Dinar Algérien: La valeur tributaire des réserves de change

lundi 21 novembre 2016 à 16:14
Source de l'article : Lesoirdalgerie.com

La Banque d’Algérie a communiqué les cotations hebdomadaires des billets de banque et des chèques de voyage, valables à compter d’hier 20 novembre 2016.

La valeur du dollar est fixée à 109,79 DA à l’achat et à 116,50 DA à la vente. La valeur de l’euro est de 116,34 DA à l’achat et de 123,47 DA à la vente. Durant la semaine allant du 13 au 19 novembre, la valeur du dollar était fixée à 109,02 DA à l’achat et à 115,67 DA à la vente.

La valeur de l’euro était de 118,77 DA à l’achat et de 126,06 DA à la vente. Il y a un mois (cotation hebdomadaire à partir du 16 octobre 2016), la valeur de la monnaie américaine était fixée à 108,86 DA à l’achat et à 115,50 DA à la vente, alors que celle de l’euro était de 119,88 DA à l’achat et de 127,23 DA à la vente. Il y a un an (cotation hebdomadaire à partir du 15 novembre 2015), la valeur du dollar était fixée à 106,15 DA à l’achat et à 112,63 DA à la vente, tandis que celle de l’euro était de 114,12 DA à l’achat et de 121,12 DA à la vente.

Récemment, lors d’une rencontre avec les exportateurs algériens en présence du ministre du Commerce, le gouverneur de la Banque d’Algérie assurait que la monnaie nationale s’est stabilisée face aux autres monnaies notamment l’euro et le dollar. «L’euro est aujourd’hui à 119 alors qu’il était à 124 le 17 août dernier ; le dollar, qui subit une pulsion forte sur les marchés internationaux, est contenu dans cette proportion entre 109 et 111 dinars et il va encore descendre», a expliqué Mohamed Loukal.

Selon l’économiste Ferhat Aït Ali, l’évolution de la monnaie nationale est administrée et « erratique» qui n’obéit, selon lui, à aucune règle commerciale. «Il suffit d’avoir le passif de la Banque d’Algérie (BA), pour savoir ce qui a baissé en masse monétaire en dinars sans avoir été dépensé en devises, et avoir le secret de ce maintien du dinar face au dollar, j’ai constaté que le passif de la Banque d’Algérie a baissé depuis mai 2016, plus vite que les réserves de change, ce qui a permis d’aligner l’actif en devises à une valeur plus haute en dinars, mais dans les faits, tout est tributaire de ces réserves, si elles baissent plus vite que les dinars qu’elles ont générés en émission elles coulent le dinar», a-t-il noté.

Pour stabiliser durablement la monnaie nationale, l’économiste recommande d’éviter un déficit de la balance de paiement, ou résorber les passifs créés pour donner une contre-valeur aux dollars déjà dépensés et qui traînent encore dans les comptes de la BA. Mais au-delà de l’aspect technique de la question, ce qu’il faut retenir, selon M. Aït Ali, est qu’«un pays dont la monnaie est un reflet de ses détentions hasardeuses en devises, n’a aucune chance de survie économique à long terme, ces détentions étant elles-mêmes tributaires de facteurs qu’il ne maîtrise ni en amont ni en aval, et toute monnaie qui ne repose pas sur une production interne au moins pour la moitié du PIB (Produit intérieur brut), n’a strictement aucune valeur en tant que telle, c’est juste un chèque au porteur dont la valeur change en fonction du solde d’un compte sur lequel il n’a aucune emprise».

Interrogé sur les perspectives pour 2017, notre interlocuteur affirme qu’elles seront tributaires de l’érosion des réserves de change, «si celles-ci baissent comme je l’attends à 114 milliards de dollars, il y aura une dévaluation, vu que les dinars au passif de la BA seront toujours là».

Il estime que cette dévaluation sera conforme à la division de la masse en dinars incompressible au passif, sur la masse en devises réduite à l’actif, en soustrayant les actifs en dinars de ce même passif, dans l’état actuel des choses elle pourrait être de 5%.

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