Tarification de l’eau à usage industriel : Augmentation en 2017

dimanche 13 novembre 2016 à 21:11
Source de l'article : Elmoudjahid.com

« La tarification de l’eau pour les activités commerciales et industrielles, connaîtra prochainement une probable révision à la hausse », c’est ce qu’a annoncé le ministre des Ressources en eau et de l’Environnement, Abdelkader Ouali, lors de son audition par la commission des finances  à l’Assemblée populaire nationale (APN).  Le ministre a affirmé qu’une réflexion était engagée au niveau  de son département ministériel sur la révision de la tarification de l’eau pour les grands clients commerciaux et industriels notamment ceux ayant des  activités connues pour leur large consommation d’eau.
Il a rassuré par ailleurs, que le projet de révision de la tarification exclura en cas d’adoption, les familles dont la moyenne de consommation d’eau ne dépasse pas les 25 m3 par trimestre. « Cette nouvelle tarification est fondée sur le principe « qui consomme plus, paie plus », a-t-il renchéri. Cette catégorie de consommateurs représente près de 30 millions de personnes, selon les chiffres avancés par M. Ouali qui a rappelé que les autorités avaient adopté le prix de 5 DA le litre alors que le coût des services d’alimentation et de raccordement est de 45 DA.

Réception de 3 grands transferts et 5 barrages en 2017

Au sujet des projets du secteur, le ministre des Ressources en eau a indiqué que l’année 2017 sera marquée par la réception de plusieurs projets structurants dans le domaine de l’alimentation en eau potable. Il s’agit entre autres de trois grands transferts et cinq barrages.  En 2017, trois grands transferts seront mis en service avec l’objectif  d’assurer une alimentation en eau potable dans plusieurs régions, a indiqué  M. Ouali.

Il s’agit d’un raccordement d’eau de la wilaya de Bejaia vers la région Mehouane dans la wilaya de Sétif, de la réception d’un nouveau transfert à partir du barrage de Bouharoune pour couvrir sept wilayas de l’est du pays et du raccordement des villes de Mascara, Sig et El-Mohammadia au complexe MAO (Mostaganem, Arzew, Oran) via la station de dessalement d’El Magtaa (wilaya d’Oran). Les eaux des barrages et puits de la wilaya de Mascara seront destinés  à l’irrigation des terres agricoles de la même région, a-t-il encore dit avant de citer la réception de cinq nouveaux barrages avec une capacité de remplissage de 250 millions de m3 en parallèle avec l’irrigation de 20.000 hectares supplémentaires  de terres agricoles.

Pour  l’année en cours, le ministre des Ressources en eau a rappelé  que plusieurs « grands projets » ont été réceptionnés dont deux stations de dessalement  de Beni Haoua (Chlef) et El Magtaâ sans compter les deux transferts de  Beni Haroune-Ain Kercha et Ouerkis et Oued Othmania-Ain Kercha répondant ainsi  aux besoins d’un million et demi de citoyens dans les régions est du pays. Ont également été réalisés une unité d’épuration des eaux souterraines à Illizi, In Salah, Tamanrasset, Ouargla et Tindouf et la modernisation du réseau  de raccordement à El Grarem (Mila), Sidi Bel-Abbès et Batna outre la réalisation  de surfaces agricoles irriguées d’une superficie de 17.000 hectares et 12 stations  de traitement des eaux usées avec une capacité globale de 140.000 m3/jour.

Plus 119 milliards DA, budget de l’environnement en 2017

Au volet environnement, l’année écoulée aura enregistré la réalisation de 165 sites dont des centres d’enfouissement technique des déchets (CET) et de tri, des décharges de contrôle et de traitement des résidus environnementaux des unités industrielles et la classification de plusieurs régions humides. S’agissant de l’enveloppe financière allouée au secteur des ressources en eau et à l’environnement au titre de la loi des finances 2017, il est prévu qu’elle atteigne 119,461 milliards de DA dont 103,277 milliards de DA pour le budget équipement et 16,184 milliards de DA pour la gestion, a-t-il encore poursuivi.
Reconnaissant le recul du budget consacré à son secteur par rapport  aux années précédentes, M. Ouali a fait remarquer que cela aura un impact certain sur les projets sectoriels en cours de réalisation ou ceux inscrits  pour l’exercice 2017.
Evoquant les dispositions législatives liées au secteur et contenues dans le projet de loi des finances 2017, il a souligné trois articles relatifs au mandat attribué au ministre chargé de l’Environnement pour la gestion  du Fonds national pour l’environnement après avoir figuré parmi les prérogatives  du ministre chargé de l’Aménagement du territoire et l’élargissement du capital du Fonds national de l’eau et l’indexation du Fonds national pour l’environnement au Fonds national de protection du littoral.
Le débat qui a suivi la présentation du ministre des Ressources en eau s’est articulé autour de plusieurs questions dont les eaux souterraines salées du Sud, la protection des barrages de l’envasement, la prise en charge des déchets et résidus des activités des sociétés pétrolières dans le Sud et la dangerosité de ces déchets sur la santé de la population et du cheptel.

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