tribune où l’on débat des lois et des questions brûlantes qui intéressent l’ensemble de la société.

 

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nawel.d <![CDATA[Lait pasteurisé en sachet de 25 DA L’État supprimera-t-il ses subventions ?]]> http://www.algerie360.com/?p=124189 2012-05-17T12:07:51Z 2012-05-17T10:23:58Z ]]> Lait pasteurisé en sachet de 25 DA L’État supprimera t il ses subventions ?Les experts très au fait de la situation de la filière laitière estiment que l’État ne pourra plus continuer à subventionner le lait en sachet éternellement. Certes, maintenir le tarif de vente du lait pasteurisé d’un litre à 25 DA protège les consommateurs aux petites bourses mais dans le même temps n’arrange guère les affaires des producteurs dont le prix de revient équivaut au double. Tant que les cours du pétrole se situent à des niveaux élevés, le problème de financement des subventions ne se pose pas. Or, rien ne dit que les prix de l’or noir, aussi hauts soient-ils actuellement, ne subissent pas une chute libre à l’avenir. C’est sur cette éventualité d’ailleurs qu’acteurs et observateurs de cette filière attirent l’attention des pouvoirs publics. L’Algérie se prélasse sur son très confortable matelas en devises qui lui offre la possibilité voire l’aisance nécessaire pour garantir ce lait pasteurisé et conditionné (LPC) à l’ensemble de la population. La volonté du maintien de ce prix administré à 25 DA oblige notre pays à assurer des subventions à tout-va, dédiées à l’ensemble des maillons de la chaîne de production. Ce qui représente plus de 50% du prix pratiqué par les commerçants. L’Algérie, faut-il le souligner, est le seul pays au monde qui perpétue ce soutien pour le lait. Cependant le geste de l’État envers les couches les plus nécessiteuses profite également à d’autres catégories de consommateurs plus aisées. Pis, cette aide étatique fait l’objet d’un détournement massif de la part des intervenants dans la filière pour des intérêts personnels. Les aides sont réparties à raison de 12 DA/litre au profit des éleveurs, 5 DA/litre pour la collecte, la production du LPC apporte 4 DA/litre aux laiteries. Si celles-ci utilisent le lait cru, elles bénéficieront d’une subvention de 6 DA/litre. À cela, il y a lieu d’ajouter les aides pour les intrants et les équipements, les différentes exonérations des taxes… qui ont touché quelque 26 000 éleveurs. Mieux, plus de 147 000 tonnes de poudre de lait ont été distribuées dont 67 000 tonnes seulement pour les unités publiques. Cette action a permis une production de 1,4 milliard de litres en 2011 pour une valeur de 11 milliards de DA. Le reste, soit 80 000 tonnes, a été attribué au secteur privé.   Nos voisins s’offrent le lait subventionné algérien Toute cette batterie de mesures coûte à l’État des centaines de milliards de DA. “Ces enveloppes financières, toutefois, ne suffisent plus à améliorer le rendement de la filière”, avouent les experts qui ont animé, hier, une conférence en prévision du symposium international du lait et process, prévu les samedi et dimanche prochains en marge du Salon international de l’élevage, du machinisme et de l’agroalimentaire (Sipsa Agrofood) dont la 12e édition sera inaugurée samedi. Pour ces consultants, l’indépendance de la filière des marchés internationaux passe impérativement par une réorganisation des éleveurs, des structures et autres organismes concernés. Pour eux, ces aides doivent être contrôlées et leur destination suivie. Cette mission devrait échoir au Comité interprofessionnel national et régional ainsi qu’aux autres organismes tels que l’Office national du lait (Onil). Ils se sont attardés sur le contrôle et le suivi car ils assistent quotidiennement à des irrégularités qui entachent l’évolution de la filière. Une bonne part de cette poudre approvisionnée est commercialisée par certaines laiteries indélicates sur le marché à prix double. Une autre part est revendue aux crémeries. C’est dire que des quantités considérables de lait pasteurisé sont transposées vers le marché informel, espace de prédilection de la contrebande. Résultats des courses : les pays voisins disposent du lait pour leurs populations respectives avec zéro investissement… Ce qui est intolérable, c’est de voir ces sachets de lait, au prix administré, servir de nourriture à des agneaux ! À 25 DA, le LPC demeure trois ou quatre fois moins cher que le lait industriel dédié à l’allaitement des agneaux. D’où ce choix incongru des éleveurs. En dépit de toute cette assistance étatique, les opérateurs continuent de fabriquer un lait de qualité médiocre avec une composition excessive en quantité d’eau injectée ou moindre en matières grasses et protéines.   Le lait pasteurisé en sachet pour les agneaux ! D’autres éleveurs font de fausses déclarations en termes de nombre de vaches en leur possession et de quantités de lait produites… Devant pareille situation, des experts posent la légitime question de savoir si l’État ne gagnerait pas à supprimer certaines subventions sur quelques maillons de la chaÎne pour peu qu’il assure une compensation sociale aux citoyens les plus pauvres ? À titre d’exemple, l’on peut arrêter le soutien prévu pour la poudre de lait et encourager davantage l’utilisation du lait cru. La “bataille pour réduire la dépendance de l’étranger”, à laquelle appellent ces experts, pourrait commencer d’ores et déjà par cette étape. Des opérateurs économiques avouent aussi qu’il est plus opportun de prendre en charge les aspects sociaux de cette frange de la population que de continuer à subventionner les produits dits stratégiques. D’autres plaident carrément pour l’abandon de ce soutien et laisser les prix libres réguler le marché. Une chose est sûre, l’État doit se préparer dès à présent pour trouver des solutions qui lui permettront de faire face à des éventuelles baisses des cours du brut à l’avenir. Car, si par malheur cette appréhension finit par s’imposer, les pouvoirs publics seront dans l’obligation de revoir à la baisse leur soutien. Par conséquent, la filière lait vivra les pires moments de sa vie… B K

