La réduction des importations fait le bonheur du textile La bonneterie et la confection s’illustrent

mercredi 2 novembre 2016 à 21:53
Source de l'article : Horizons-dz.com

La politique engagée par le gouvernement pour relancer le secteur du textile, manufacture et cuir commence à porter ses fruits. Alors qu’il agonisait il y a quelques années, le secteur a enregistré, durant le 1er trimestre de l’année en cours, une croissance de 11%, selon les chiffres avancés par le ministre de l’Industrie et des Mines, Abdessalem Bouchouareb.

Cette croissance est nettement ressentie sur le terrain, affirme le président de la fédération textile cuir et manufacture affiliée à l’UGTA, Amar Takdjout. Ce dernier estime qu’il est bien de constater les progressions mais il est important aussi de savoir ce qui reste à faire.

Il a rappelé que le secteur a bénéficié en 2011 d’une enveloppe de deux milliards de dollars dont 60% ont été consacrés à l’assainissement bancaire et parafiscal, et 40% à l’investissement et à la formation. Cinq années après, une évaluation de la situation s’impose, a-t-il dit. « Où en est le secteur par rapport à l’objectif de croissance de 20% fixé à l’horizon 2019 pour répondre aux besoins du marché local ? », s’est-il interrogé.


Il ajoutera qu’il faudrait également évaluer les managers, notant que 90% du budget alloué à l’investissement est consommé. Pour ce qui est de la formation, il soutient que c’est le maillon faible de la chaîne. « Rien n’a été fait dans ce sens », d’après lui. C’est pourquoi il exhorte les pouvoirs publics à rouvrir l’Ecole de textile de Boumerdès, fermée il y a 32 ans.
Cependant, notre interlocuteur relève que le secteur connaît « un certain dynamisme ».

Un état de fait qui résulte essentiellement de la politique de redynamisation des entreprises publiques décidée en vertu de la loi de finances de 2009. Mais aussi de la conjoncture économique actuelle favorable au marché public. Avec la limitation des importations, les entreprises locales ont pu se frayer un chemin et placer leurs produits sur le marché algérien, couvert à plus de 90% par le textile issu de l’importation, a-t-il fait remarquer.

Selon Takdjout, c’est la branche habillement et confection qui a tiré vers le haut le taux de croissance du secteur en réalisant une bonne plus-value. Pour les autres filières, l’indice de performance reste en deçà des attentes. Si le secteur du textile a réalisé une plus-value, celui du cuir est en régression, a déploré le syndicaliste.

Plus optimiste, il fera observer qu’avec la mise en production de la première ligne du complexe de Relizane, prévue pour le 1er semestre 2017, le secteur sera boosté. La décision de développer la culture cotonnière dans la wilaya d’Adrar pour fournir à l’unité de filature 20 millions de tonnes est fortement saluée par la fédération. « Nous ne pouvons que nous en réjouir.

C’est un vieux projet qui va enfin voir le jour », s’est-il félicité en appelant à tirer profit du développement du secteur de la pétrochimie qui est, d’après lui, « important » pour relancer la fibre synthétique. L’amélioration est également ressentie sur le plan social. Les travailleurs du secteur ne souffrent plus des arriérés de salaire, comme c’était le cas dans les années 2007 et 2008. Sur les 46 entités que regroupe le secteur, seulement quatre trouvent des difficultés à être à jour.

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