Un premier symposium (SITTEM) pour faire le point sur le grand gap dans la logistique à l’export en Algérie

mardi 15 novembre 2016 à 21:07
Source de l'article : Maghrebemergent.com

Le Symposium International sur la Trans-logistique, le Transit et l’Entreposage de Marchandises (SITTEM) prévu pour les 26 et 27 novembre se donne pour objectif de sensibiliser au métier de logisticien. L’occasion de « faire le point sur l’état de la logistique » dans l’écosystème algérien.

  «Nous n’avons pas uniquement la volonté de développer la logistique à l’exportation mais nous sommes plutôt déterminés à le faire ! » a martelé M. Safi Lazreg, DG de Numilog, filiale du Groupe Cevital spécialisée dans la logistique au cours d’une conférence de presse de présentation de l’évènement.

 Plusieurs représentants d’entreprises de logistique à l’export étaient présents à l’instar de M. Boualem Kini, PDG du Groupe public Logitrans (ex SNTR), de Nait Djoudi Adel, PDG de la filiale AGEFAL, du Groupe Logistrans ou de M. Samir Boumati, DG de DP World Djazair.

La première édition du SITTEM organisée sous le Patronage du Ministère des Travaux Publics et des Transport verra la participation de 2000 professionnels, selon les organisateurs. Au programme, sept (7) conférences plénières, neuf (9) workshops et des rencontres « B2B » tout au long de l’événement. L’ambition des organisateurs est affichée : faire du SITTEM « le nouveau rendez-vous incontournable des professionnels de la logistique en Algérie. »

 Trois grands objectifs sont fixés pour cette première édition : sensibiliser les industriels à l’importance du Supply Chain Management (Gestion de la chaîne logistique), faire connaître la profession de logisticien et, enfin, faire rencontrer les différents acteurs (logisticiens, industriels et supports). L’événement permettra d’aborder la logistique d’une manière approfondie et très technique afin de mettre en exergue les véritables entraves.

 Faire rencontrer le public et le privé

 Dans une conjoncture économique allant vers le point de rupture d’une économie basée principalement sur les recettes pétrolières, en plus de l’épuisement du Fond de régulation des recette (FRR) prévu au cours de 2017, les déclarations émanant des pouvoirs publiques se multiplient dans le sens de libérer l’activité économique notamment par la formule partenariat public/privé.

 Le SITTEM s’inscrit dans ce sens selon les organisateurs, car il permettra aux professionnels des deux sphères de se retrouver dans le cadre d’une plateforme d’interaction. Le mot d’ordre de débureaucratisation et décentralisation distillés par les experts de la Task force qui planchent sur le « le nouveau modèle économique » trouve un certain écho.

 M. Samir Boumati, DG de DP World Djazair, présent à la conférence de presse de la SITTEM a souligné lui aussi cet obstacle de la lourdeur bureaucratique. Selon ce professionnel en logistique l’aspect ‘’matériel‘’ (infrastructure) n’est pas suffisant pour une optimisation du transport de marchandises. Il faut également mettre la lumière sur l’aspect administratif.

 Un sérieux retard à rattraper en matière d’exportation

 Les discours «de bonnes intentions» émanant des pouvoirs publics se sont multipliés ces deux dernières années. Des discours qui mettent en exergue le potentiel exportateur à travers la diversité des produits exportables et du positionnement géostratégique du pays. Mais dans les faits, le soutien à l’export reste très faible.

 A l’ère du  » nouveau modèle économique » le secteur de l’export endure encore d’anciens maux. En plus d’avoir été négligé durant des années, l’exportation est un domaine où le fonctionnement bureaucratique de l’économie crée des entraves.

 Il y a un an, sur Radio M.Ali  Bey Nasri, soulignait dans  l’émission ‘’l’Invité du Direct’’ que le gros des exportations des 2,6 milliards de dollars « hors hydrocarbures » en 2014 étaient gonflées de manière artificielle par l’incorporation des produits dérivés des hydrocarbures.

Il relevait que l’un des handicaps des exportateurs nationaux résidait dans le retard accusé par l’Algérie dans son « indice de performance logistique » en plus d’un système de contrôle des changes qui   » ne tient pas assez comptes des règles et des contraintes du commerce extérieur auxquelles doivent faire face les opérateurs économiques ».  Tout cela avait-il conclu conduit à une « pénalisation de l’acte d’exportation ».

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