Gaz: Voilà pourquoi le Galsi a de l’avenir

lundi 20 mars 2017 à 13:40
Source de l'article : Lesoirdalgerie.com

Le projet du gazoduc devant relier l’Algérie à l’Italie via la Sardaigne dit Galsi, mis en veilleuse à cause de l’affaire Sonatrach-Saipem, n’a pas été abandonné. Et il ne tardera pas à être relancé. Projections…
Lyas Hallas – Alger (Le Soir)
– En visite le week-end dernier à Bir Rebaâ dans la wilaya de Ouargla, l’administrateur délégué du géant énergétique italien ENI, Claudio Descalzi, où il a eu à présider une réunion du conseil d’administration de la compagnie, délocalisé pour la première fois de son histoire, n’a pas écarté la possibilité de relancer le projet du gazoduc devant relier l’Algérie à l’Italie via la Sardaigne (Galsi).
Il a même laissé entendre que ce projet, mis en veilleuse à cause de l’affaire Sonatrach-Saipem – la partie réalisée sur le sol algérien, de Hassi R’Mel jusqu’à El Kala au bord de la Méditerranée a donné lieu à une entreprise de corruption (affaire de Sonatrach I) –, sera relancé, expliquant que «cela est dans l’ordre naturel des choses».
«Le gaz émet moins de CO2 que les autres énergies fossiles et il a encore de l’avenir dans la transition vers les énergies propres. Il peut nous aider à réaliser les objectifs de la COP21.
Or, l’Europe a le souci de diversifier les sources d’approvisionnement de son marché et l’Algérie dispose d’un grand potentiel en matière de gaz qui est d’une importance capitale pour nous», a-t-il indiqué. Et d’ajouter : «Le gaz devrait continuer à occuper une place de choix dans le mix énergétique mondial pendant très longtemps La demande mondiale en matière de gaz est sans cesse grandissante, notamment en Afrique qui compte 15% de la population mondiale et n’utilise que 4% de l’énergie produite. Il faudra combler ce gap».
Dans ce contexte, il convient de souligner qu’une partie du Galsi est réalisée sur le sol algérien sur plus de 700 km, soit la moitié du gazoduc qui est d’une longueur de 1 500 km. Il convient aussi de rappeler que Sonatrach devait pomper plus de gaz en direction de l’Italie à travers ce gazoduc dont la capacité de transport est de 8 milliards de mètres cubes par an.
A terme, la compagnie nationale qui n’utilise pas encore ses pleines capacités de transport laquelle dispose de 22 systèmes de transport totalisant 20 000 km de canalisations et des capacités de stockage de l’ordre de 4 millions de tonnes, devrait augmenter sa production pour pouvoir satisfaire la demande grandissante et solliciter de nouvelles capacités de transport.
Enfin, il est à noter qu’en 2016, Sonatrach a augmenté sa production de gaz de 24% comparativement à 2015, portant ainsi ses exportations en la matière à 54,5 milliards de mètres cubes. C’est une performance due, entre autres, à la remise en marche du 3e train du complexe gazier de Tiguentourine qui fonctionne aujourd’hui à pleine capacité.
«A fin février 2017, la production de gaz naturel a atteint 22,4 milliards de mètres cubes, soit un taux de réalisation de 103% par rapport à l’objectif, en augmentation de 6% par rapport aux réalisations à fin février 2016», précise-t-on à Sonatrach.
Aussi, les soutirages de gaz naturel enregistrés en ce début de l’année 2017 ont été supérieurs aux prévisions (+6%), notamment ceux des gazoducs à l’export.

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