Une vitrine sur le patrimoine algérien

lundi 14 novembre 2016 à 19:23
Source de l'article : Horizons-dz.com

Coïncidant avec le 9 novembre, l’artisan algérien a célébré sa journée nationale dans un climat de reconnaissance de son savoir-faire et de sa créativité. La Fédération nationale des artisans a voulu marquer cette date à sa manière. Elle a regroupé 24 artisans et artisanes exerçant dans différents segments sur la place de la Grande-Poste d’Alger.

Une manière de faire connaître le produit artisanal, mais surtout d’offrir la chance aux artisans d’écouler leurs marchandises, faute de facilité de la commercialisation. En effet, d’après les exposants, « la commercialisation des produits artisanaux reste le problème principal de la majorité des artisans. Il y a aussi le problème de la matière première pour certains ».

Cette exposition-vente a donc rassemblé des produits de couture, habits traditionnels, bijoux, tapisserie, céramique traditionnelle, poterie, autant d’objets façonnés par des mains habiles et qui feront le bonheur des habitants de la capitale.
Le président de la Fédération, Réda Yaïci, souligne l’importance de cette manifestation « susceptible de mettre en contact les artisans et les citoyens, et de tisser des liens entre les exposants venus de différentes wilayas ». Pour l’édition de cette année, dira notre interlocuteur, « la wilaya de Tlemcen est l’invité d’honneur ».

Ceci a incité les participants à venir à cette exposition avec une panoplie de produits qui font la richesse du patrimoine de cette région, notamment la « blouza », cette robe traditionnelle coupée dans une étoffe de soie tissée à la main. Ce costume est souvent accompagné d’un karakou mi-long et d’une kyrielle de colliers de perles de culture.

L’autre produit phare de la région de Tlemcen, c’est son délicieux « kaâk », fabriqué à base de farine, de sucre, de grains d’anis et de sésame. « Notre produit comme le kaâk et le nougat sont très prisés. Dès que la marchandise est déballée, les premiers clients pointent le nez », nous affirme Hacène, un jeune vendeur. Il soutiendra que « la faible teneur en sucre du kaâk et son goût d’anis ont fait son succès ».


Parmi les exposants, des tisserands venus de Tiaret. Des djellabas mais surtout l’indétrônable burnous sont fièrement mis en évidence. Toutefois, leurs prix restent très loin des petites bourses principalement celui du burnous réalisé avec des poils de chameau « loubar ». C’est un burnous de couleur marron vendu à 70.000 DA, alors que celui réalisé à base de laine couleur écru est à 35.000 DA.

Pour l’artisan, « ce sont des prix raisonnable vu la rareté de la matière première et de sa cherté. Pour ces burnous, il y a toujours un preneur », affirme notre interlocuteur. D’autres produits de poterie, céramiques et bijoux berbères sont également exposés. D’après les statistiques fournies par le ministère du Tourisme et de l’Artisanat, 340.000 artisans exercent dans le domaine de l’artisanat, un secteur qui a créé 867.000 postes d’emploi au niveau national.

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