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nawel.d <![CDATA[Joueurs,stages et rumeurs sur son départ,Quels justificatifs pour Halilhodzic?]]> http://www.algerie360.com/?p=124155 2012-05-17T12:17:22Z 2012-05-17T08:09:37Z ]]> Joueurs,stages et rumeurs sur son départ,Quels justificatifs pour Halilhodzic?  Un entraîneur pas trop serein

Plusieurs questions qui brûlent les lèvres des Algériens seront abordées lors de la conférence de presse qu’animera le coach national, demain à Alger.

Le coach de l’Equipe nationale animera demain une conférence de presse au complexe Mohamed-Boudiaf du 5-Juillet. Cette sortie médiatique interviendra à l’issue du second stage qui a débuté lundi dernier avec 7 joueurs à la forêt de Bouchaoui, Alger. Plusieurs questions brûlent les lèvres des journalistes qui seront, certainement, plus nombreux que d’habitude. Le départ définitif de l’Equipe nationale des trois ex-cadres, Nadir Belhadj, Antar Yahia et Karim Matmour est consommé. On n’y reviendra plus. Seulement, il faut bien reconnaître que depuis, beaucoup de choses ont changé au sein du groupe des Verts aussi bien dans la programmation que dans les attitudes du sélectionneur des Verts.

Il y a eu d’abord ce stage «unique dans le monde» avec seulement deux joueurs à Lisses (Guedioura et Bouazza). Et à cette question, Vahid avait, lors de sa dernière conférence de presse, pris un malin plaisir à déclarer que «même avec un seul joueur, j’aurais gardé ce stage». Et puis, il y a aussi les répercussions de ce stage. Là, une parenthèse doit être ouverte pour remarquer que l’attitude du coach Vahid a été bien bizarre à l’encontre de ses adjoints. Vahid s’est tellement emporté contre eux qu’il est même allé à les menacer en cas de mauvais résultat au mois de juin où les Verts devront disputer trois matchs décisifs pour le compte des éliminatoires de la Coupe du monde 2014 et de la Coupe d’Afrique 2013.

D’ailleurs, le coach Vahid a récidivé avec ses adjoints à Bouchaoui. Un lieu dont il faut vraiment se poser des questions. Pourquoi une sélection nationale digne de ce nom avec un Cente technique national de Sidi Moussa bien aménagé, se contente-t-elle d’un stage à Bouchaoui à la manière d’un club amateur! Vahid devrait certainement expliquer un tel choix. En résumé, cela fait trois «changements» inhabituels chez les Verts.

Et la meilleure est que Vahid Halilhodzic n’a pas simplement menacé ses adjoints de les renvoyer, mais il s’est même permis le luxe de menacer simplement de quitter les Verts. Et il l’a bel et bien déclaré plusieurs fois notamment lorsqu’il était en stage à Lisses. Et cette dernière déclaration devrait bien être expliquée par le coach Vahid demain. Car il se trouve qu’il est signataire d’un contrat de trois ans. En outre, il a eu tout ce qu’il voulait avec le président de la FAF, Mohalmed Raouraoua et enfin et surtout, il a donné espoir aux Algériens après sa brillante victoire à Banjul face à la Gambie au match aller des éliminatoires de la CAN 2013.

Alors qu’est-ce qui pousse Halilhodzic à répéter à chaque occasion que sa valise est prête et qu’il pourrait quitter la sélection algérienne à n’importe quel moment! Le commun des Algériens sait que Vahid vient d’avoir plusieurs propositions et notamment de chez les Qataris, amis du président Raouraoua.

Et depuis cette alléchante proposition en matière financière, l’attitude de coach Vahid a bel et bien changé. De là, à faire une lecture, le pas est déjà franchi par les supporters des Verts: Vahid veut quitter les Verts surtout après le départ volontaire de trois «cadres» alors que lui-même insistait au début de sa mission avec les Verts qu’il n’y a pas de cadre en équipe nationale selon sa conception.

