Gazoduc Algérie - Sardaigne (Galsi), les travaux débutent en 2010

lundi 1 juin 2009 à 9:08
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galsi.2.jpgLes travaux de réalisation du gazoduc Galsi, reliant l’Algérie à la Sardaigne, débuteront l’année prochaine, a annoncé le ministre de l’Energie et des Mines, Chakib Khelil, lors d’une conférence de presse animée, hier, conjointement avec le ministre italien pour le Développement économique.

Selon M. Khelil, toutes les études concernant le projet Galsi ont été finalisées et la décision d’investissement est attendue pour l’année prochaine.

D’une capacité de 8 milliards de mètres cubes, le Galsi devra démarrer après la finalisation de l’étude environnementale qui, elle, est toujours en cours, explique Chakib Khelil, soulignant que sa rencontre avec le ministre italien pour le Développement économique, Claudio Scajola, a été consacrée exclusivement au domaine énergétique.

Le ministre italien a laissé entendre que le projet Galsi servira de tremplin à la libéralisation du marché de l’énergie dans son pays et ce, avec l’arrivée de Sonatrach.

Des tractations sont en cours pour étendre le gazoduc Galsi à la Corse. « Nous pensons pouvoir réussir et cette possibilité devrait être appuyée par la France », a déclaré le ministre italien, Claudio Scajola.

Au début du mois en cours, le président de l’exécutif corse, Ange Santini, a plaidé ouvertement pour « un raccordement au plus tôt » de la Corse au Galsi.

« Ce raccordement doit se faire au plus tôt et il y a urgence à ce que les deux centrales » thermiques corses, à Lucciana, au sud de Bastia, et au Vazzio, à la sortie d’Ajaccio, « soient reconstruites si l’on veut éviter un nouveau black-out comme l’île en a connu à l’hiver 2005 », avait déclaré récemment le même responsable corse, repris par l’agence AFP. Selon le ministre italien pour le Développement économique, « grâce à une proposition italienne, le gazoduc Galsi est devenu un projet stratégique pour l’Union européenne.

Il a été inséré parmi les priorités pour la sécurisation énergétique de l’UE. C’est pourquoi les Européens se sont engagés à contribuer au financement de ce projet », souligne M. Scajola.

L’Algérie et l’Italie ont décidé également de renforcer le gazoduc déjà existant, appelé Enrico Mattei. Son extension devrait intervenir en deux phases pour augmenter de 7 milliards m3/an ses capacités actuelles, fera comprendre le ministre de l’Energie et des Mines.

La seconde phase de cette extension devrait intervenir vers la fin de l’année en cours, attribuant ainsi à Sonatrach une capacité additionnelle d’exportation substantielle vers l’Europe.

Le groupe public des hydrocarbures confirme de plus en plus sa vocation gazière. Ses objectifs en matière d’exportation de gaz sont fixés à 85 milliards de mètres cubes à l’horizon 2010.

A la question de savoir le pourquoi du blocage de l’autre projet reliant l’Algérie au royaume ibérique (Medgaz), Chakib Khelil a expliqué que le différend est plutôt d’ordre économique et non politique. « C’est un désaccord avec les entreprises espagnoles qui se situe à deux niveaux : le prix et la distribution par Sonatrach de ses produits en Espagne », détaille M. Khelil.

Ce dernier a fait comprendre qu’un mémorandum sera confectionné entre l’Algérie et ses partenaires italiens afin de s’investir dans le domaine des énergies renouvelables.

Au sujet de la proposition faite par la firme italienne Eni à la précédente réunion du G8, liée à la création d’une agence internationale du pétrole qui regrouperait les pays consommateurs et producteurs, M. Khelil a estimé que « ce mécanisme doit faire l’objet d’une réflexion en tenant compte des intérêts des pays producteurs et consommateurs ».

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