Fruits et légumes: Les prix s’emballent

dimanche 6 août 2017 à 15:45
Source de l'article : Lesoirdalgerie.com

Les prix des fruits et légumes continuent à flamber. Ceux des légumes battent des records jamais atteints en période de fortes chaleurs. Au grand dam des consommateurs, l’épisode semble perdurer.
Rym Nasri – Alger (Le Soir) – Cet été, les prix des fruits et légumes n’ont pas cessé de flamber. Au marché, aucun prix ne s’est calmé. Les marchandises continuent à grimper. La raison ? Les marchands pointent du doigt, comme à l’accoutumée, les vendeurs de gros. L’éternel argument auquel les consommateurs se sont habitués depuis des années.

Le marché T’nache de Belouizdad à Alger, réputé être un marché populaire, ne fait pas l’exception. Ici, les prix s’alignent sur ceux exercés dans les marchés de quartiers huppés. Sur les étals, les prix affichés en témoignent. A 80 dinars le kilogramme, la tomate, la carotte, la betterave et l’aubergine restent les moins chères, suivies par le poivron proposé à 100 dinars. La courgette, le navet, le concombre et le piment sont vendus à 120 dinars alors que le haricot vert affiche 140 dinars le kilo.

Après une hausse hallucinante du prix de la pomme de terre qui a duré de longs mois et qui a dépassé, par moments, les 100 dinars le kilogramme, le tubercule se vend aujourd’hui à un prix élevé lui aussi, de 60 dinars.
Côté fruits, le même scénario se reproduit. Les marchandises exposées sont inaccessibles pour nombre de bourses. Les prix s’emballent et les gens fuient de plus en plus ces étals. Nous entrons dans la pleine saison des pêches, des nectarines, des raisins et des melons, pourtant, leurs prix restent toujours élevés. Sur les étals du marché T’nache, la pêche affiche 350 dinars le kilogramme, la nectarine et le raisin 250 dinars, et le melon 70 dinars.

La poire et la figue sont proposées à 200 dinars le kilo et la pomme à 150 dinars. Quant à la banane qui, après l’instauration du système de licence d’importation en janvier dernier, a connu, elle aussi, un scénario où son prix a frôlé les 800 dinars, elle est proposée aujourd’hui entre 250 et 300 dinars le kilogramme.

Face à la cherté des fruits et légumes, les consommateurs ne trouvent aucun répit. Les plus chanceux sont ceux qui peuvent accéder aux vendeurs ambulants, installés dans leurs camionnettes à travers plusieurs régions de la capitale d’est en ouest : à Zéralda, Ouled-Fayet, Souidania, Aïn-Benian, El-Harrach, Eucalyptus, et autres quartiers.

Dans ces endroits, au grand bonheur des consommateurs, des dizaines de camionnettes sont garées et une multitude de marchandises sont exposées à des prix plutôt modérés. Même des personnes à l’aspect aisé n’hésitent pas à s’arrêter et faire leurs achats chez ces vendeurs ambulants. Ceci leur évite d’acheter cher ce qu’ils peuvent acquérir pour un prix nettement moins élevé.

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