Et le voilà qui change sur proposition qatarie?! La meilleure preuve est que Vahid avait déclaré, entre autres, lorsqu’il a été invité par «Canal Football Club»: «Je me suis engagé pour 3 ans avec des objectifs à atteindre, mais il n’est pas certain que j’aille jusqu’au bout de mon contrat….Ce qui est sûr, remarque t-il, c’est que ma valise est toujours prête. Ce ne sont pas les offres qui manquent.». Eh oui, ce qui est vrai. La dernière offre en date a été celle du club du SC Qatar qui aurait pris attache discrètement avec le sélectionneur national, Vahid Halilhodzic, afin de le convaincre de prendre en main le club. Aux dernières nouvelles, et bien évidemment sous réserve, on évoque une proposition de l’ordre de 250.000 euros par mois.

Or, avant de prendre les Verts, sa valeur ne dépassait pas les 65.000 euros alors que la FAF lui aurait donné 100 000 euros par mois. Il est évident qu’entre 100.000 et 250.000 euros, il y a une différence de taille! D’autre part, et sur le plan purement technique, coach Vahid devrait également répondre aux questions des journalistes demain, bien évidemment, s’il maintient cette conférence de presse, sur ses choix techniques, tactiques et les détails du programme jusqu’au dernier match contre la Gambie le 15 juin prochain à Blida.

 

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nawel.d <![CDATA[Rénovation des infrastructures publiques de tourisme : L’Etat a investi 1 milliard de dollars]]> http://www.algerie360.com/?p=124087 2012-05-16T21:41:36Z 2012-05-16T21:41:36Z ]]> Rénovation des infrastructures publiques de tourisme : LEtat a investi 1 milliard de dollars  ” Cette 13eme édition du salon international de tourisme et des voyages (SITEV) a pour objectif de promouvoir la destination Algérie ainsi que le tourisme national.

Cette manifestation a également pour but de promouvoir des investissements dans le secteur. Et c’est pourquoi les banques participent à cet événement ” a déclaré, hier, Smail Mimoune, ministre du tourisme et l’artisanat, à l’occasion de l’inauguration du SITEV, organisé au palais des expositions d’Alger et placé sous le haut patronage du président de la république du 16 au 19 mai.

Accompagné par les ministres de la pèche, du commerce et des affaires religieuses, le ministre s’est arrêté auprès de nombreux stands pour s’enquérir de l’état des lieux du secteur et des opportunités de développement de certains produits phare, dans le cadre, dit-il, d’échange d’expériences et d’expertises avec les opérateurs étrangers présents en force à cette manifestation.

Il a insisté en outre sur la question de professionnalisation des acteurs du secteur, en faire de savoir-faire et de promotion de la destination Algérie.700 projets d’investissements privés sont en cours, de réalisation pour augmenter les capacités d’accueil et d’hébergement. ” Cela témoigne de la bonne santé du secteur ” a-t-il ajouté au cours d’une conférence de presse organisée à la fin de l’inauguration.

L’Etat a investi, dira le ministre, 1 milliard de dollars dans la rénovation des anciennes infrastructures publiques de tourisme qui ont été réalisées durant les années 60 et 70 par l’architecte français Fernand Pouillon avec 300 projets dans 48 villes d’Algérie, comme notamment la marina Sidi Fredj. L’Etat qui a investi durant ces années n’investit plus aujourd’hui, dit-il, pour laisser place aux opérateurs économiques privés et prendre la relève en termes d’investissements.

Le SITEV, rendez-vous incontournable des professionnels du tourisme en Algérie, constitue ainsi, depuis 13 ans, un rendez-vous annuel distingué des professionnels du tourisme pour affirmer leur place, promouvoir et commercialiser les produits touristiques, nouer des relations d’affaires et de communication, s’informer des nouvelles tendances du marché touristique local et international. Il enregistre chaque année une participation qualitative accrue, ce qui confirme la dynamique que connaît le secteur du tourisme, ainsi que l’affluence des opérateurs et des visiteurs.

Il bénéficie d’une couverture médiatique nationale et internationale importante. Le Salon qui regroupe 256 exposants dont 25 operators étrangers, est organisé sous le thème ” le Tourisme facteur de valorisation de notre histoire “. Cet événement de l’année s’inscrira d’emblée, selon le ministre, dans la célébration cette année du cinquantenaire de l’Indépendance de notre pays.

Des techniques modernes de communication seront utilisées pour donner à cette fête du tourisme une dimension à la hauteur de nos potentialités touristiques et des ambitions affichées par notre secteur. Comme à l’accoutumée, le SITEV sera une invitation pour découvrir l’Algérie touristique où un étalage de produits touristiques seront proposés aux visiteurs et plus particulièrement aux férus du tourisme balnéaire à la veille de la saison estivale.

En marge de l’événement des activités didactiques et de communication sont programmées. Il est prévu sous l’égide du Ministère du Tourisme et de l’Artisanat l’organisation d’un séminaire qui portera sur le thème récurrent du ” Tourisme vert ” où des communicants étrangers et nationaux sont attendus. Aussi un espace dénommé ” loisirs scientifiques ” sera dédié à tout intervenant désirant présenter un projet ou une communication sur le tourisme.

