Le chant de Malouf constantinois enchante le public algérois.

vendredi 21 octobre 2016 à 16:23
Source de l'article : Huffpostmaghreb.com

Le chanteur constantinois, Mohamed Segueni Abderrachid dit « Toto », a animé jeudi soir à Alger un concert dans le genre malouf et aissaoua, une musique savante du patrimoine algérien, pourtant peu programmée dans la capitale.

Habillé d’un costume traditionnel, le chanteur, au charisme imposant, fit son entrée sur la scène de la salle Ibn Zeïdoun de l’Office Riadh El Feth, déplorant d’abord, la mauvaise communication des organisateur qui la privé son public de se déplacer en nombre au lieur du spectacle.

Une occasion ratée pour le public algérois d’apprécier ce genre musical typique de l’est algérien, une déclinaison de la musique andalouse sévillane, et ont il pas souvent le plaisir de savourer que lors de festivals ou d’évènements nationaux.

Le public peu nombreux n’a cependant pas entamé, la volonté de l’artiste et ses huit musiciens de régaler les quelques dizaines de spectateurs présents à Riadh El Feth. Ces derniers ont eu droit à près de deux heures et demie de spectacle à la hauteur de la réputation de l’artiste.

Une quinzaine de qsaaid du malouf ont été entonnée par le chanteur à la voix ténor dans une interprétation de haute facture qui a vu les musiciens se surpasser de technique et de virtuosité, Youcef Bounaas au nay (flûte orientales), Nabil Taleb au violon et Abderrahim Smati à la percussion, notamment .

Les pièces Bachraf, Regrig, Ghab felk lahbab, Halet aâla yediha, Dalma, Salah Bey, Men djat ferguetek fi bali, Zejel, Ya ness ya kaoum, Faha ez’zaharou fil boustène et Bel’lahou ya hamami, ont été rendues dans le plaisir à jouer et beaucoup de métier dans le doigté.

Dans la partie aissaoua, les « Kadiriyet », Ma aândi Zella, Gh’zali winou et Guerreb essabah ont enflammé le petit public de mélomanes qui a eu du répondant avec des youyous et des applaudissements nourris, savourant ce Moment de musique dans l’allégresse et la volupté.

Interprétant de belles mélodies du terroir, avec des textes d’une grande profondeur datant du siècle dernier, écrits par des poètes érudits et dans des rythmes composés, l’artiste a transporté son assistance dans une randonnée onirique.

« Toto », comme à son habitude, a su diriger d’une main de maître ses musiciens et a régalé son public.

Né en 1960 à Constantine au sein d’une lignée de quatre générations de musiciens, Mohamed Segueni s’est formé en se frottant à de grands maîtres comme Kader Toumi, Mohamed Tahar Fergani et Kadour DarsounI.

Violoniste et chef d’orchestre, il crée sa propre formation en 1977, maîtrisant aussi bien le Malouf que le genre Aissaoua, grâce à un fort tempérament et une aisance dans l’interprétation immédiatement perceptible.

Perfectionnant son art à « l’oreille musicale », le « Cheikh » s’est affirmé comme l’un des chanteurs classiques les plus en vue de Constantine.

Nourrissant son art de spiritualité, Mohamed Segueni Abderrachid, devenu artiste à vocation universelle, a déjà représenté l’Algérie à diverses occasions dans plusieurs pays étrangers, aux Etats Unis, au Canada, en Russie et en France notamment.

Le concert de Mohamed Segueni Abderrachid a été programmé à Alger pour une représentation unique.

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