Le rôle de l’expertise médicale mis en exergue par des experts

lundi 10 octobre 2016 à 11:49
Source de l'article : Horizons-dz.com

Des experts judiciaires et de la médecine légale ont souligné, hier, à Alger, le rôle de l’expertise médicale et des analyses biologiques dans le dépistage des crimes, notamment les crimes d’honneur.

Lors du « colloque international sur la justice à la lumière de l’évolution scientifique de la médecine légale », organisé par l’Agence espagnole de coopération internationale pour le développement et auquel a assisté l’ambassadeur d’Espagne à Alger, Alejandro Polanco, et des magistrats tunisiens, koweïtiens et soudanais, les participants ont souligné l’importance de l’expertise médicale dans le dépistage des crimes. Le directeur général de l’Ecole supérieure de la magistrature (ESM), Mabrouk Hocine, a indiqué à la presse que cette rencontre vient couronner le processus de coopération algéro-espagnole qui remonte à 2013 et au cours duquel ont été « organisés des séminaires scientifiques en rapport avec la justice et la médecine légale ». Il a affirmé que ce colloque de trois jours permettra aux magistrats du pénal, aux médecins légistes et à tous les partenaires d’examiner les problématiques susmentionnées par cette question et de présenter des approches dans ce domaine. Le doyen des enseignants de l’ESM Ahcène-Bouskiaâ a souligné que « le dépistage des crimes d’homicide volontaire et involontaire nécessite une expertise médicale ».
Il a précisé que « la décision des parties de l’instruction criminelle dans ce domaine dépend des résultats de l’expertise médicale et des analyses biologiques », ajoutant que « le verdict du juge est soumis à l’avis du médecin légiste ». Bouskiaâ a souligné, en outre, que la coopération entre la médecine et la justice est « incontournable », affirmant que « la médecine légale et la justice ne peuvent en aucun cas être dissociées l’une de l’autre ». « Il est donc indispensable de construire des ponts entre elles pour assurer la continuité », a-t-il affirmé, appelant le médecin légiste à élargir ses connaissances en droit et le magistrat à maîtriser les sciences médicales pour de meilleures expertises. L’ambassadeur espagnol a indiqué que son pays se trace deux objectifs dans le cadre de la coopération algéro-espagnole.
Le premier étant de faire des preuves un élément-clé essentiel dans le cadre des expertises scientifiques.
Le second, a-t-il dit, consiste à appuyer la coordination et la coopération entre les parties chargées de l’enquête, rappelant que ce type de coopération bilatérale entre l’Algérie et l’Espagne n’est pas nouveau. Il a ajouté que cette coopération « constitue une grande opportunité pour l’avenir », précisant qu’une nouvelle ligne de coopération est en cours actuellement avec le ministère de la Justice à travers l’ESM.

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