Campagne de sensibilisation sur la rationalisation de la consommation d’énergie Branchement illicite et utilisation excessive du climatiseur à Oran

mercredi 9 août 2017 à 12:00
Source de l'article : Lesoirdalgerie.com

Oran étouffe ces derniers jours sous une chaleur qui oscille entre 32/35 degrés. Ajoutez à cela un taux élevé d’humidité rendant l’air irrespirable et toute activité se déroule au ralenti. Face à cela, tous les moyens pour se rafraîchir sont utilisés et souvent à outrance.

Ainsi après les ventilateurs, le climatiseur devient indispensable pour tous les foyers. Partout en ville, ils font partie «du décor» des façades des immeubles et souvent un même étage en contient deux à trois, un par pièce. Les bidonvilles ne font pas exception et l’on constate de plus en plus l’installation de climatiseurs au niveau de ces habitations précaires.
Pour les habitants de ces bidonvilles, la chaleur qu’ils endurent n’est pas comparable à celle ressentie par d’autres plus chanceux dans leurs appartements. «Cette même température est vécue doublement, voire triplement chez nous», confient les habitants de ces lieux précaires. Et de dire : «Venez passer seulement une heure dans nos constructions en parpaing, ou en tôle et vous ressentirez l’effet de la vraie chaleur sur votre corps et votre mental.»

Sur place, les habitants sont pour la plupart assis à même le sol sur des cartons, au seuil de leurs habitations, d’autres en quête d’un brin d’air sous un rideau de magasin, tant l’intérieur des habitations est juste impossible à supporter. «Mais durant les pics de chaleur, rester dehors équivaut à mourir, alors nous nous enfermons à l’intérieur de nos habitations et les ventilos tournent H 24.»

Pour d’autres, acheter un ventilateur tous les 15 jours devient trop coûteux, car, comme nous le confie Amar, habitant du quartier les Planteurs, il ne tient pas plus de deux semaines et cesse de fonctionner tant il est sollicité jour et nuit. Par conséquent, la solution que choisissent certains est d’installer un climatiseur. Ils sont de plus en plus nombreux à «craquer» pour ce moyen de rafraîchissement, qui, au final, ne coûte que son prix. La plupart ne paient pas l’électricité en raison des branchements illicites, étant donné le lieu et les conditions d’habitation illégales mais tolérées.

C’est alors que cette nouvelle donne des climatiseurs installés au niveau des bidonvilles a attiré l’attention de la Direction de distribution Es-senia, SDO, qui, dans un communiqué rendu public, en fait référence. La Sonelgaz tire la sonnette d’alarme quant à la consommation excessive de l’électricité, tout en faisant référence au phénomène des climatiseurs au niveau des bidonvilles.

La SDO sollicite tous les citoyens afin de se montrer plus responsables et veiller au meilleur fonctionnement du réseau électrique pour éviter les surcharges qui engendrent les pannes. Il est conseillé d’éviter une surconsommation entre 8h et 15h30 et de 20h30 à minuit.

Les consommateurs n’ont pas vraiment conscience des conséquences de la surconsommation et de la surcharge que peut endurer le réseau et la fragilisation des câbles. Ils n’en ont ou peu conscience que lorsque le courant est coupé. Chacun se disant il est impossible d’éteindre, il fait trop chaud, pourquoi les autres allument et pas moi ?!» Puis, c’est la chaleur qui prend le dessus même auprès des plus téméraires des défenseurs du climat.
Reste à espérer que malgré tout, il y aura des prises de conscience pour une rationalisation de la consommation d’énergie pour éviter de se retrouver dans le noir et de subir les conséquences en plein mois d’août.
Amel Bentolba

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