L’administration Trump compliquera davantage le marché pétrolier, selon Chakib Khelil

dimanche 27 novembre 2016 à 20:47
Source de l'article : Huffpostmaghreb.com

Les pays de l’Opep parviendront à un accord à l’occasion de la réunion ministérielle des pays du Cartel prévue le 30 novembre à Vienne. C’est l’intime conviction de l’ex-président de l’Opep et néanmoins ex-ministre algérien de l’Energie Chakib Khelil.

Dans un entretien accordé à la chaîne de télévision libanaise Al Mayadeen, Khelil se dit rassuré sur l’issue de la réunion de Vienne. L’accord trouvé pourra alors ouvrir la voie à des décisions de plafonnement définitif de la production en cours de l’année 2017.

Interrogé sur l’impact de cet accord sur les prix du pétrole, Chakib Khelil, qui avait prédit une hausse des prix à 70 dollars avant de dire qu’il sera de 60, affirme cette fois-ci que, la moyenne des prix en 2017 avoisinera les 50 dollars si l’accord d’Alger venait à être avalisé lors de la réunion de Vienne.

Selon l’ex président de l’Opep, quelque soit la situation les prix du pétrole ne pourront pas se situer au-delà des 60 dollars dans les deux années à venir. Cette prévision, s’explique selon lui par une augmentation prévisible de la production du pétrole de schiste par les Américains.

Concernant les divergences au sein de l’organisation elle-même notamment entre les pays du Golfe et l’Iran d’un côté et les pays instables à l’instar de l’Irak, la Libye et le Nigeria d’un autre, Khelil soulignera les décisions exceptionnelles prises en faveur notamment du Nigeria , de l’Irak et de la Libye et le consensus à trouver en faisant abstraction de ces pays instables.

Les grands producteurs de pétrole notamment l’Arabie Saoudite et la Russie sont les vrais « influenceurs » du marché pétrolier, selon Chakib Khelil.

Quant à l’Iran, parvenu récemment à rétablir son niveau de production d’avant les sanctions subies, Khelil affirme que le pays a tout le droit de réclamer ce seuil et nie toute volonté de Téhéran de faire échouer les discussions en cours. Pour lui, l’Opep n’a pas d’autres solutions que de baisser sa production pour parvenir à rééquilibrer le marché.

Aussi, la solidarité entre les membres de l’Opep est indispensable pour pouvoir redresser la barre.

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