Le jujube garnit les étals des marchés d’Oran

mardi 4 octobre 2016 à 14:17
Source de l'article : Www.aps.dz

ORAN – Les étals des fruits au marché de la rue des Aurès (ex La Bastille) à Oran sont garnis, en ce début d’octobre, par le jujube exposé en grandes quantités, a-t-on constaté.

Ce fruit, rond de couleur marron dont la croissance ressemble à celle de l’olive, se distingue par un goût n’ayant rien à envier aux fruits exotiques importés dont la banane, le kiwi qui ont vu leurs prix augmenter durant les derniers mois.

Très prisé par le consommateur oranais, ce fruit est cultivé dans les régions de Béni Saf (Ain Témouchent) et de Tlemcen, mais surtout à Sfisef (wilaya de Sidi Bel-Abbès) dont il porte le nom, selon un marchand.

Le jujube, le fruit chinois comme on s’amuse à l’appeler dans certains marchés populaires, est vendu aussi au marché Ben Okba à hai Medina Jdida et au marché hebdomadaire du mercredi à un prix variant de 200 DA les 250 grammes à 100 DA le petit sachet (10 jujubes).

En dépit de la cherté de son prix, ce produit est très prisé par les consommateurs d’Oran pour ses vertus thérapeutiques. Il est conseillé comme remède traditionnel à certaines maladies dont la quinte de toux et autres maladies fréquentes en automne, d’autant que c’est un produit bio qui ne contient ni pesticides ni autres produits chimiques, a-t-on affirmé.

Selon une étude américaine publiée sur les réseaux sociaux, le jujube possède d’autres vertus dont les soins pour la peau aidant à la constitution du collagène et contre le mauvais cholestérol en contenant un grand taux d’antioxydants résistants à certains types de cancers et de maladies cardiovasculaires. Ceci est même confirmé par des scientifiques musulmans dont Ibn El Bitar.

Ce fruit, qui se développe dans la nature quand les conditions s’y prêtent, constitue une source de subsistance de nombreux jeunes qui l’étalent devant les automobilistes le long des axes routiers, surtout ceux en direction de Boutlélis, Ain Témouchent et Tlemcen.

Certains agriculteurs, qui activent dans la filière arboriculture fruitière d’Oran, tentent de planter des jujubiers mais leur quantité ne suffit qu’aux familles rurales qui les sèchent à des fins thérapeutiques ou pour la fabrication de confitures, a signalé une agricultrice de Boutlélis.

Dans ce contexte, un agronome a suggéré qu’il est nécessaire de réhabiliter le jujubier au titre du programme de développement rural, « surtout que des produits agricoles locaux nécessitent une valorisation pour les intégrer à la chaîne d’industrie de transformation ».

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