Relations Économiques Algéro-Américaines :deux patrons algériens en parlent…

jeudi 10 novembre 2016 à 18:37
Source de l'article : Lexpressiondz.com

«Difficile de parler économie sans évoquer l’aspect diplomatique des relations entre ces deux pays qui ne partageaient pas les mêmes visions sur certains dossiers.»

Donald Trump élu, hier, 45ème président des Etats-Unis au terme d’une longue campagne électorale qui l’a propulsée à la plus haute fonction de l’Exécutif américain s’est dit prêt à travailler avec tous les pays qui seraient disposés afin d’encourager et de privilégier le partenariat.

En effet, l’Algérie et les Etats-Unis qui ont des rapports très solides en matière de lutte contre le terrorisme et de la coopération sécuritaire ont déjà exprimé leur aveu et leur ambition d’aller vers le renforcement de la coopération économique entre le deux pays, ces dernières années dans le cadre du Conseil des hommes d’affaires algéro-américain. La question qui se pose: que va-t-il changer dans la relation économique entre l’Algérie et les Etats -unis après l’arrivée de Trump à la tête de l’administration américaine?
Pour le président de la Confédération générale des entreprises algériennes (Cgea), Habib Youcefi, «il est difficile de parler d’un développement économique, sans évoquer l’aspect politique et diplomatique dont ces deux pays ne partageaient pas les mêmes visions sur certains dossiers», a-t-il affirmé. Pour ce dernier les questions diplomatiques priment sur l’aspect économique dans les relations internationales et c’est à l’Algérie d’actionner son appareil diplomatique pour atteindre cet objectif espéré qui nécessite des innovations importantes, et une compréhension mutuelle pour que la relation économique entre les deux pays dépasse le stade actuel. «Les possibilités d’un renforcement de la coopération économique entre les deux pays existent, mais elles doit être accompagnées d’un travail important sur le plan diplomatique qui nécessite des innovations importantes.

L’Algérie et les Etats-Unis ne partageaient pas les mêmes visions sur certains dossiers», a-t-il expliqué. Pour sa part, Salah Eddine Abdessamade, vice-président du Forum des chefs d’entreprise (FCE), estime que l’arrivée de Trump à la tête de l’administration américaine n’aura pas un impact sur les relations économiques entre les deux pays. Il affirme dans ce sens que des contrats de partenariat ont été signés avec des entreprises américaines, mais non avec le gouvernement américain. «Le pouvoir politique a peu d’influence sur les chefs d’entreprise dont la majorité est constituée de multinationales, donc sur ce point il est encore difficile», a-t-il souligné, avant d’ajouter: «On n’a pas à s’inquiéter, au contraire il faut saisir cette opportunité pour arriver au développement des relations économiques entre les Etats-Unis et l’Algérie.»

Pour M.Abdessamed, l’Algérie doit saisir l’opportunité de ce bouleversement de l’économie mondiale pour tenter d’occuper une place qui lui permettra de développer son économie en tentant des contrats de partenariat gagnant-gagnant.
Pour rappel, la coopération économique entre l’Algérie et les Etats-Unis est encore très loin des aspirations des deux pays qui affichent des ambitions et veulent multiplier les initiatives pour atteindre l’objectif visé.
La coopération entre l’Algérie et les Etats-Unis s’est étendue ces derniers temps vers d’autres secteurs d’activité dont l’agriculture, la santé, l’enseignement professionnel et d’autres, si changement il y a dans les relations bilatérales entre les deux pays c’est bien pour répondre aux aspirations et objectifs des deux pays dont les chefs d’entreprise multiplient les initiatives pour booster les relations économiques entre les deux pays.
Enfin, plusieurs projets de partenariat ont été lancés dans ce cadre, notamment de l’agriculture comme des projets de fermes pilotes s’étendant sur une superficie de 25.000 hectares, dont 5000 ha réservés à l’élevage de vaches laitières et d’autres bovins. Cette exploitation agricole produira du blé dur, de l’orge, du fourrage, de la pomme de terre et activera aussi dans l’ensilage du maïs, sur une superficie globale de 20.000 ha.
Dans le secteur de la santé, les deux parties ont déjà signé un accord de partenariat dans le domaine de la biotechnologie et de l’industrie pharmaceutique, susceptible d’ouvrir la voie à l’Algérie pour qu’elle devienne à terme un important pôle régional dans ce domaine.

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