Les opérateurs britanniques intéressés par le marché algérien : Le Brexit rapproche Alger et Londres

dimanche 9 octobre 2016 à 10:53
Source de l'article : Lexpressiondz.com

La Grande-Bretagne se tourne vers l’Afrique pour chercher des opportunités d’investissement et considère l’Algérie comme étant une destination privilégiée.

Les opérateurs britanniques seraient de plus en plus intéressés par les opportunités qu’offre le marché algérien, notamment en perspective de la sortie de leur pays de l’Union européenne (UE), a indiqué mercredi à Alger le ministre britannique chargé du Moyen-Orient et de l’Afrique, Tobias Ellwood.

En effet, indique un communiqué du ministère algérien de l’Industrie et des Mines, au cours d’un entretien qu’il a eu avec Abdessalem Bouchouareb, celui-ci a mis en exergue l’intérêt croissant qu’accordent les opérateurs britanniques au marché algérien compte tenu du grand potentiel qu’offre le marché algérien, citant, à titre d’exemple les domaines des télécommunications et de la grande distribution. En outre, précise la même source, Tobias Ellwood a «exprimé la disponibilité de son gouvernement à contribuer au processus des réformes engagées par l’Algérie, notamment dans les domaines de l’économie du numérique». Ces déclarations, qui se veulent l’annonce d’une réorientation de la politique britannique en Afrique après le Brexit interviennent dans une situation de crise économique mondiale qui touche, en premier lieu, l’Europe. En effet, depuis au moins trois ans, l’Europe est assise sur un volcan dont les éruptions brutales, notamment en Grèce, en Espagne et en Belgique, font trembler le Vieux Continent qui, désormais, s’emploie à chercher des moyens de sortir de la spirale d’instabilité dans laquelle il se trouve.

C’est ainsi que plusieurs pays européens se sont tournés vers l’Afrique pour chercher, d’une part, des débouchés commerciaux pour leurs industries et, d’autre part, des opportunités d’affaires et d’investissement. Dans ce sillage, les Britanniques aussi se cherchent une place au soleil africain, surtout après le Brexit. Le Brexit a, pour précision, entraîné une chute vertigineuse de la livre sterling, laquelle chute s’est répercutée sur le pouvoir d’achat des Britanniques. A la question posée par le journal The Guardian sur les conséquences de la dégringolade de la livre sterling, la réponse de la population a été cinglante: on sera plus pauvre. Le gouvernement anglais ne sait que trop bien qu’au problème que pose le Brexit, il faut des solutions concrètes.

C’est pourquoi, face à cette angoisse montante,; il a décidé de redéployer la machine économique du pays à travers le monde et particulièrement en Afrique, région considérée aussi bien par les experts que par les institutions économiques et financières internationales comme étant la locomotive de la croissance mondiale dans les années à venir. L’Algérie, qui est le plus grand pays africain en termes de superficie et constitue un terrain quasi vierge en matière d’investissement, représente une cible privilégiée pour es Britanniques. Il est vrai qu’en ce moment, peu d’entreprises britanniques sont présentes en Algérie. Il s’agit notamment de British Petroleum dans les hydrocarbures, Rolls Royce dans l’aéronautique, Hsbc dans la finance, GSK et Astrazeneca dans l’industrie pharmaceutique, Unilever dans la production des détergents et Eire Mazraa dans l’élevage pour la production laitière. Les échanges entre les deux pays sont également limités et commencent à peine à s’améliorer sous l’impulsion du Forum d’affaires algéro-britanique.

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