Un Workshop rassemblera d’autre part des tours opérateurs étrangers avec nos opérateurs nationaux du tourisme et sera coordonné par l’ONT. Par ailleurs, l’animation folklorique ne sera pas en reste : des troupes se feront les fidèles ambassadrices de leurs régions respectives et elles nous feront part de leurs traditions et esprits festifs légendaires.

La manifestation bénéficiera d’une importante couverture médiatique, nationale et internationale. Cet événement connaîtra un riche et varié programme qui permettra aux visiteurs de découvrir le riche patrimoine touristique et culturel que recèle notre pays.

 

Meziane Atmani

 

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nawel.d <![CDATA[Quitte ou double ? Les Algériens contraints à redoubler !]]> http://www.algerie360.com/?p=124089 2012-05-16T21:34:13Z 2012-05-16T21:34:12Z ]]> Quitte ou double ? Les Algériens contraints à redoubler !Tout le monde connaît maintenant l’issue officielle des élections législatives de ce 10 mai 2012 qui n’ont rien changé dans l’ordre du tiercé gagnant par rapport aux antécédentes échéances avec une forte progression du FLN.

Ce qui retient l’attention, ce sont ces partis perdants qui hurlent maintenant au loup une fois connue l’attribution des sièges après que les jeux soient faits dont ils connaissaient en principe toutes les règles de la loi électorale.

Les uns imputent leur défaite à la fraude mais aucun responsable partisan n’a apporté pour l’instant les preuves tangibles de ce qu’ils avancent gravement, d’autres parlent du mode du scrutin avec ces notoires 5% qui ont rapporté gros aux grosses cylindrées électorales par un effet subtil. Les partis mis sur le carreau n’ont vu que du feu.

Ce qui étonne un peu chez nous, ce sont des partis qui ont à peine de deux heures de naissance se sont lancés têtes baissées comme des lièvres deux mois après dans une bataille suicidaire, yeux fermés et mains liées, dont l’issue était incertaine vu qu’ils ne disposent même pas de militants sur le terrain ni de structures adéquates.

Qui est-ce qui a fait courir nombre de ces partis sinon l’appât du gain immédiat des candidats qui se sont battus presque à mort où les affairistes de l’informel de tous bords ont monnayé fortement leur place en tête de liste.

On apprend ici et là que certains ont dépensé des milliards de leurs poches en promettant monts et merveilles et en distribuant des billets à tout-va aux citoyens abusés. Au soir de la proclamation des résultats, nombre d’entre-deux étaient assommés. C’est un amateurisme poli tique qui ne dit pas son nom.

Un parti qui travaille pour le long terme doit d’abord bâtir des instances solides, construire de réelles bases à travers le territoire national et non se réveiller la veille des élections pour crier ensuite au scandale en constatant les amers résultats.

Un parti qui n’est pas capable de trouver de vrais candidats militants à travers le pays, ne doit fatalement faire du remplissage à la va-vite en spéculant sur la théorie du nombre au détriment de la qualité. La politique, c’est une longue bataille dont le travail de proximité demande beaucoup de travail de fond et énormément de patience.

On ne nait pas aujourd’hui pour prétendre légiférer 2 mois plus tard. Rien ne sert de courir, il faut partir à point selon la célèbre citation de La Fontaine. A cela se rajoute cette pléthore de partis qui n’ont même pas tenu compte des articles 85 et 86 de la nouvelle loi électorale qui pourtant les anciens partis l’ont vu passer sous leurs nez et sous leurs barbes telle une lettre à la poste.

Si des formations politiques n’avaient pas estimé les dégâts qu’allait provoquer cette loi dans leurs rangs, comment pourraient-ils alors comprendre des chiffres économiques dont les conséquences seraient graves pour le pays si jamais elles accédaient au pouvoir ? Elles ne se sont rendues compte que très tard après l’annonce des résultats qui ont été à tel point désastreux qu’un chef de parti songe déjà à dissoudre son parti nouvellement agréé.

Ces deux articles dissimu lent une véritable astuce pour les partis qui ne dépassent par les 5% des suffrages au niveau de chaque wilaya. Imaginons le cas le plus défavorable où 3 partis obtiennent équitablement 5,1% des voix dans une wilaya, c’est-à-dire 15,3% en additionnant leurs voix.

Si les 41 listes restantes obtiennent des résultats compris entre 0 et 4,99%, soit au total 84,7% ! Alors elles sont éliminées de facto quoique la somme de leur score respectif soit très largement majoritaire. Avec 84,7%, une majorité redevient miraculeusement une minorité à 0% et l’inverse est vrai.

Une trouvaille algérienne à breveter. Les majoritaires voient leurs voix disparaître dans les textes mais réellement s’envoler au profit des 3 partis qualifiés, sans aucune concession politique ni de préalables négociations, qui se partagent légalement et allègrement le butin par le bénéfice de cette légale touche terrible des 5%.

