Contrôle technique automobile: Vers une augmentation des tarifs

mardi 29 novembre 2016 à 10:19
Source de l'article : Liberte-algerie.com

Le ministère des Transports envisage de réformer les prestations de contrôle technique des véhicules assurées par les organismes agréés. Le ministre, Boudjemaâ Talaï, souhaite que cette expertise ne devienne plus une simple formalité administrative. Il exhorte les gérants de ces structures à ne plus se contenter uniquement d’une évaluation superficielle des véhicules. Pour les motiver, il décide de revoir à la hausse la tarification de cet examen, fixée actuellement à 1 000 DA. Ce qui va garantir, avoue M. Talaï, un contrôle méticuleux et approfondi de la part des ingénieurs. Compte tenu des lourdes charges auxquelles ils font face, constate-t-il, ces derniers n’effectuent plus leur travail de manière adéquate.
D’où le nombre effarant d’accidents enregistré chaque année en Algérie. À ce propos, M. Talaï évalue le parc national automobile à 8,3 millions d’unités dont 62% sont des véhicules légers, soit un véhicule pour 7 personnes. De ce total, 53% ont 10 ans alors que 37% ont plus de vingt ans. Cette vétusté des véhicules, toujours en circulation, constitue l’une des raisons à l’origine des accidents de la route, causant la mort quasi-annuelle de quelque 4 000 personnes. Toutefois, plus de 95% des accidents sont provoqués par l’élément humain. Ce constat, on ne peut plus amer, est établi par le ministre des Travaux publics et des Transports, Boudjemaâ Talaï. Face à une telle situation, le département des Transports et des Travaux Publics, s’implique pour trouver des solutions, afin d’arrêter l’hécatombe. M. Talaï évoque quelques propositions déjà lancées. Il cite le permis à points, projet pour lequel, son ministère semble fin prêt.
“On attend seulement l’approbation de la loi par le Parlement, car nous, nous sommes prêts”, déclare-t-il au forum d’El Moudjahid. Avec la carte grise biométrique, ajoute-t-il, l’“on arrivera à identifier le conducteur à tel moment, à tel endroit”. À l’avenir, l’on projette de procéder à une ponction directement sur compte bancaire de tout contrevenant en guise de sanction. D’autres mesures jugées indispensables pour éviter les embouteillages sont également prises, notamment l’ouverture des extensions de lignes de métro Haï
El-Badr-Aïn Naâdja et l’autre reliant la Grande-Poste à la place des Martyrs, prévue, d’après lui, à la fin de l’année 2017. Par ailleurs, pour le projet de loi relatif à la réglementation et à la sécurité routière, qui sera présenté aujourd’hui en plénière à l’APN, Boudjemaâ Talaï souligne que la commission des transports et des télécommunications avait proposé l’introduction de nouvelles mesures. Il s’agit, entre autres, de l’obligation de la ceinture de sécurité pour les passagers installés à l’arrière et d’un siège enfant en cas de transport de bébé. Il est en outre proposé que les contrevenants paient une amende de 5 000 DA. En ce qui concerne l’éventuelle augmentation des tarifs des transports qu’induirait la hausse des taxes sur les prix du carburant, prévue par la loi de finances 2017, Boudjemaâ Talaï précise qu’“aucune augmentation n’est prévue dans les tarifs des transports”.
Sur le registre des travaux publics, le ministre annonce que la réception totale et définitive de l’autoroute Est-Ouest est attendue pour le début de l’année 2018. Le péage, dont les prix peuvent varier entre 1 ou 2 DA le kilomètre, ne sera mis en application qu’une fois les travaux des tronçons actuellement en chantier ainsi que l’installation des commodités nécessaires pour ce genre d’opération achevés.
Concernant l’extension de l’aérogare d’Alger, elle sera, selon lui, réalisée durant l’année 2018.

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