Le nombre réduit des médecins spécialistes compromet le traitement

lundi 14 novembre 2016 à 18:25
Source de l'article : Horizons-dz.com

Depuis 1995, l’Algérie a mis en place des Maisons des diabétiques pour une prise en charge pluridisciplinaire des malades. Pour la seule wilaya d’Alger, on dénombre cinq Maisons renforcées par 13 polycliniques. Toutefois, la qualité de la prise en charge fait défaut devant l’inadéquation du nombre des malades et celui des diabétologues.

C’est le constat qu’a fait le Dr Abdelhafid Habitouche, médecin coordinateur de la Maisons des diabétiques du Ruisseau. Intervenant, hier, au forum d’El Moudjahid dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale du diabète, le Dr Habitouche dira que le nombre élevé de malades influe négativement sur la qualité des soins dispensés. Conséquence : les rendez-vous sont très éloignés.

L’intervenant soutient que « le staff médical constitué de 24 diabétologues, dont 6 de la santé publique, arrive difficilement à répondre aux attentes des patients. Nous sommes passés de 5.000 malades en 1995 à 20.000 aujourd’hui ». Cette réalité révèle aussi l’augmentation exponentielle du nombre des diabétiques en Algérie.

Cette augmentation est même inquiétante, puisque 10% de la population est devenue diabétique, soit 4,5 millions de personnes dont de plus en plus de jeunes qui souffrent de diabète de type 2. Revenant aux facteurs déclenchants de la pathologie, outre le facteur héréditaire, le Dr Habitouche soutient que l’alimentation est un facteur aggravant. Les Algériens ont délaissé le régime méditerranéen pour celui de l’Occident, plus gras et plus sucré. Ceci en plus de la sédentarisation et le manque de pratique de sport. Il ajoutera que « cette pathologie de type 1, 2 et gestationnelle est incurable, mais traitable.

Il suffit de respecter le traitement et les conseils donnés pour éviter les complications ». Ces dernières sont légion chez les patients récalcitrants, puisque des cas de métropathie, de rétinopathie ou de pied diabétique sont enregistrés. Selon le même docteur, « des complications majeures mortelles surviennent également et les décès subits de jeunes personnes sont la preuve de la dangerosité de la maladie ».

Le président de l’Association des diabétiques de la wilaya d’Alger, Fayçal Ouhadda, a, de son côté, souligné que le malade doit être le centre d’intérêt de l’approche médicale. L’Association que préside Ouhadda compte 30.000 adhérents et son objectif est de « mener des journées de sensibilisation auprès des non-diabétiques pour prévenir cette maladie ». Comme elle a appelé les diabétiques à se conformer à un régime équilibré, au respect des règles de nutrition saine qui est la base du traitement, puisqu’il permet de préserver l’équilibre du taux de glucose dans le sang.

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