447 entreprises algériennes présentes à la 42e édition de la FIA

mercredi 3 juin 2009 à 11:57
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arton127780-10e3a.jpgLa forte présence des producteurs nationaux (447 entreprises) à la 42e édition de la Foire internationale d’Alger, organisée au siège de la Safex (Pins maritimes), ne saurait à elle seule éluder les difficultés dans lesquelles ils pataugent.

Secteur informel, contrefaçon et concurrence déloyale sont, entre autres, autant de boulets empêchant le développement de ces entités économiques.
« La contrefaçon nous fait beaucoup de mal », se désole, M. Mederres, responsable commercial chez BCR. Il estime que ce phénomène pèse lourdement sur leur entreprise.

Les pertes de cette société sont de l’ordre de 50 milliards de centimes durant ces dernières années, précise-t-il, citant les derniers chiffres rendus publics par le PDG de BCR. Notre interlocuteur rappelle que la propagation de la contrefaçon porte un grand préjudice au Trésor public et pousse infailliblement les petites entreprises à disparaître.

Ceci, ajoute-t-il, en dépit des efforts de sensibilisation et de formation engagés par BCR à l’endroit des douaniers et autres chaînes intervenant dans la lutte contre la contrefaçon. « On ne va pas jouer aux gendarmes. Que chacun fasse son travail.

Il faut que les lois soient rigoureuses », plaide-t-il, en rappelant que les responsables de BCR avaient invité les pouvoirs publics à la création de juridictions spécialisées, à même de lutter efficacement contre les personnes qui inondent le marché national de divers produits contrefaits. M. Mederres cite, à titre d’exemple, la Chine, un pays d’où proviennent des produits qui ne répondent pas aux normes internationales.

« Avec certains produits, il y a toujours risque de mort d’homme », prévient-il. En dépit de ces aléas, BCR, qui détient, selon les dires de ce responsable, environ 80% des parts de marché, arrive quand même à exporter ses produits vers la Tunisie.

A présent, il est en train de tester un nouveau type de robinet d’eau, dans une perspective de contracter un partenariat avec les Espagnols. « On a lancé une étude du marché et on est en train de prospecter », dira-t-il.

Venue participer au 1er Salon de l’exportation, la société Africafé, créée en 1975 par Fouad Hamdani, souffre également des conséquences de l’activité informelle. « Le phénomène de l’informel est destructeur. Il casse les prix », résume Kadaoui Ahmed Choukri, responsable commercial dans cette entreprise basée à Tlemcen.

« On est confrontés à une concurrence déloyale qui porte préjudice à notre activité », ajoute-t-il, l’air impuissant. Selon lui, l’emprise de l’activité informelle sur la profession des torréfacteurs dépasse tout entendement.

Les responsables de cette société ne veulent pas baisser les bras. Celle-ci a déjà réalisé deux opérations d’exportation de café vers la France et le Portugal. « C’est un premier test pour nous.

On aimerait bien pénétrer le marché européen », souhaite-t-il, non sans estimer que les procédures au niveau des structures portuaires en Europe sont « sévères » en matière de contrôle de la qualité et de l’emballage. Africafé dispose des parts de marché importantes dans l’ouest de l’Algérie et a déjà entamé son expansion vers le centre et l’est du pays, souligne M. Choukri.

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