Un parti à 5,1%, peut donc, dans cet exemple, s’accaparer par la magie de ces 2 articles le tiers des sièges à pourvoir ! Un report de voix presque offert gratuitement par les perdants. Ce qui n’est absolument pas le cas dans un scrutin majoritaire à deux tours. Le scrutin proportionnel qui est censé élargir la représentation à toute la classe politique devient plus sévissant que le vote de la majorité absolue.

Comme un malheur ne suffit pas, ce pourcentage éliminatoire dont il serait difficile à l’abroger va encore sanctionner à la hausse lors des prochaines élections des APC et des APW avec 7% au lieu et place de ces illustres 5% à travers les articles 66 et 67 qui risquent encore une seconde fois de jouer de mauvais tours aux postulants. Si ces partis s’étaient al liés par famille politique avant de se précipiter dans le gouffre, ils auraient certainement raflé toute la mise.

Mais, il faut reconnaître que d’autres ont été plus lumineux que ceux qui possèdent les mêmes programmes mais seul le leadership de leurs patrons, qui les rongent, les différencie. Ils ont échoué le plus souvent à cause du stratagème de cette loi. Ils sont appelés à aller refaire leurs classes tout en révisant leurs leçons et en revenant repasser leurs examens. Il ne suffit pas de prétendre disposer d’une tête charismatique pour ambitionner construire virtuellement une formation politique.

L’Algérie a besoin de partis dont les chefs ne lancent pas dans leurs meetings des formules magiques sortantes hasardement de leurs bouches gonflés à bloc sous l’effet d’hallucinations pour croire au miracle mais le pays exige des programmes réfléchis dont la conception demande des années et des années d’études et de travaux approfondis. Ceci est aussi valable pour les gagnants comme pour les perdants.

C’est pourquoi les Algé riens qui avaient voté jeudi dernier ont été forcés à redoubler leur classe pour ne pas courir le risque dans une classe supérieure où la réussite soit en fin d’année hypothéquée. Quant aux abstentionnistes dont la plupart étant les jeunes, s’ils ne se sont pas déplacés aux urnes, c’est qu’aucun discours ne les émeut. Ils veulent du concret, pas des discours creux.

Ils ont choisi de geler leur année en attendant de réels signes du changement promis pour enfin réagir à prendre la place du personnel qui a largement dépassé l’âge de la retraite et dont-il leur doit léguer urgemment le flambeau pour la pérennité de l’état et la paix en Algérie.

 

Mohammed Beghdad

 

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nawel.d <![CDATA[Modernisation de la sûreté nationale : 10 hélicoptères dernière génération livrés prochainement]]> http://www.algerie360.com/?p=124071 2012-05-16T20:21:42Z 2012-05-16T20:21:42Z ]]> Modernisation de la sûreté nationale : 10 hélicoptères dernière génération livrés prochainementGestion des mouvements de foules, des manifestations sportives, régulation de la circulation routière, visites officielles, transport de matériels, accompagnements et escortes… telles sont, entre autres, les missions assignées aux policiers de l’Unité aérienne de la Sûreté nationale qui nous a ouvert ses portes hier.

La police algérienne réceptionnera, au plus tard dans deux mois, 10 nouveaux hélicoptères de dernière génération embarquant une technologie de pointe très sophistiquée. Les nouveaux hélicoptères de type «Agusta A109LUH», qui seront mis à la disposition de l’Unité aérienne de la Sûreté nationale (UASN), ont été produits par la société italo-anglaise AGUSTA WESTLAND, filiale du groupe italien Finmeccanica, a indiqué le commissaire divisionnaire Djamel Younsi, directeur de l’UASN, lors de la journée d’information organisée au profit des médias.

Cet appareil est plus rapide que l’actuel, dénommé Écureuil, avec lequel la Sûreté nationale procède à des opérations de surveillance depuis quelques années déjà. Il peut atteindre 325 km/h et dispose d’une caméra à vision nocturne (infrarouge) qui lui permet de détecter les moindres mouvements dans des endroits sombres.

Avec de tels moyens, «la Sûreté nationale va grandement améliorer ses performances dans la lutte contre la criminalité, ainsi que la surveillance et la régulation du trafic routier».

Pour la maîtrise des modèles Agusta, l’unité aérienne a organisé des formations qualifiantes pour 96 fonctionnaires entre pilotes et techniciens auprès du constructeur en Italie. Cette nouvelle acquisition vient s’ajouter aux 4 hélicoptères dont dispose déjà la Sûreté nationale, de type Eurocopter AS 355N, dont deux sont équipés de caméras et deux autres sont destinés au transport d’éléments d’intervention et les missions de liaison.

 

Un système de lecture des plaques d’immatriculation embarqué sur les hélicoptères

Outre la nouvelle acquisition, l’UASN, dans le cadre de l’intégration du système de lecture automatique des plaques d’immatriculation sur la caméra embarquée sur les hélicoptères, a engagé une évaluation de ce système unique en Algérie en l’intégrant sur un véhicule de la Sûreté nationale. Un véhicule mis à la disposition des services de la circulation routière de la SW d’Alger. Cette technologie avancée permet de contrôler en moyenne 8.000 véhicules/jour.

