Soutenue en Algérie par les dépenses publiques: Baisse continue de la croissance économique

lundi 21 août 2017 à 10:29
Source de l'article : Lexpressiondz.com

Le Produit intérieur brut (PIB) par habitant est passé à 3 894 dollars en 2016.
La croissance qui est généralement boostée par les dépenses, notamment publiques, a enregistré un léger recul en 2016 par rapport à l’année 2015. Elle est restée soutenue en 2016, en s’ établissant à 3,4% contre 3,7% en 2015. Pour 2017, le FMI prévoit une légère baisse de la croissance économique à 2,9%. L’économie algérienne a réalisé en 2016 un taux de croissance de 3,3% contre 3,7% en 2015, et un Produit intérieur brut (PIB) par habitant de 3 894 dollars en 2016, a-t-on appris auprès de l’Office national des statistiques (ONS).

Cette croissance appréciable a été pour l’essentiel tirée par le secteur des hydrocarbures, qui a connu un véritable rebond en 2016 avec une hausse de sa valeur ajoutée de 7,7% en 2016 contre 0,2% en 2015. Pour ce qui est des croissances sectorielles, elles ont été marquées par les légères performances de l’agriculture et une croissance contrastée dans l’ensemble des secteurs d’activité, du fait du recul des dépenses publiques et de la contraction des importations.

En valeurs courantes, le PIB est passé de 16 702,1 milliards de DA en 2015 à 17 406,8 milliards de DA en 2016, soit une hausse de 4,2%.Par tête d’habitant, le PIB per capita est évalué à 3 894,0 dollars en 2016. Cette tendance révèle ainsi une décélération de la baisse des prix internationaux des hydrocarbures. D’autre part, la consommation finale des ménages (CFM)-qui représente les dépenses effectivement réalisées par les ménages résidents pour acquérir des biens et services a affiché en 2016 une croissance de 3,3%, tandis que la formation brute de capital fixe (Fbcf) a évolué de 3,5% en volume contre 5,7% en 2015, soit une baisse du rythme de croissance de la Fbcf.

Cette baisse du rythme de croissance de la Fbcf a été induite essentiellement par le recul des importations des biens d’équipement industriels dès 2014, ainsi qu’à une relative baisse des dépenses d’équipement de l’Etat. En valeurs nominales, la Fbcf a augmenté de 6%, s’établissant à 7 467,3 milliards de DA en 2016 contre 7 041,7 milliards de DA en 2015. Le ralentissement du rythme de croissance en volume de la Fbcf maintient toutefois un taux d’investissement dans l’économie encore élevé, vue qu’en 2016 la part de la Fbcf dans le PIB a atteint 42,9%, alors que ce taux était de 42,2% en 2015. Ces ratios dénotent un effort d’investissement toujours très important mais soutenu, pour l’essentiel, par l’Etat et le secteur de l’énergie et des hydrocarbures.

Pour rappel, même les importations, elles restent aussi importantes, en dépit de la politique de rationalisation des dépenses prônée par le gouvernement après la baisse drastique des recettes pétrolières engendrée par la chute des cours du pétrole sur les marchés mondiaux. La balance des paiements de l’Algérie reste déficitaire et représente 17,1% du PIB en 2016 contre 15,7% du PIB en 2015. Ce déficit représente 16,2% en 2017. Le taux d’inflation moyen annuel a atteint 6,1% jusqu’à juillet 2017, alors que la loi de finances de cette année a prévu un taux d’inflation de 4%.

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