Bouira: Les prix du poulet et des oeufs flambent

mercredi 23 novembre 2016 à 12:17
Source de l'article : Lexpressiondz.com

Ces intermédiaires achètent la production, fixent le prix et alimentent les abattoirs.

Le marché quotidien connaît une hausse sensible des prix. Les légumes, les fruits, les viandes blanches sont revues à la hausse.
La montée la plus sensible est à l’actif du poulet qui, en l’espace d’un mois est passé de 220 DA/kg à 390 DA hier sur les étals des vendeurs.
Les oeufs aussi sont cédés à 15, voire 18 DA l’unité. La justification qui ne tient point la route est due selon toujours les vendeurs à la maladie, la fièvre de Newcastle, qui a affecté l’été dernier l’espèce. Pour les plus initiés la raison est ailleurs. «Les courtiers qui ont pignon sur rue dictent leur loi» pense un commerçant. Il faut savoir que la profession est infestée par des courtiers qui interviennent entre l’éleveur et les propriétaires des abattoirs. Ces intermédiaires achètent la production, fixent le prix et alimentent les abattoirs. «On parle de cette maladie qui a touché les élevages de la région ouest-nord, mais cette épidémie n’a pas infecté la poule pondeuse. Pourquoi revoir à la hausse le prix de l’oeuf?», s’interroge notre interlocuteur.

L’autre domaine touché par ces hausses est celui des légumes et des fruits. Là aussi la justification reste erronée. Certains tentent de faire valoir l’argument des pluies qui empêchent les agriculteurs d’accéder aux champs. Comment expliquer la révision du prix de la pomme de terre frigorifiée qui est passée de 25DA l’été passé à 45 DA maintenant. Au risque de le répéter et selon toujours les spécialistes, ces augmentations sont l’oeuvre des intermédiaires à qui profite la circonstance. Les fruits de saison eux sont intouchables. Les agrumes frisent et dépassent la barre des 300 DA le kilo pour l’orange et la mandarine. Cueillis, ces fruits sont de très mauvaise qualité. Le mauvais temps est l’argument utilisé par les vendeurs de sardine.

Vendredi dernier elle coûtait 700 DA le kilo. En plus de la cherté ce poisson bleu proposé n’est autre que cette variété appelée communément «latcha» et qui reste indigestible. Celle exposée provient des stocks. Comme dans les autres filières, les mercantiles achètent des stocks au moment de la baisse des prix pour les ressortir quand le poisson se fait plus rare. La question qui reste posée dans ce domaine est celle relative à ces directions du commerce et de la lutte contre la fraude: où sont passés les inspecteurs qui remettaient de l’ordre dans les circuits commerciaux par le passé?. La liberté des prix ne justifie pas tout. «En interdisant le commerce informel, les responsables s’attaquent aux petits jeunes qui s’adonnent à un commerce sur les places publiques mais ils n’ont jamais inquiété les barons» commente un jeune vendeur du marché de proximité des 1 100 Logements au chef-lieu de wilaya. Les dépositaires des marques d’électroménager n’ont pas attendu les augmentations prévues dans la loi de finances 2015 pour porter un correctif à leurs prix. Il en est de même pour les vendeurs de tabac. «Augmenter le prix des cigarettes est une bonne chose pour inciter les fumeurs à cesser de fumer. Toucher aux produits de large consommation est un seuil que les décideurs ne doivent pas dépasser en ces temps de disette», pense le même vendeur.

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