Cette unité qui compte dans ses rangs 8 pilotes verra également ses effectifs progresser par l’accueil de 20 nouveaux pilotes stagiaires en formation en Angleterre et 12 pilotes stagiaires en formation théorique au niveau de l’école Aurès Aviation. Cinquante techniciens en aéronautique sont aussi en formation au niveau d’une école spécialisé des forces aériennes qui viendront renforcer les 46 déjà en service.

Côté perspectives, la DGSN prévoit la formation de 20 autres pilotes à l’horizon 2015 et 25 techniciens en aéronautique en 2014. Aussi, elle réceptionnera en fin d’année deux stations de transmission vidéo en temps réel pour assurer la couverture optimale de la capitale. Quatre autres stations de transmission vidéo, destinées pour les unités régionales Est et Ouest, seront acquises en 2014, et quatre groupes de démarrage pour hélicoptères. Il sera également question de la réalisation d’un célibatorium à Alger et des infrastructures des unités régionales Est et Ouest. Pour ce qui est du bilan des activités au cours de l’année 2011, les activités principales de l’UASN, qui sont soumises aux normes internationales de l’aviation très strictes, se sont concentrées essentiellement sur les différents événements, notamment en matière de gestion des mouvements de foules, des manifestations sportives, de régulation de la circulation routière, des visites officielles, de transport de matériels et des accompagnements et escortes… pour ne citer que celles-là. A ce titre, ce sont pas moins de 360 missions qui ont été effectuées durant le même exercice, ce qui correspondant à un état d’heures de vols estimées à 914 heures.

Concernant les quatre premiers mois de cette année, 116 missions ont été effectuées cumulant 86 heures de vol.

Par ailleurs, les journalistes conviés à la visite ont pu avoir une idée précise sur les très diverses et importantes activités des fonctionnaires de l’unité.

Ils ont également visité les différents services tels que les bureaux du contrôle des systèmes électrique et mécanique, ceux du suivi et de la maintenance, du contrôle des stocks, de l’informatique et de la cartographie. Ce dernier est «la fierté de l’unité», nous a expliqué le commissaire et pilote Abdelhamid Messaoudi.

Un service qui a pu, au fil du temps, géo-référencer 26 wilayas tout en créant une plateforme de données géographiques des régions urbaines. Au niveau des ateliers, nous avons eu droit à une explication exhaustive du travail des techniciens et des ingénieurs, qui, justement, étaient occupés de la gestion et de la maintenance de l’un des quatre hélicoptères de l’unité.

Mohamed Mendaci

 

 

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nawel.d <![CDATA[Elections législatives du 10 mai : l’unique gagnant est Saïd Bouteflika]]> http://www.algerie360.com/?p=123961 2012-05-16T13:49:27Z 2012-05-16T12:30:42Z ]]> Elections législatives du 10 mai : lunique gagnant est Saïd BouteflikaCes élections ont confirmé les annonces de fraudes faites par tous les acteurs politiques et médias libres. Les seules inconnues étaient l’ampleur de la fraude et sa méthode. Maintenant on le sait. Une fraude à tout va qui a pris de court tout le monde, même les rompus au pouvoir.

Les résultats annoncés permettent une lecture grave des batailles souterraines qui se sont déroulées en marge de ces élections. Ces batailles qui ont toujours miné la vie politique algérienne. Pour le moment, il semblerait que le seul bénéficiaire de cette mascarade est Saïd Bouteflika. Il a pu à travers un processus de combines long et astucieux, et dont les élections ne sont qu’une étape, avant de s’accaparer le FLN.

La prise de ce vieux parti s’est faite en vue des élections présidentielles de 2014, qui pouvant être anticipées par Abdelaziz Bouteflika si le contexte est favorable à son frère cadet. Pour arriver à cette fin, Saïd Bouteflika, qui s’est éclipsé durant plusieurs mois par tactique, a procédé en plusieurs étapes avec l’aide continue de son frère Abdelaziz.

1. Rappel des faits

En 2010, Saïd Bouteflika a voulu créer le mouvement RCN (Rassemblement pour la concorde nationale) en vue des élections présidentielles de 2014. Cette tentative a été dénoncée publiquement par les ténors des partis de l’alliance présidentielle (FLN, RND, MSP) dont Belkhadem, Ouyahia et Soltani. Fait rare et exceptionnel dans les annales de la République. Aucune suite n’a été donnée au RCN. Recevant cette dénonciation comme un affront et une trahison, le clan des Bouteflika a imaginé alors une autre démarche pour atteindre ses objectifs. En effet, au lieu de créer un nouveau parti, le Clan s’est mis à récupérer le FLN. Le choix du FLN s’imposait de lui-même puisque c’est le parti du Bouteflika (rationnellement acceptable).

