Maladies chroniques: Les chiffres lourds de la Cnas

dimanche 27 novembre 2016 à 21:45
Source de l'article : Lesoirdalgerie.com

La Caisse de sécurité sociale dépense plus de dix-sept milliards de dinars pour prendre en charge les maladies chroniques. Ce qui représente 90% des dépenses en médicaments de la Cnas qui rembourse également plus de trois milliards de dinars de frais des prestations des cliniques privées. Ce sont les chiffres donnés par le ministre du Travail, de l’emploi et de la Sécurité sociale.

Mohamed El Ghazi, qui s’exprimait hier lors d’une journée de sensibilisation sur l’obésité et le surpoids, initiée par le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, estime que les maladies chroniques constituent une lourde charge pour la Sécurité sociale. Il plaide pour la mise en place d’un comité de veille et de recherche sur l’obésité. Aux Etats-Unis, l’obésité tue autant que le tabac, ont indiqué les spécialistes.


L’obésité est donc un facteur de risque pour développer les maladies chroniques notamment le diabète ((50% de risque de développer un diabète de type 2), le cancer (une douzaine de types de cancers sont liés à l’obésité), les maladies cardiovasculaires (un risque de 1, 5%), l’hypertension artérielle (un risque de 5%), ou les maladies respiratoires chroniques
.

C’est pourquoi le ministère de la Santé, qui a initié un programme de lutte contre les facteurs de risques communs aux maladies non transmissibles (2015-2019), a mis l’accent sur le problème de l’obésité. Le ministre de la Santé a rappelé que l’enquête Tahina réalisée en 2007 a révélé que 55,9% des personnes âgées de 35 à 70 ans sont atteintes de surpoids alors que 21, 2% des personnes interrogées âgées de 35 à 70 ans se sont révélées obèses.


La même enquête, poursuit-il, a relevé que la consommation alimentaire quotidienne ne respecte pas les recommandations internationales pour tous les groupes d’aliments avec une faible consommation de fruits, de légumes et de laitage et une forte consommation de produits gras et sucrés.


Une autre enquête réalisée en 2013 par le département de la santé en collaboration avec l’OMS et l’Unicef a montré que la surcharge pondérale concerne 12% des enfants de moins de cinq ans et qu’elle est plus fréquente chez les enfants âgés de 12 à 23 mois, soit 18%.


Selon Boudiaf, il faut un véritable plan national multisectoriel intégré pour que l’éducation dès le jeune âge à une nutrition saine et la sensibilisation à une alimentation équilibrée soient adossées à la disponibilité de produits sains, conformes à des normes opposables et accessibles.

Ce plan, dit-il, permettrait de réduire l’exposition aux produits gras, sucrés et salés.
La lutte contre l’obésité, ajoute-t-il, repose aussi sur la promotion de l’activité physique et sportive. En Algérie, la prévalence du surpoids est de 56% chez la population adulte et l’obésité touche 21, 1% de la population.


Selon les prévisions de 2025, 10 millions de la population adulte seront en surpoids et 6 millions souffriront d’obésité et 207 000 patients seront en état d’obésité morbide. Plus d’un milliard de la population adulte dans le monde et 41 millions d’enfants sont en surpoids et 640 millions de personnes âgées de plus de 18 ans souffrent d’obésité.


Les experts réunis hier en marge de cette journée de sensibilisation vont sortir avec des recommandations en matière de mise en place de normes alimentaires drastiques pour réduire la teneur des aliments, y compris les boissons gazeuses, en sucre, sel et graisse, de promotion de modes de consommation favorisant une alimentation saine et en matière de promotion de l’activité physique et sportive chez toutes les franges de la population et dans tous les milieux, souligne le département de la santé.

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