La forte spéculation des grossistes enflamme le marché: Hausse surprise des prix des cigarettes

lundi 7 novembre 2016 à 10:21
Source de l'article : Lejourdalgerie.com

Plusieurs marques de cigarettes étrangères connaissent, ces derniers temps, une augmentation surprise des prix, à l’instar des «Marlboro». D’autres, telles que les «LM» ultra light, sont quasiment inexistantes sur le marché.

Variant entre 30 et 40 dinars selon la marque, ces augmentations interviennent quelques mois à peine après celle enregistrée en janvier dernier.

Les prix du tabac n’en finissent pas de s’envoler ! De nouvelles augmentations des prix des cigarettes de marque étrangère ont été enregistrées depuis quelques jours sur le marché national, a-t-on constaté auprès des buralistes. Des hausses qui font beaucoup jaser les consommateurs, notamment pour leur caractère inexplicable. En effet, plusieurs marques de cigarettes étrangères connaissent, ces derniers temps, une augmentation surprise des prix, à l’instar des «Marlboro».

D’autres, telles que les «LM» ultra light, sont quasiment inexistantes sur le marché. Variant entre 30 et 40 dinars selon la marque, ces augmentations interviennent quelques mois à peine après une augmentation enregistrée en janvier dernier. Si cette augmentation s’expliquait par l’entrée en vigueur de nouvelles taxes rien ne justifie, cependant, celle qui vient d’être faite. C’est le cas des Gauloises et des Winston, qui sont vendues chez les buralistes entre 200 et 220 dinars, alors que leur prix officiel est fixé à 180 et 210 dinars.

Quant aux Marlboro, leur prix officiel, qui est de 220 dinars, a pris entre 20 et 30 dinars de plus pour être cédées actuellement à 240 et 250 dinars le paquet. Le LM est à 200 DA, alors qu’il coûtait 170 DA il y a une semaine. Un prix imposé par les grossistes. Selon les marchands de tabac, seuls les marques fabriquées en Suisse dont l’importation et la commercialisation sont assurées par «STAEM SPA Algérie», une société par actions algéro-émiratie, sont touchées par cette flambée.

Par ailleurs, la Société nationale des tabacs et allumettes (SNTA) qui commercialise les marques nationales Rym, Nassim, Afras et Algeria, entre autres, n’a opéré aucune augmentation des prix.

Cette augmentation sensible ne se justifie point et semble être liée à des pratiques spéculatives qui arrangent uniquement les buralistes qui se frottent les mains en attendant la nouvelle année pour une autre augmentation. Certains revendeurs, pour ne pas perdre leurs clients, tentent de se «cacher» derrière une hausse générée par les grossistes. Cette restriction de la distribution a créé un déséquilibre entre l’offre et la demande sur cette marque dont la consommation reste des plus élevées à travers l’ensemble du territoire national.

Ce sont donc les réseaux de spéculation qui détiennent les leviers de tout un segment commercial qui brasse chaque année des milliards de dinars, en l’absence totale de système de régulation et de contrôle, estiment les buralistes, pris entre le marteau et l’enclume. Car, d’une part, ils doivent suivre le cours du marché, et de l’autre, ils doivent satisfaire leur clientèle, surprise par cette hausse fulgurante.

Chez les fumeurs, si plusieurs inconditionnels disent que cette hausse les amène à s’armer de volonté pour en finir une fois pour toutes avec les effets néfastes du tabac, pour d’autres, l’argument de la hausse du prix des cigarettes semble faire mouche. «En tant que fumeur, je me sens déjà assez stigmatisé sans qu’on ait besoin en plus de viser mon porte-monnaie, surtout par les temps qui courent», témoigne Salim, fumeur depuis 10 ans. Ahmed, de son côté, est beaucoup plus tranchant : «C’est clairement pour renflouer ses caisses, l’État se fiche pas mal de la santé des fumeurs».

Effectivement, c’est bien là que le bât blesse. Augmenter constamment les prix des paquets de cigarettes pour inciter les fumeurs à arrêter n’a pas de sens si aucun coup de pouce n’est fait au niveau médical. Comme le rappelle Ahmed, «c’est une addiction qu’il faut soigner. Il serait dès lors plus pertinent de les aider médicalement plutôt que d’augmenter les prix».

À lire ces différents témoignages, l’argument du prix est loin d’être la solution idéale, le gouvernement a bien tenté d’interdire le tabac dans les lieux publics, mais cette mesure n’a eu que des effets limités et rien n’est dit que cette augmentation va encourager les fumeurs à renoncer à leur habitude. Sans compter que cela va forcément avoir un effet sur la contrebande.

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