2. Stratégie

Une fois le principe d’accaparation du FLN retenu, la stratégie, plutôt simple, se base sur deux actions :

a). Affaiblir la direction actuelle du FLN tout en préservant sa force politique,

b). Affaiblir politiquement le RND et le MSP de l’alliance présidentielle.

a) Affaiblir la direction du FLN et renforcer le FLN

Pour affaiblir le FLN, les Bouteflika ont commencé par déstabiliser Belkhadem, via la mise en place du mouvement des redresseurs depuis plus d’une année. Ce mouvement est conduit par Khaldi, parmi les plus fidèles au Clan, puisqu’il est le bras droit de Nacer Bouteflika au ministère de la Formation professionnelle. Depuis une année, Belkhadem s’est vu contester la légitimité de diriger le FLN par nombre de responsables du parti. La seconde étape consiste à neutraliser la direction nationale du FLN. Chose faite avec la confection des listes des candidats du FLN aux législatives. Tout d’abord, les candidats sont choisis par les fidèles au Clan des Bouteflika : Tou, Harraoubia et Said Bouteflika lui-même.

Ensuite, les candidats retenus sont étrangers à la direction actuelle du FLN et sont inconnus du terrain politique. Cette stratégie de laisser émerger de nouvelles personnes facilitera la prise du FLN à Saïd Bouteflika puisque c’est lui qui les promeut. Les contestations du bureau politique du FLN à l’égard de ces listes ne font que confirmer sa marginalisation totale dans la prise de décision au sein du FLN. Tout le monde a été pris de court par ces choix dont les buts sont ailleurs.

La conséquence directe de ces deux actions est que la direction nationale du FLN et Belkhadem se retrouvent fragilisés mais à la tête d’une force politique immense. La direction actuelle du FLN et Belkhadem ne pourront donc que choisir entre une allégeance absolue au Clan des Bouteflika ou choisir de quitter définitivement le parti. Le parti FLN sera, en toute probabilité, confié aux plus fidèles du Clan. Tou est déjà candidat au poste de secrétaire général.

b) Affaiblir le RND

Le premier surpris des résultats de ces élections législatives est Ahmed Ouyahia. Son parti le RND est le grand perdant de cette mascarade puisqu’il sort affaibli avec à peine 1/3 de sièges que le FLN. Avec ces résultats, la force politique du RND devient quasiment nulle. De plus, le Clan des Bouteflika a pu s’en débarrasser, une fois pour toutes, d’Ouyahia qu’on disait proche du DRS. Ouyahia devient sans aucun poids politique.

Par ailleurs, ce n’est qu’à travers ces résultats que l’on peut comprendre le choix de Bouteflika de maintenir le gouvernement Ouyahia pour l’organisation de ces élections législatives, et n’a pas procédé à la nomination d’un gouvernement neutre comme souhaitée par certains mouvements d’opposition. Même si dés voix s’élèvent déjà au sein du RND pour contester les résultats, le premier ministre Ouyahia ne peut dénoncer des résultats émanant de son propre gouvernement. Ouyahia n’a compris le manège qu’une fois les résultats annoncés. Il a découvert alors que son quota prévu n’a pas été respecté par les résultats qu’il découvre à la télé comme tout le monde. De plus, ses antécédents dans la fraude massive (depuis 1997) ne lui laissent guère le choix que de se taire. Ironie du sort, le maintien du gouvernement Ouyahia a permis au Clan de neutraliser Ouyahia et le RND !

De plus, même dans le choix des candidats du RND, Saïd Bouteflika a joué de tout son poids. Il a proposé plusieurs de ses meilleurs amis, et de préférence, corrompus. La plupart des têtes de liste du RND ont des démêlés avec la justice. Le meilleur exemple reste Bouchouareb dont la candidature a été rejetée, par la commission des examens des dossiers de la wilaya d’Alger, mais qui est tout de même maintenu. Il est aujourd’hui député grâce à Saîd Bouteflika au détriment d’Ouyahia. Les députés du RND fidèles au Clan ne sont qu’une rallonge nécessaire pour s’assurer une majorité parlementaire. Une rallonge qui ne tardera pas à revenir à la formation mère qui est le FLN.

c) Affaiblir le MSP

Le MSP est affaibli de la même manière que le RND. Politiquement, il n’est plus une force face au FLN. Par ricochet, tout le courant islamique a été neutralisé par ces résultats à travers le score de l’alliance verte. Ce courant hésitera à contester les résultats ou à appeler à une quelconque manifestation par crainte d’être comparé au FIS. De plus, avec toutes les concessions qu’ils ont faites, depuis leurs participations aux différents gouvernements, et les affaires de corruption qui les touchent, les personnalités du MSP ne sont plus crédibles. Avec ces résultats, Soltani, qui s’est distingué depuis peu par un langage d’attaque contre le gouvernement, est neutralisé et devient sans poids politique. Il aura la même fin qu’Ouyahia

3. Résultats de la stratégie

Ces élections achèvent le processus engagé par le Clan des Bouteflika pour la récupération du FLN en vue d’assoir un pouvoir sans limite. A regarder de plus près, ces élections ont permis au Clan de Bouteflika d’imposer au pays, sous une autre forme, le retour au parti unique. Modèle de gouvernance cher à Abdelaziz Bouteflika.

