La pièce « Jules César » de William Shakespeare présentée en Tamazight à Alger

lundi 17 octobre 2016 à 14:13
Source de l'article : Huffpostmaghreb.com

La générale de la pièce de théâtre « Jules César » de William Shakespeare, une tragédie classique qui dénonce sans réserve la théorie du complot, a été présentée dimanche soir à Alger en Tamazight.

Faute de médiatisation suffisante, ou timing inadéquat, les spectateurs étaient peu nombreux à la salle Mustapha-Kateb du Théâtre national Mahieddine-Bachtarzi (TNA).

Cependant les présents au TNA ont pu apprécier, 75 mn durant, une œuvre universelle, de Wiliam Shakespeare (1564-1616), revue dans une conception néo-classique et expérimentale par Okbaoui Cheikh.

Programmée à l’occasion du 400e anniversaire de la disparition du grand dramaturge anglais, la pièce dénonce ouvertement la théorie du complot à travers l’histoire d’une conspiration de sénateurs fomentée par « Brutus », interprété par Hamza Mechmeche et « Cassius », joué par Mahdi Alleg, contre Jules César, représenté par Hamza Boukir, qui sera assassiné.

Malek Fellag dans le rôle d' »Antoine », homme de confiance de l’empereur poignardé, fait d’abord croire qu’il a rallié le groupe des comploteurs, avant de les démasquer, divulguant leur funeste conjuration au peuple de Rome au moment de prononcer l’oraison funèbre.

Le jeu des comédiens qui se produisaient par moments au milieu du public et parmi lesquels également Sofiane Mihoubi (Octave), Amirouche Saidoune (Casca) et Bacha Yacine (Matellus), a été marqué par des chorégraphies signées Abdessamed Sedouki, suggérant le protocole de la cour impériale ou des scènes d’affrontement.

Les dialogues, rapporte l’Agence de presse algérienne (APS), au rythme soutenu, ont été efficacement traduits par Hamza Boukir. Ce dernier explique que l’oeuvre de William Shakespeare « explore les sentiments humains » et que par cette réécriture, il entendait mettre en valeur, à l’instar d’autres spectacles classiques montés en Tamazight par d’autres troupes, « l’aspect universel de cette langue désormais officielle ».

Okbaoui Cheikh, dont les travaux ont plusieurs fois été primés, signe sa cinquième mise en scène après « El hob el mamnoue » (l’amour interdit-2008), « Le mur » (2013), « Azzouzen » (2015) et « Halet hob » (2016).

Produit par l’Association « Thagharma »(la forteresse) d’Akbou à Bejaia, fondée en 2013 et qui a déjà monté les spectacles « Sinistre »(2013), « Assif En’tisselvi » (oued el djounoun-2014) et « Le huitième jour de la semaine »(2015), la pièce de théâtre « Jules César », a été programmé au TNA pour une représentation unique.

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