Campagne de danse, les dunes et les étoiles à Annaba

mercredi 10 juin 2009 à 11:33
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arton128407-669a4.jpgAprès avoir appris les techniques de danse moderne à l’Institut de Bordj El Kiffan, Rayddine Bouhadja s’est joint à Samir Cheriro, Walid Borni, Raouf Bakkouche, Abdelhak Zeggar et Hamza Billel pour lancer la compagnie.

La plupart ont appris la danse sur le tas, en plein rue, à la manière des adeptes du hip-hop. « Je suis à l’origine un danseur de break-dance. J’ai contribué à faire entrer le hip-hop à Annaba. J’ai commencé dans les années 1990.

Lotfi Double Kanon et les jeunes du groupe TNT 23, devenu un groupe de rap à partir de 1994, dansaient avec moi », se souvient Rayddine Bouhadja qui dit avoir connu des breakers de Batna, de Sétif et d’Alger avec qui il a fait des représentations.

Rayddine Bouhadja a été l’élève des chorégraphes Nacéra Belaza, Kaddour Noureddine et Dahmani Smaïl. Il a suivi des stages avec des compagnies telles que Kafig ou Metaforce Crew. Houhamdi Farouk ou Dj Frank est le compositeur de Vent de sable, Rabie Makhloufi en est le manager.

En 2007, les membres de cette compagnie font une rencontre avec le metteur en scène croate, Berislav Juraic, responsable de l’association croate pour la promotion de la culture et de l’art (REZ), Berislav Juraic a accepté de devenir le producteur de la compagnie au niveau internationale.

« Nous avons des projets ensemble. Nous avons déjà présenté des spectacles en Croatie », précise le président de la compagnie. Vent de sable s’est également produite en France. En Algérie, le Centre culturel français (CCF) soutient la compagnie et lui offre ses locaux pour les répétitions.

Le Palais de la culture de Annaba a également appuyé la jeune compagnie qui prépare un nouveau spectacle. Il s’agit d’El Harraga, un spectacle préparé avec l’association algérienne El Ikram et les Croates Just a must creations et Rez.

« El Harraga est le projet phare du spectacle Deserted, une série de spectacles traitant l’immigration dans le monde aujourd’hui », précise Rayddine Bouhadja qui a conçu la chorégraphie avec Berislav Juraic et Raouf Bakkouche. El Harraga est un mélange de textes, de visuels, de sonores et de danse.

Le spectacle, qui est inspiré par les expériences des artistes, sera accompagné par des entretiens avec de vrais migrants. La ville de Zagreb a promis d’apporter un soutien financier à ce projet. Récemment à Alger, la compagnie a décroché le premier prix au Salon de la danse.

« On était heureux de faire connaissance avec d’autres groupes algériens de danse venus de 21 wilayas. On a vu l’évolution de toute forme de danse traditionnelle, hip-hop et contemporaine », souligne Rayddine Bouhadja. Le spectacle primé Noormal, produit en 2007.

« Si tu parles avec un Algérien, il te réponds : noooormal, un mot utilisé par tous. Nous avons monté un spectacle qui évoque la situation de la jeunesse qui souffre de misère et de chômage. Malgré tout, les Algériens ont du cœur, et quand ils veulent atteindre un but, ils y arrivent ! Notre message est arrivé au public », estime Rayddine Bouhadja. Noormal, qui souligne « la difficulté » de grandir et s’épanouir en Algérie, a été présenté à Oran, Tlemcen et bientôt à Alger en juillet prochain.

En 2008, la compagnie a monté le spectacle Silence, on tourne, mélange soigné de hip-hop et de danse contemporaine, de l’urban art pur et dur.

Dans le même registre, Vent de sable a produit d’autres spectacles comme L’œuvre du 6e jour avec la troupe française Teatri del Vento, El Kachabiya et Dit court sur la folie.

Pour l’automne prochain, la compagnie veut monter un grand spectacle à Tamanrasset, histoire de profiter des décors naturels. Elle envisage de participer au festival international de hip-hop en Tunisie et deuxième Festival panafricain (Panaf’) d’Alger, prévu du 5 au 19 juillet 2009.

Comme pour la danse, la musique est une mosaïque de sonorités entre l’actuel et les roots. « On cherche toujours des musiques inspirées du patrimoine algérien, quelque chose de typique », précise Rayddine Bouhadja.

Les animateurs de Vent de sable veulent que leur compagnie soit capable de représenter l’Algérie dans les rendez-vous artistiques mondiaux. Ils y travaillent.

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