Volailles impropres à la consommation à l’Est du pays.

samedi 5 novembre 2016 à 10:44
Source de l'article : Lnr-dz.com

L’alerte est sérieuse quant à la présence sur le marché national de la consommation d’importantes quantités de volailles congelées impropres. Particulièrement celles en provenance des pays voisins de l’Algérie dénoncées par les habitants riverains des zones frontalières à l’Est du pays.

Interrogés, plusieurs d’entre-eux, originaires des wilayas de Annaba, Souk-Ahras, El-Tarf et Guelma affirment que des chemins détournés ont été créés pour permettre la circulation de véhicules destinées à l’importation illégale des produits de contrebande. Plusieurs sont montés au créneau pour déplorer l’ampleur que prend la situation. «Nous nous inquiétons pour la qualité de ces produits qui envahissent en quantité notre pays», a déclaré Abdelmalek, un habitant de la commune d’Oum-Teboul (wilaya d’El-Tarf) frontalière avec la Tunisie à l’Est du pays. Les mêmes sources ont précisé que les produits atterrissent en territoire algérien dans des conditions hors normes via des moyens de transport non conformes.

Ce que confirment les importantes quantités impropres à la consommation saisies presque quotidiennement par les services vétérinaires de ces mêmes régions et même Tébessa. Contactés, des inspecteurs vétérinaires et des responsables d’abattoirs se sont refusés à toute déclaration. Mais il n’y a pas que ces importations de volailles impropres à la consommation qui posent problème. Il faut, en effet, savoir que la majorité des abattoirs du pays offrent des conditions sanitaires particulièrement inquiétantes, lorsque que l’on sait que les bêtes abattues finissent dans les assiettes. Pourtant, les autorités compétentes tardent à réagir, et cette situation se prolonge et pourrait constituer une véritable menace à la santé publique.

L’état de délabrement des abattoirs clandestins souvent boueux l’hiver et poussiéreux l’été ne constitue pas un cadre apte à garantir des conditions sanitaires décentes. Des têtes bovines et des peaux d’animaux y sont entreposées à même le sol et à longueur de journée. Ce sont généralement de vastes hangars sales et malodorants qui servent de sites d’abattage des animaux, où les têtes et les carcasses jonchent le sol. #Dans d’autres wilayas où ont été réalisés des abattoirs, la modernité des installations paraît toute relative tant les bâtiments sont vétustes et l’hygiène déplorable. Chaque jour, des centaines de bovins, ovins et caprins sont abattus dans ces établissements, mais apparemment, rien n’est fait pour soulager la souffrance des bêtes, laissant ainsi le bétail dans des conditions de stress particulièrement éprouvantes.

Dans d’autres cas, les infrastructures et les moyens financiers ne suivent pas. Malgré leur bonne volonté, le personnel aura beau se démener, il ne pourra s’assurer de la qualité de la volaille ou de la viande destinée à finir dans les assiettes. La plupart des abattoirs ne disposent pas d’incinérateur pour éliminer les cadavres des animaux malades. Le personnel n’a alors d’autre choix que de les enterrer dans un champ situé à proximité ou dans la décharge communale.

Les infections dont sont atteints ces animaux, même sous terre, peuvent se propager. Elles représentent un risque sanitaire important pour l’environnement. Et quand on sait que des dizaines d’enfants fréquentent quotidiennement ces décharges encerclées par des bidonvilles, il y a lieu de s’inquiéter. Il ressort des discussions avec le personnel vétérinaire et autres bouchers en activité dans les abattoirs, qu’à ce niveau l’on a conscience de la nécessité d’améliorer l’hygiène afin de pouvoir garantir aux consommateurs de la volaille ou de viande saine et de bonne qualité.

Mais ceci est le dernier des soucis de ce que d’aucuns qualifient de mafia spécialisée dans l’importation clandestine de la volaille et de la viande dont la consommation est nécessairement synonyme de hauts risques de maladies diverses. Et quand on sait que les virus H7N9 et H5N1 de l’influenza aviaire ne sont pas totalement vaincus et qu’ils continuent à roder autour des volailles, cette alerte se transforme en interpellation des pouvoirs publics. Ceux-ci doivent réagir rapidement pour mettre un terme aux importations clandestines.

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