Votre cerveau possède un bouton ‘supprimer’: Et voici comment l’utiliser

mercredi 21 décembre 2016 à 11:19
Source de l'article : Espritsciencemetaphysiques.com

Il s’agit de la manière fascinante par laquelle notre cerveau fait de la place afin que nous puissions y construire de nouvelles connexions plus solides et ainsi mieux apprendre de nouvelles choses.

Il y a un dicton en neuroscience qui dit ceci : “Les neurones qui se fusionnent se connectent.”

Cela signifie que plus vous utilisez un neuro-circuit de votre cerveau, plus solide deviendra ce circuit. C’est la raison pour laquelle, pour citer un autre dicton bien connu, « La pratique rend parfait ». Plus vous vous exercez au piano, à parler une langue étrangère, (à parler en public) ou à jongler, plus les circuits correspondants se solidifient.

Pendant des années, ce fut ainsi que nous apprenions de nouvelles choses. Mais selon de nouveaux développements, l’habilité à apprendre exige plus que de construire et de renforcer des connexions neuronales. Encore plus importante est notre capacité à se débarrasser des anciennes. Nous appelons cela “élagage synaptique.”

VOTRE CERVEAU EST COMME UN JARDIN

Imaginez que votre cerveau est un jardin ; sauf qu’au lieu d’y faire pousser des fleurs, des fruits et des légumes, vous y faites pousser des connexions synaptiques entre les neurones. Ce sont les connexions au travers desquelles voyagent les neurotransmetteurs comme la dopamine, la sérotonine et autres.

Les “Cellules gliales” sont les jardinières de votre cerveau – elles agissent afin d’accélérer les signaux entre certains neurones. Mais d’autres cellules gliales sont les vidangeuses, arrachant les mauvaises herbes, tuant les insectes nuisibles et raclant les feuilles mortes. Nous appelons ces jardinières élagueuses “cellules microgliales.” Elles élaguent vos connexions synaptiques. La question est : « Comment savent-elles quoi élaguer ? »

Les chercheurs commencent à pleine à débroussailler ce mystère, mais ils savent déjà que les connexions synaptiques peu utilisées sont marquées par une protéine, C1q (ainsi que d’autres). Lorsque les cellules microgliales détectent ce marquage, elles se collent à la protéine et détruisent – ou élaguent – le synapse.

Voilà comment votre cerveau fait de la place afin que vous puissiez construire de nouvelles connexions plus solides et apprendre davantage.

POURQUOI LE SOMMEIL EST SI IMPORTANT

Vous avez déjà eu l’impression que votre cerveau était plein à ras bord? Probablement lorsque vous commenciez un nouveau travail, une nouvelle tâche ou que vous vous imprégniez totalement dans un projet. C’est parce que vous ne dormez pas assez, même si vous emmagasinez constamment de nouvelles informations. En un certain sens, votre cerveau déborde !

COMMENT NOTRE CERVEAU SE NETTOIE

Lorsque vous apprenez un tas de nouvelles choses, votre cerveau construit des connexions, connexions encore inefficaces et ponctuelles (ad hoc). Votre cerveau a besoin d’élaguer un grand nombre de connexions afin de pouvoir construire des circuits mieux fuselés et plus efficaces. Il fait cela lorsque vous dormez.

Quand vous dormez, votre cerveau se nettoie – vos cellules cérébrales se rétrécissant jusqu’à 60 % pour faire de la place aux jardinières gliales qui débarquent et vous débarrassent des déchets et élaguent les synapses.

Vous est-il déjà arrivé de vous réveiller après une bonne nuit de sommeil et de pouvoir réfléchir clairement et rapidement ? C’est que tout cet élagage et l’augmentation de l’efficacité des circuits qui se sont faits durant la nuit vous a fait beaucoup de place pour acquérir et synthétiser de nouvelles informations – en d’autres mots, pour apprendre.

C’est aussi la raison pour laquelle les siestes sont si bénéfiques à votre capacité cognitive. Un somme de 10 à 20 minutes donne la chance à vos jardinières microgliales de débarquer, de supprimer des connexions inutilisées et de faire suffisamment de place pour que de nouvelles connexions s’instaurent.

Réfléchir avec un cerveau qui manque de sommeil c’est comme se faire un chemin en pleine jungle équatoriale avec une machette. C’est très dense, on avance lentement et c’est exténuant. Les branches se chevauchent et empêchent la lumière de passer. Réfléchir avec un cerveau bien reposé c’est comme marcher joyeusement dans Central Park ; les sentiers sont clairs et se croisent à des endroits précis, les arbres ont leur place et vous pouvez voir loin devant vous. C’est vivifiant.

CONCENTREZ-VOUS (avec pleine conscience) SUR CE QUI VOUS ACCAPARE

En fait, vous avez un certain contrôle sur ce que votre cerveau décide de supprimer quand vous dormez. Ce sont les connexions synaptiques que vous n’utilisez pas qui sont marquées pour le recyclage. Celles que vous utilisez seront arrosées et oxygénées. Alors, appliquez la pleine conscience à ce qui occupe vos pensées.

Si vous passez trop de temps à lire des théories sur la fin de Game of Thrones et très peu sur votre travail, devinez quelles sont les synapses qui seront marquées pour recyclage ?

Si vous êtes en conflit avec quelqu’un au travail et que vous gaspillez votre temps à savoir comment vous venger au lieu de penser à l’important projet sur lequel vous travaillez, vous allez vous retrouver avec une synapse superstar pour des complots revanchards mais un esprit peu innovateur.

Pour bénéficier du système naturel de jardinage de votre cerveau, vous n’avez qu’à penser à ces choses qui vous sont importantes. Vos jardinières sauront renforcer ces connexions et élaguer celles qui vous intéressent moins. C’est ainsi que vous aidez le jardin de votre cerveau à fleurir.

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