Agriculture: Surpêche et pollution, un bien sombre tableau

lundi 15 juin 2009 à 11:54
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A l’occasion de la première journée mondiale des océans, célébrée le 9 juin, les organisateurs se sont surtout attachés à dénoncer la présence accrue de déchets plastique dans la mer, ainsi que l’épuisement des réserves halieutiques en raison de la surpêche.

Selon la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture), pas moins de 80 % des réserves halieutiques mondiales sont actuellement en situation de stress, étant soit surexploitées, soit exploitées au maximum de leurs possibilités, soit considérablement épuisées, soit effondrées, en cours de reconstitution après avoir été surexploitées.

Par ailleurs, le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) et l’ONG Ocean Conservancy ont publié lors de la Journée Mondiale des Océans un rapport sur les déchets marins, qui vont d’anciens filets de pêche à des mégots de cigarettes, en passant par des sacs en plastique.

 » Les déchets marins sont symptomatiques d’un malaise plus important : la consommation inutile et la mauvaise gestion des ressources naturelles « , a déclaré Achim Steiner, directeur exécutif du PNUE.

Les sacs en plastique sont un problème particulièrement inquiétant, d’après le porte-parole du programme pour l’environnement, Nick Nuttall. Ce dernier a déclaré que  » ces sacs en plastique assez inutiles, qui n’ont aucun but à part de nuire aux océans et à l’environnement  » devraient être interdits ou surtaxés dans le cadre d’efforts pour le recyclage des déchets.

En décembre dernier, les Nations Unies ont décrété que le 8 Juin serait la Journée Mondiale des Océans.Les déchets marins constituent une vraie menace pour les océans et les poissons et autres créatures marines qui y vivent.

Les sacs en plastique, mais aussi la pêche excessive et le dioxyde de carbone (CO2) menacent de plus en plus les océans. Les océans du monde sont remplis d’une quantité croissante de déchets et de moins en moins de poissons y survivent à cause notamment des sacs en plastique qui gisent dans les fonds et des subventions allouées par les gouvernements à la pêche, d’après ce qu’ont déclaré des militants et des responsables du commerce lundi lors de la Journée mondiale des océans.

Le directeur général de l’Organisation Mondiale du commerce (OMC), Pascal Lamy, s’est servi de cette occasion pour souligner que certaines espèces de poissons étaient menacées d’extinction à cause de la pêche excessive, et que les subventions accordées par les gouvernements à cette activité en étaient en partie responsables.

 » Les gouvernements ont contribué à ce problème en donnant près de 16 milliards de dollars chaque année de subventions au secteur de la pêche  » a indiqué Pascal Lamy.  » Ce soutien fait qu’il y a plus de bateaux sur l’océan et moins de poissons dans la mer « .

Les pertes économiques liées à la pêche excessive dans les régions marines s’élèvent à 50 milliards de dollars par an. Le représentant du Commerce des Etats-Unis, Ron Kirk, a fait échos à ce sentiment, en disant que les Etats-Unis faisaient pression pour mettre en place une règlementation plus stricte contre  » les subventions allouées à la pêche qui contribuent à la surcapacité et à la pêche excessive « .

0 % des pêcheries mondiales sont sous pression, d’après l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) : surexploitées, en déclin significatif ou en rétablissement après une surexploitation.

Les subventions mondiales allouées à l’industrie de la pêche sont estimées à 20 milliards de dollars chaque année, une quantité équivalente à 25% de la valeur des prises de poissons au niveau mondial. Les pertes économiques liées à la pêche excessive dans les régions marines s’élèvent à 50 milliards de dollars par an, d’après un rapport réalisé en 2008 par la Banque mondiale et la FAO.

En plus de la pêche excessive, les émissions de dioxyde de carbone (CO2) qui contribuent au changement climatique se mélangent à l’eau de mer pour former de l’acide carbonique, une substance corrosive qui amollit les coquilles des mollusques et les coraux, fragilisant ainsi ces espèces essentielles dans la chaîne alimentaire.

La semaine dernière, alors que les négociateurs climatiques internationaux étaient réunis à Bonn en Allemagne, 70 des principales académies de science ont indiqué que l’acidification des océans était tellement dangereuse qu’elle pourrait être irréversible pendant des milliers d’années.

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