Par ailleurs, les résultats attendus de la stratégie menée ne peuvent être validés que par une implication de plusieurs formations politiques et par un taux de participation élevé. Ce qui explique la prolifération des petites formations politiques opportunistes et une surestimation de taux de participation.

Le discours de Bouteflika à Sétif (prononcé le 8 mai 2012) peut être considéré comme la dernière action de cette stratégie. En effet, ce n’est qu’après l’annonce des résultats que les acteurs politiques ont saisi le véritable sens de la phrase d’Abdelaziz Bouteflika quand il disait que son “orientation partisane est connue de tous”. Ce n’est qu’après les résultats que les politiques ont compris que cette phrase est un appel à la fraude massive au profit du FLN. Le Clan des Bouteflika sait pouvoir compter sur Hanoune pour nous expliquer que le parti de Bouteflika est l’Algérie.

Une pierre, plusieurs coups !

Puisque ces élections sont organisées par un gouvernement composé de ministres issus du FLN, du RND et du MSP, ces trois formations ne peuvent en contester ni le déroulement ni les résultats. Au-delà de la neutralisation l’affaiblissement de la direction du FLN et de l’anéantissement du RND et du MSP, le Clan s’est donné un malin plaisir à neutraliser d’autres formations gênantes.

• Le poids politique du FFS s’est vu régionalisé et réduit à celui du PT : le FFS est d’autant plus perdant que toute sa base a appelé au boycott et qu’elle ne comprenait pas la décision de sa direction,

• Djaballah est fragilisé définitivement,

• Mohamed Said est rien : la rancune de Bouteflika à l’égard d’El Ibrahim est éternelle. Le Clan le fait savoir par ces résultats,

• Le poids du RCD est nul par son absence dans le champ médiatique.

Et le DRS dans tout cela

L’annonce des résultats est faite par Daho Ould Kablia après les avoir finalisé avec des ministres proches de Bouteflika. Et le Conseil constitutionnel tenu par Belaïz, fidèle parmi les fidèles du Clan des Bouteflika, ne trouvera rien à dire.

Il semblerait que cette annonce a pris de court tout le monde au DRS et même le général Toufik du DRS qui, pour une fois, n’avait pas vu venir la gifle. De plus, par habitude, tout le monde accusera le DRS d’être derrière la mascarade des résultats. Un vrai coup de poker du Clan des Bouteflika. Il se pourrait même qu’il y’ait une trahison parmi ses plus fidèles lieutenants M’henna Djebbar et Athmane Tartag. Il se pourrait que ces deux personnages, qui se jalousent, aient des alliances objectives, par calculs, avec le Clan des Bouteflika à l’insu de Toufik qu’ils estiment finissant !

4. Conclusion

A l’analyse des résultats, le seul gagnant est Saïd Bouteflika. Cela dit, cette excessivité dans la fraude et dans le mépris peut avoir un retournement imprévisible. En effet, la plupart des partis et personnalités ayant participé à cette mascarade s’élèvent aujourd’hui contre ces résultats. Toutes ces voix peuvent demander l’annulation pure et simple des résultats de ces élections. Toutes ces voix peuvent se transformer, subitement, en un front contre le Clan de Bouteflika. Les véritables perdants de cette mascarade auraient été le peuple et l’Algérie si le mot d’ordre “boycott” n’a pas été suivi. Non seulement le boycott a été suivi, mais nombreux sont ceux qui sont partis voter, où plutôt mettre des bulletins nuls, par crainte de représailles de la part du pouvoir menaçant. La campagne électorale n’a jamais été autant menaçante !

Si l’on se base sur les résultats officiels contestables, on peut conclure le rejet du régime par le peuple. En effet, la somme des taux d’abstentionnistes des bulletins nuls est supérieure à 65% ; autrement dit, les électeurs effectifs représentent à peine 35% du corps électoral. Ce taux représente 162 sièges à l’APN (77 pour le FLN, 23 pour le RND, 17 pour l’alliance verte, 4 pour le FFS, 4 pour le PT,…).

Epilogue

Abdelaziz Bouteflika est entré dans la vie politique algérienne par la ruse et les combines. Il a vécu sa jeunesse politique par de la ruse et des combines. Il veut finir sa vie par la ruse et les combines. Comme un défi aux révolutions arabes, pour sa dernière ruse il veut paraitre le plus malin des dictateurs arabes en réussissant un coup magistral là où tous les autres ont échoué. Il souhaite que l’Histoire retienne de lui un homme de coups bas !

Il est clair que la stratégie adoptée par le Clan des Bouteflika, pour le moment gagnante, peut précipiter l’effondrement total du Clan et de tout le pouvoir. La contre-attaque ne saurait tarder.

Samy S

 

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