Avec 4 millions de dinars octroyés par le ministère de la culture: Le Festival national du raï de Sidi Bel-Abbès reporté

mercredi 23 août 2017 à 18:08
Source de l'article : Letempsdz.com

Décidemment, le Festival national du raï a perdu de son importance à Sidi Bel-Abbès, car encore une fois, cet évènement artistique est reporté à une date ultérieure, à cause, selon ses organisateurs, de la maigre enveloppe financière octroyée par le ministère de la Culture, réduite à 4 millions de dinars.

«On ne peut pas faire un festival national avec un tel budget» est l’avis de l’artiste Lotfi Attar, désigné pour la deuxième fois à la tête du commissariat de cette édition. Notre interlocuteur précise que durant la 9e édition de l’an dernier, avec une enveloppe de 1,5 milliard de centimes, il leur a été difficile de réussir cet évènement artistique comme il se doit, «car il y avait même des dettes à payer», comme si la ville des grandes rencontres artistiques d’antan est devenue stérile, car même le Festival international des danses populaires qui distinguait depuis des années la ville de Sidi Bel-Abbès, n’a pas eu lieu depuis deux ans. Il faut noter que c’est la deuxième année consécutive que le Festival national du raï est reporté à cause de difficultés financières. D’après Lotfi Attar, «si les conditions financières permettront d’ici quelques mois d’organiser ce festival, probablement il aura lieu au mois de décembre.» Certes, c’est une période de vacances de fin d’année, mais en pleine saison hivernale, l’occasion ne convient pas vraiment à un évènement artistique d’un tel genre. Ce qu’il faut souligner, est que la capitale de la Mekerra s’est transformée en une ville morte, car durant toute la saison estivale, aucune activité culturelle n’a été organisée, à l’exception de quelques activités microscopiques durant les après-midi qui n’ont pas attiré trop de monde à la maison de la culture Kateb-Yacine. Le simple citoyen de cette ville s’interroge sur les raisons pour lesquelles la ville de Sidi Bel-Abbès n’a pas eu la chance de faire partie des grandes villes du pays comme Oran, Batna, et Alger, à qui on consacre un calendrier culturel régulier, riche et varié, tout en étant en plein crise économique, et opter même pour des soirées artistiques animées par des chanteurs célèbres et même des stars de la chanson de raï, comme Khaled récemment à Ouargla.

S. D.

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