«72% de l’énergie produite en Algérie sont consommés sans plus-value»

mercredi 9 novembre 2016 à 14:44
Source de l'article : Latribunedz.com

La rencontre sous le thème «Quelle transition énergétique pour l’Algérie» organisée, hier à l’hôtel El Aurassi, par le Forum des chefs d’entreprises (FCE) a drainé un nombre important de participants de haut niveau. Après les allocutions d’ouverture des travaux prononcés par le patron du FCE, Ali Haddad, et le secrétaire général de l’Union générale des travailleurs algériens (Ugta), Abdelmadjid Sidi Saïd, dans lesquelles ils ont, tous les deux, souligné l’intérêt du thème de la rencontre, la parole sera donnée à la secrétaire générale du ministère de l’Energie, Fatima Zohra Talantikite.

La rencontre sous le thème «Quelle transition énergétique pour l’Algérie» organisée, hier à l’hôtel El Aurassi, par le Forum des chefs d’entreprises (FCE) a drainé un nombre important de participants de haut niveau. Après les allocutions d’ouverture des travaux prononcés par le patron du FCE, Ali Haddad, et le secrétaire général de l’Union générale des travailleurs algériens (Ugta), Abdelmadjid Sidi Saïd, dans lesquelles ils ont, tous les deux, souligné l’intérêt du thème de la rencontre, la parole sera donnée à la secrétaire générale du ministère de l’Energie, Fatima Zohra Talantikite.

Dans son intervention, M. Sidi-Saïd a mis en exergue la démarche qu’a retenue le ministère de l’Energie pour valoriser les énergies renouvelables. La phase initiale du programme de développement des énergies renouvelables a d’ailleurs déjà été mise en place «puisque des centrales d’énergie photovoltaïque sont opérationnelles», renchérit la représentante du ministère de l’Energie. La vice-présidente de la Fondation «Energie pour l’Afrique», Yamina Benguigui, a indiqué, pour sa part, que la politique algérienne liée à la transition énergétique démontre la prise de conscience par les pouvoirs publics quant à son importance. Mme Benguigui a aussi rappelé que «l’Algérie a déjà défini sa position vis-à-vis du transfert énergétique par suite de sa prise de conscience très tôt des dangers des gaz à effet de serre». Et de conclure que «l’Algérie peut prétendre à lever le défi du transfert énergétique».

Avant l’ouverture des débats de cette conférence, structurée en trois panels, le premier, avec pour thème «Les ressources conventionnelles : le défi de la sécurité énergétique à long terme», sera ouvert par le consultant Abdelmadjid Attar qui présentera les conclusions de son étude sur le transfert énergétique mené par le gouvernement. Dans son exposé riche en chiffres et prospectives, M. Attar a tenu à faire remarquer que 72% de l’énergie produite en Algérie sont consommés sans plus-value, une tendance qui selon le consultant doit «changer au plus vite». L’expert fera remarquer que les découvertes de gisements seront à l’avenir de plus en plus modeste, «c’est pourquoi toute notre politique doit reposer sur les trois axes suivant : transfert, rationalisation (de la consommation interne) et développement des énergies renouvelables.

Sur le volet perspective, il indiquera qu’en 2030, si tout se passe bien, environ 40% de la production d’électricité destinée à la consommation nationale sera d’origine renouvelable, essentiellement à partir du solaire photovoltaïque et du solaire thermique (37%). De son côté, François Perrin dira qu’avec la crise actuelle du marché pétrolier et la réduction des ressources fossiles, l’Algérie a tout intérêt à utiliser plus rationnellement son pétrole et son gaz. Les deux autres panels ont débattu des questions relatives aux énergies alternatives et à la politique énergétique et stratégique.

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