Pétition d’un million de signatures contre la loi sur la retraite: L’Intersyndicale déçue du désengagement des députés

mardi 18 juillet 2017 à 9:26
Source de l'article : Lequotidien-oran.com

Les syndicats autonomes ont exprimé leur déception quant au désengagement de certains députés, notamment ceux de l’opposition qui ont exprimé leur engagement pour signer la pétition exigeant la modification ou le gel de la nouvelle loi sur la retraite.

C’est ce qu’a affirmé avec regret, le Dr Lyes Merabet, président du Syndicat national des praticiens de la santé publique, en marge de la réunion à huis clos de l’intersyndicale autonome de la Fonction publique, samedi dernier, au siège de l’UNPEF à Alger.

Lyes Merabet a affirmé qu’il était question au départ d’inclure la participation des députés, dans le projet de collecte des signatures de la lettre qui devrait être remise au président de la République, pour bloquer la nouvelle loi sur la retraite. Mais, dit-il, « nous avons été déçus par certains députés qui avaient donné leur engagement pour signer la lettre, mais qui se sont rétractés par la suite ».

Le président du SNPSP s’est dit outré par ce genre de position notamment quand ça vient des députés de formations dites de l’opposition. «Ils ont donné leur accord voire leur engagement avant la tenue des dernières élections législatives, pour se désengager juste après, c’est-à-dire après avoir réglé leur problème », dit-il.

Il précise : «il y a des groupes parlementaires qui se sont acquittés de leur engagement et des députés qui ont refusé de signer carrément ».

L’intersyndicale ne désarme pas, les syndicats autonomes sont en train, aujourd’hui, de relancer cette initiative avec d’autres formations politiques favorables à cette action afin de la faire signer pour la déposer officiellement auprès de la présidence. Concernant les propositions de l’intersyndicale par rapport au projet du code du travail, Lyes Merabet a affirmé que les syndicats autonomes ont déjà organisé une journée-débat avec la contribution d’experts, «chaque syndicat a installé une commission technique pour apporter sa contribution, et nous sommes en train de finaliser le travail», souligne Merabet.

Il affirme que «l’actuel ministre du Travail a fait une déclaration disant qu’il ne va pas attendre les syndicats éternellement, s’ils ne remettent pas leur proposition, on va vers autre chose». Pour le président du SNPSP «c’est une réponse qui ne plaît pas, par ce qu’elle laisse présager une situation d’aller sans concertation vers ce projet et ça risque de créer des problèmes à tous les niveaux».

Notre interlocuteur est revenu sur les déclarations du Premier ministre, notamment par rapport au dialogue. «Dans sa déclaration, il a laissé sous-entendre sans le dire clairement qu’un dialogue serait relancé, un dialogue avec un sens inclusif. C’est-à-dire avec tout le monde, il n’a pas parlé des syndicats autonomes, mais on s’est senti concerné », dira-t-il. Les syndicats espèrent que les choses vont dans le bon sens «en espérant que ces déclarations ne soient pas seulement un fait d’annonce ».

Le gouvernement est interpelé pour mettre les syndicats, notamment autonomes, dans un espace officiel, et donner ainsi la chance à tous les partenaires sociaux de débattre leur proposition que ce soit pour le code du travail ou pour le régime de la retraite ainsi que les revendications de chaque secteur.

Pour ce qui est de l’installation de la deuxième centrale syndicale en Algérie, Lyes Merabet a affirmé que le comité a finalisé son travail en termes de projet. «Le dossier pour la création de la confédération syndicale sera remis officiellement aux autorités publiques, en espérant que le gouvernement aura l’occasion de démontrer sa bonne intention, conforment aux déclarations du Premier ministre qui a parlé de liberté syndicale, de pluralité syndicale, de dialogue et de respect, par rapport à ce dossier»

Enfin, l’intersyndicale a dénoncé fermement la récente déclaration de l’ambassadeur de l’Arabie Saoudite en Algérie, qui a travers ses propos « a mis dans le même sac celui qui milite pour son indépendence et celle de son peuple et celui qui fait dans le terrorisme ». Les syndicats autonomes réclament une position officielle de la part des autorités algériennes sur cette question.

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