Moins de dix jours après son inauguration: cafouillage à la maternité de Constantine

mardi 4 octobre 2016 à 15:46
Source de l'article : Jeune-independant.net

Les grands espoirs nés au lendemain de la réouverture de la maternité du CHU de Constantine, dont la restauration a duré près d’une année et a coûté une vingtaine de milliards, fléchissent petit à petit au fur et à mesure que l’activité au sein de la structure sanitaire s’intensifie. A peine entamée et déjà des voix s’élèvent pour fustiger la gestion.

Un malaise est en effet perceptible au niveau du service dix jours à peine après sa réouverture. Une activité bouillonnante et d’innombrables va-et-vient laissent entrevoir l’intensité du travail auquel est soumis les personnels médical et paramédical de la structure. Bien que favorablement accueillie après la nouvelle inauguration du centre, l’augmentation des capacités d’accueil de la structure est semble-t-il au centre d’une nouvelle polémique.
La structure, qui a vu ses espaces de travail et d’accueil presque quadruplés (180 lits avec, en annexe, quatre blocs opératoires et huit salles d’accouchement), n’a pas pour autant vu une réévaluation du personnel, qui se trouve d’ores et déjà submergé par le nombre impressionnant d’accouchements, aussi bien par voie normale que par césarienne.

On apprend ainsi que près de 90% des femmes ayant accouché les dix premiers jours sont originaires de wilayas limitrophes, faisant ainsi fi des instructions du ministre de la Santé, Abdelmalek Boudiaf. Celui-ci avait en effet insisté, lors de sa dernière visite précédant l’inauguration de la plus grande structure de gynéco-obstétrique de l’Est, sur la nécessité de n’ouvrir la structure, préalablement réservée aux habitants de la capitale de l’Est, qu’aux cas issus d’autres wilayas jugés « délicats » et dont les moyens in situ ne permettraient pas une prise en charge efficace.

Le directeur du centre hospitalo-universitaire a d’ailleurs laissé entendre que rien que pour les deux derniers jours, la structure a accueilli près de 300 patientes, dont près de 90% étaient originaires de wilayas limitrophes à l’image de Mila, Oum El-Bouaghi, Jijel et même de Biskra.
Un point qui semble avoir été à l’origine d’une correspondance envoyée à la tutelle par l’administration du CHU. La réaction du ministre ne s’est cependant pas fait attendre. Le chef du département a aussitôt délégué son inspecteur général pour s’enquérir de la situation.
On apprend ainsi que des instructions ont été d’ores et déjà données pour refuser l’accès à la structure aux futures parturientes issues de wilayas dotées de moyens, à l’exception des femmes présentant des grossesses à risques.

Ceci en attendant, nous dit-on, que les autres structures similaires des wilayas concernées soient destinataires d’instructions les obligeant à prendre en charge leurs patientes.Cette surcharge, à laquelle est soumise la maternité de la ville des Ponts, n’est toutefois pas exempte d’intentions inavouées. Nombre de citoyens des villes limitrophes cachent en effet mal leur « projet » de porter leurs nouveau-nés sur les registres des naissances de la ville millénaire.

Des taux fournis en 2011 par les services de l’état civil de Constantine avaient pour ainsi dire fourni un taux de pas moins de 60% de nouveau-nés enregistrés par la commune de Constantine mais issus de parents n’habitant pas la ville.

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