Véhicules électriques «Quand la Chine s’éveillera…»

mercredi 13 septembre 2017 à 15:31
Source de l'article : Lesoirdalgerie.com

Premier marché automobile mondial, la Chine s’apprête à imposer aux constructeurs des quotas de véhicules propres et prépare «un calendrier» vers «une interdiction» de la vente de voitures à carburants fossiles.

C’est à qui sera le plus vert. Après la France et le Royaume-Uni, qui ont récemment dévoilé leur intention d’interdire la vente des voitures diesel ou essence sur leurs marchés d’ici à 2040, c’est au tour de la Chine d’annoncer qu’elle a commandé des «études» sur le sujet aux ministères de l’Industrie et des Technologies de l’information afin « d’établir un calendrier en lien avec les administrations concernées», a indiqué ce week-end le vice-ministre de l’Industrie Xin Guobin.
Sont essentiellement concernées les voitures à essence, le diesel restant confidentiel en Chine. 28 millions de voitures neuves, dont seulement 507 000 hybrides et électriques.

«Les constructeurs devront, conformément aux exigences, améliorer le niveau d’économie d’énergie des voitures traditionnelles et développer vigoureusement les véhicules à énergies propres», a martelé M. Xin lors d’un discours à Tianjin (Est) rapporté par les médias d’État.

Quel que soit le calendrier envisagé, le défi s’annonce herculéen : 28 millions de véhicules – dont 24,4 millions de voitures individuelles – ont été vendus l’an dernier en Chine (+ 14 % sur un an). Sur ce total, seuls 507 000 véhicules «à énergie nouvelle» (électriques et hybrides) ont été écoulés – ce qui reste une goutte d’eau, en dépit d’un bond de 53%, encouragé par des primes gouvernementales et des facilités d’immatriculation.

Soucieuse de lutter contre l’âcre pollution atmosphérique, la Chine avait mis en place de séduisantes primes subventionnant les achats de véhicules verts. Mais le régime communiste a entrepris de sabrer les incitations pour les consommateurs et veut désormais forcer la main aux constructeurs : il a introduit en juin un projet de règlement pour leur imposer dès 2018 un quota de « voitures propres». Dans ce système complexe, chaque véhicule vendu représenterait un certain nombre de crédits, plus généreux pour les voitures électriques. Avec pour obligation pour un constructeur d’accumuler dès l’an prochain au moins 8% de crédits «véhicules verts» sur le total de ses ventes. La politique entrera en application «dans le futur proche», a confirmé M. Xin.

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