Pour relancer les exportations: Un nouveau code des douanes à l’APN le 11 décembre

mercredi 30 novembre 2016 à 8:29
Source de l'article : Horizons-dz.com

La nouvelle mouture du code des douanes, examinée, hier, au niveau du secrétariat général du gouvernement, devra atterrir le 11 décembre à l’Assemblée populaire nationale.

Il fera d’objet d’un examen avant d’être soumis au vote des parlementaires lors d’une session plénière. C’est ce qu’a fait savoir, hier, le directeur général des Douanes algériennes, Kadour Bentahar, lors de sa rencontre avec une vingtaine d’exportateurs, qui se sont réunis dans le cadre de la cellule d’écoute et de suivi des exportations mise en place par le ministère du Commerce. Le ministre Belaïb Bakhti était d’ailleurs présent à cette réunion organisée à la direction générale de la Safex.
Le DG des Douanes a souligné que « le nouveau code viendra lever les obstacles bloquant l’acte d’exportation ». Il a annoncé comme nouvelle mesure un code sur les opérations d’exportation, qui passe de 8 à 10 chiffres, la vente en consignation et le drawback qui seront relancés en janvier 2017.

Cap sur l’Afrique
La rencontre a permis aux exportateurs de faire part de leurs préoccupations quant à l’installation du guichet unique, la création d’une zone franche à Tamanrasset et la protection de la production nationale. Pour le ministre, « l’objectif est de donner un élan aux exportations hors hydrocarbures ».
« Le patriotisme économique doit être la solution à la crise », a-t-il clamé. Il a fait savoir que la cellule d’écoute recevra les ministres concernés par les opérations d’exportation pour mieux encadrer celles-ci. Il a cité d’abord les ministres de l’Agriculture, de l’Industrie et des Mines, et des Transports. « La tension est de plus en plus forte sur notre balance de paiement. Il faut rationaliser les importations et disposer d’outils pour cerner quel type d’action il faut engager », a-t-il, indiqué. Il est impératif, dira Belaïb, de « protéger la production nationale et de la valoriser de telle manière à ce qu’elle soit compétitive à l’international ». Il a déploré que peu d’efforts aient été accomplis dans ce sens. « 8.000 commerçants étrangers sont installés en Algérie et tous sont mobilisés pour la promotion des produits de leur pays », a-t-il fait remarquer. Du côté du gouvernement, l’effort est réel. Belaïb a fait savoir que dans le cadre de la Grande zone arabe de libre-échange (GZALE), l’Algérie est le seul pays qui maintient une liste négative malgré les reproches des membres de la Ligue arabe qui demandent son élimination. Sur les 1.200 produits que comporte celle-ci, 400 ont été intégrés par notre pays.
« Un groupe de travail devra rendre ses conclusions dans un mois pour définir les produits qui seront l’objet d’échange avec la GZALE », a-t-il annoncé. Evoquant l’accord avec l’Union européenne, le ministre a estimé que « les promesses en termes d’investissement n’ont pas été tenues ». Le volume des échanges commerciaux est passé de 9 à 30 milliards de dinars depuis 2005. Belaïb a été catégorique. « Les opportunités d’exportation sont en Afrique », a-t-il déclaré. « Nous avons véritablement la chance d’investir au niveau de la zone africaine de libre-échange et l’Algérie plaide pour l’accélération de sa mise en place », a-t-il ajouté. Le ministre préconise l’installation, en collaboration avec les Douanes, de plusieurs points de contact avec l’Afrique pour faciliter le transit des marchandises. La mise en place d’une centrale d’achats dédiée aux pays africains est également recommandée.

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