Deux maternités à Baba Hacène et Douéra seront livrées en 2017: Deux cent trente nouveaux lits d’accouchement à Alger

dimanche 9 octobre 2016 à 13:49
Source de l'article : Liberte-algerie.com

Ces deux structures viendront renforcer le parc des cliniques et atténuer un tant soit peu la pression sur les services maternité des hôpitaux de la capitale.

Le problème d’accouchement des parturientes est d’actualité, notamment ces dernières années dans la capitale et d’autres wilayas du pays, où l’indisponibilité de lits concourt à la dégradation de l’état de santé mère-enfant. Pour l’exemple, les services de maternité des CHU et les cliniques publiques obstétriques sont débordés et même submergés par l’ampleur de l’accueil, étant donné que les infrastructures sanitaires qui relèvent du secteur privé ne sont pas à la portée des bourses modestes. Et pour cause, le nombre de futures mamans dépasse le nombre de lits offerts au jour de l’accouchement. Mieux, le nombre de lits est aussi limité, en raison du nombre de patientes dites à risques et retenues en observation après l’accouchement. D’autres mères sont hébergées à même le couloir à cause de l’état préoccupant de leurs bébés. Pour s’en convaincre, une visite au niveau du service de gynécologie d’un CHU d’Alger tiré au choix suffit pour dresser un constat à la limite déplorable.

“C’est tous les jours ainsi. D’interminables files de parturientes viennent quêter le quitus de la sage-femme pour prétendre à un lit où accoucher”, a-t-on su. Pour ce qui est des statistiques officielles communiquées par les services de la santé de la wilaya d’Alger, 94 041 accouchements auraient été opérés au cours de l’année 2015. Une situation chiffrée qui renseigne on ne peut mieux sur l’état de saturation des établissements d’accueil. D’où la nécessité de construire d’autres maternités afin de résorber le déficit en matière de lits.

Dans cette optique, deux importantes cliniques urbaines d’accouchement et obstétriques viendront renforcer la capitale au cours de l’année 2017. L’une à Douéra et l’autre à Baba Hacène sous l’intitulé “Complexe mère et enfant”. Cet acquis représente une première du genre dans notre pays puisqu’il est conçu et réservé exclusivement à la maman et à son bébé. C’est ce qui ressort de notre visite effectuée avec des membres de la commission santé, hygiène et environnement de l’APW.

Lancés en 2008 et confiés à un groupement d’entreprises algéro-espagnol, la cadence des chantiers n’augurait rien de bon, si ce n’est le gel de travaux durant quatre années, au motif d’un ennui de trésorerie qui a abouti sur une faillite. D’où la résiliation du contrat avec la société ibérique et le maintien de l’entreprise Altrapco du groupe Benhamadi Condor par le maître de l’ouvrage qui est la DSP. Et depuis le mois d’août 2015, date de reprise de chantier, le taux d’avancement des travaux s’en est allé crescendo jusqu’à atteindre un taux satisfaisant. C’est à se demander si l’autorité s’inquiète de la situation financière des soumissionnaires aux projets lors de la conclusion de contrats. Situé à l’entrée de la ville de Baba Hacène, soit à la hauteur de haouch Oukil, ce complexe occupe une place stratégique sur la route nationale reliant Draria à Baba Hacène.

Rassuré quant à l’état d’achèvement des carcasses des unités du complexe à l’état de gros œuvre qui accuse un taux de 80%, cette visite a fait dire à M. Miraoui, le directeur de la santé d’Alger : “Doté de cinq blocs, cet hôpital d’accouchement sera opérationnel d’ici une année pour qu’il soit destiné principalement aux grossesses dites à haut risque.

En ce sens, le premier bâtiment est destiné principalement à l’accouchement et le deuxième est réservé à la réanimation, alors que le troisième bloc devra servir aux interventions chirurgicales et le dernier bloc est réservé à la néonatologie. À ajouter aussi un édifice devant abriter un bloc administratif et pédagogique. Pour rappel, la capacité de l’hôpital est de quatre-vingts lits au total.” Selon M. Miraoui, “on peut atteindre la capacité de 140 lits, pour peu que l’enveloppe initiale soit revue à la hausse. À noter que la surface totale du site est de 1,5 ha et le bâti dépasse un ha”. Du reste, le complexe est doté d’une unité d’imagerie radiologie, une unité réservée aux consultations ainsi qu’un laboratoire d’analyses et l’unité d’accouchement.

Outre cela, l’’hôpital est muni d’unités de néonatologie, de réanimation et de pharmacie. Pour rappel, l’unité d’hospitalisation s’étend sur une superficie de 2280 m2 et l’unité technique sur 4232 m2.

Concernant l’enveloppe budgétaire, le coût du complexe est estimé à 2 milliards de DA. L’autre structure visitée par la délégation conduite par Mme Oulebsir, présidente de la commission santé à l’APW, est la maternité urbaine de Douéra, où les travaux de finition ont dépassé 90%, alors que les travaux de corps d’état secondaire sont finis. Imposante, la bâtisse est esquissée en forme fœtale.

Construite sur une superficie de 1,4 ha, la capacité d’accueil de cette structure est de l’ordre de 150 lits. D’un coût de 2,11 milliards de DA, l’unité a été réalisée par une société indienne, Shapoorji Pallonji Co Ltd, pour être rattachée au CHU de Douéra. Seul inconvénient, l’accès à cette maternité est situé un peu en retrait par rapport à l’hôpital de Douéra. De la sorte et pour y accéder, il faudra emprunter l’entrée du CHU. D’ailleurs, d’aucuns parmi les membres de la délégation se demandent comment serait organisée l’entrée au CHU avec l’ouverture de la maternité et comment sera géré le flux des familles des parturientes.

D’où l’urgence d’engager une réflexion pour la réalisation d’une entrée indépendante, du moment que l’espace et la disposition du site le permettent. Quoi qu’il en soit, la réception de cette structure et d’autres boosteront la capacité d’accueil du secteur de la santé, a déclaré Mme Oulebsir, la présidente de la commission santé de l’APW

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