Collecte de l’épargne et financement de l’économie: Quel rôle pour les compagnies d’assurance?

samedi 1 octobre 2016 à 21:30
Source de l'article : Maghrebemergent.com

A quelques jours de la clôture de l’empreint national pour la croissance, Noreddine Nebbali, cadre dans une compagnie d’assurance publique nous fait une démonstration de l’impact que peuvent avoir ces institutions dans la collecte de l’épargne.

L’rélargissement des souscriptions aux agences des sociétés d’assurance a d’ailleurs été effectif par un arrêté du ministère des Finances du 3 mai 2016. En plus de l’emprunt d’autres voies sont ouvertes pour la collecte de l’épargne. Nebbali en veut pour exemple l’assurance retraite complémentaire qui peut contribuer au financement de l’économie nationale tout en opérant une comparaison avec le système français.

Au vu des caractéristiques qu’offre ce produit d’assurance notamment sa durée dans le temps s’étalant jusqu’à l’âge l’égal de retraite, « on peut constituer une épargne à long terme générant ainsi une manne financière importante dont une partie pourra être orientée vers le financement de l’économie nationale », a-t-il indiqué. Il a jouté que cela peut se traduire à travers le marché boursier, et ce,  par l’achat des actions auprès des entreprises ayant ouvert leur capital à l’instar de Biopharm ou bien par l’achat des titres émis par l’Etat, cas de l’emprunt obligataire, contribuant ainsi au financement du budget de l’Etat.

Aussi, il met en exergue la disponibilité de cette épargne à long terme et sa mise à disposition sur le marché financier par les compagnies d’assurance de personnes. Ce qui peut encourager les sociétés qu’elles soient grandes, moyennes ou même petites, et quel que soit leur domaine d’activité, à envisager l’ouverture de leur capital.

Attirer les salariés sur les produits d’épargne

Il donne l’exemple de la compagnie Taamine Life Algérie spécialisée dans les assurances de personnes qui a une stratégie commerciale qui met en avant ce produit d’assurance retraite en le mettant à la disposition du personnel des entreprises, comme il est commercialisé aussi à titre individuel, et ce en axant sur les avantage qu’il recèle.

C’est le cas notamment avec des formules de payement des cotisations à la portée de l’assuré, mensuelles, trimestrielles ou annuelles et d’un abattement sur l’IRG de 25% dans la limite de 20 000 DA par an. Cette épargne est à la disposition de l’assuré à partir de la deuxième année étant donné  qu’à tout moment l’assuré peut procéder au rachat de ses propres cotisations qu’il soit partiel ou total. Il y a aussi la possibilité d’octroyer une avance sur ses propres cotisations à partir de la deuxième année.

La finalité de ces avantages qu’ils soient offerts par l’Etat de par ses mesures incitatives, cas des avantages fiscaux, ou bien par les compagnies d’assurance, est d’attirer les salariés à adhérer à ce produit d’assurance.

« Aussi,  dans le but de conforter ce rôle de catalyseur que doit jouer les compagnies d’assurances de personnes dans le financement de l’économie nationale, la mise en place de nouveaux produits d’assurance vie – capitalisation dont l’objet est de  générer une épargne à long terme s’avère indispensable », selon lui.

Le rôle de l’Etat

M. Nebbali précise que l’Etat, à travers son rôle de régulateur, peut contribuer par la mise en place des mesures d’incitation fiscales plus attractives en vue d’encourager les salariés à adhérer à ces produits d’assurance.  Pour étayer ses propos, il donne l’exemple de l’expérience française car pour ce qui est du financement des entreprises et de l’Etat, les assureurs sont en première ligne et en particulier l’assurance-vie.  Lorsque les assureurs achètent des actions ou des obligations d’entreprises, ils donnent à ces entreprises les moyens d’investir, d’embaucher, de produire, de distribuer et d’exporter. C’est pratiquement comme si l’on fournissait à ces entreprises des machines-outils, des usines ou des camions…

« En fin de compte, les assureurs financent les emplois », souligne d’ailleurs Bernard Spitz, président de la Fédération des assurances. Dès 2012, Bernard Spitz a estimé que «l’assurance-vie c’est 56% du patrimoine financier des ménages français, car parler d’assurance vie, c’est parler des 1 370 milliards d’euros que les Français nous ont confié pour faire face aux aléas de la vie, assurer l’avenir de leurs enfants, … Et qu’ils nous confient pour longtemps : 10 ans en moyenne, souvent beaucoup plus. Cela peut aller jusqu’à 25 ou 30 ans lorsqu’il s’agit de préparer sa retraite et de vivre pendant sa retraite ».

 Face à la situation actuelle, l’assurance vie est donc clairement un atout pour notre pays. Abdelhakim Benbouabdellah, secrétaire permanent du Conseil national des assurances, a souligné dans le Bulletin des assurances d’août dernier qu’à l’ère des restrictions financières et budgétaires qu’implique la baisse sensible des prix des hydrocarbures enregistrée ces dernières années, « les réelles capacités et potentiel algériens méritent des résultats nettement meilleurs ». Des efforts supplémentaires sont à fournir par tous les acteurs du marché afin de mieux capter le maximum du potentiel existant, ajoute-t-il.

Abdelhakim Benbouabdellah indique aussi que « le potentiel est tellement important, notamment en assurances de personnes, que les marges de progression permettront de longues années de développement ».

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